Enfin lancé par LREM, Yvon Berland veut se poser en « alternative crédible » à Vassal

Reportage
le 19 Déc 2019
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Yvon Berland, candidat soutenu depuis peu par LREM aux municipales de Marseille, a proposé son premier meeting aux Dock des suds. Une soirée où, en présence du ministre de l'Intérieur, les attaques se sont concentrées sur la municipalité sortante.

L'enjeu

Plusieurs mois après l'annonce de sa candidature et désormais soutenu par LREM, Yvon Berland a fait son premier meeting.

Le contexte

Face à des candidats déjà lancés à droite, le candidat LREM doit se poser en alternative sans fermer les alliances au second tour.

« Les deux mots sont importants, alternative crédible », souffle depuis la tribune Yvon Berland devant 350 à 400 personnes au Dock des suds. Pour son premier grand discours sur la scène politique, le candidat soutenu par la République en marche pour les municipales marseillaises s’emploie à enlever le sparadrap « Vassal » de sa candidature. Depuis une visite de Brigitte Macron en juin, la question d’une alliance d’entre-deux tours entre LREM et la candidate Les Républicains est sur la table. La droite elle-même y croit dur comme fer et dans la salle, l’adjoint Gérard Chenoz est venu en curieux : « On a vocation à s’unir donc je viens voir ce qu’ils disent ». Un enthousiasme qui a pu être douché.

Investi, Yvon Berland se donne pour objectif d’autonomiser sa candidature. Il en donne même un gage : il sera candidat dans les 6e et 8e arrondissements, le secteur historique de Jean-Claude Gaudin où se présentera Martine Vassal. Une hypothèse soufflée directement par l’Elysée et crédibilisée, dit-il, par l’analyse des résultats électoraux précédents : dans ces quartiers Sud, Claire Pitollat avait contre toute attente balayé le sortant LR Dominique Tian aux législatives en 2017.

Les atermoiements de LREM

Le parti comme l’Élysée ont pourtant fragilisé la candidature Berland avant qu’elle ne démarre. Déclaré en juillet, l’ancien président d’Aix-Marseille université dit avoir « appris la patience » pendant six mois où il a mené une légère campagne, ne se voyant pas poursuivre sans l’onction du parti présidentiel. Surtout, LREM a cherché une alternative en lançant le patron Jean-Marc Borello dans un casting sauvage pour trouver une tête de liste. Berland a encaissé avant d’être désigné, malgré ses 69 ans en février. Entre-temps, les hiérarques du parti soufflent ne pas trop compter sur une victoire à Marseille.

Yvon Berland affirme « y croi[re] à fond. Il y a une possibilité réelle de changement puisque l’occasion n’avait pas été donnée depuis de nombreuses années, Jean-Claude Gaudin ne laissant pas beaucoup de place », jure-t-il. La présence du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner donne du poids au premier meeting de campagne. « Pendant 3 mois, en travaillant d’arrache-pied, nous allons la conquérir », assure l’ancien maire de Forcalquier. Il ne se prive pas pour pointer une « gouvernance trop faible pour respecter la loi » qui fonctionne par « la cogestion et les intérêts corporatistes ». Le premier flic de France vante aussi son « grand plan de lutte contre les stups » saluant le démantèlement matinal d’un « plan » à La Castellane.

Face à une gauche toujours dans le flou et bien lancée sur le chemin de la division, il veut donc se placer en recours pour « l’arc progressiste » pour « sortir les sortants » selon l’expression de son nouveau porte-parole Saïd Ahamada. Son concurrent à l’investiture chauffe d’ailleurs la salle au même titre que sa collègue députée Cathy Racon-Bouzon.

« Valeurs partagées » avec la gauche

Ne voulant pas que « Marseille soit gouvernée par ceux qui la gouvernent depuis 25 ans et ont échoué », la parlementaire évoque des « valeurs partagées avec d’autres, une bonne partie du Printemps marseillais, les Verts et bien d’autres pour construire une alternative à la gouvernance mortifère actuelle ». Attaquant notamment sur la faiblesse de la politique de lutte contre l’habitat indigne, Saïd Ahamada se prend à rêver d’un « conseil municipal de la résistance pour relever cette ville ». Il faudra tout de même pour ce faire réussir à passer outre la politique nationale, qui rebute la France insoumise mais aussi d’autres : quand Christophe Castaner appelle à « soutenir la réforme des retraites », dans les manifestations, le Printemps marseillais brandit ses drapeaux.

Au moment où Yvon Berland monte enfin sur scène, il est finalement le moins offensif des intervenants. « Je veux être le maire de toutes les Marseillaises et les Marseillais, pas de la moitié d’entre eux », lâche-t-il en faisant référence à la « véritable ségrégation sociale » vécue par les élèves de l’école Ruffi. Il se pose en « rupture dans les objectifs et la méthode » en faisant de l’éducation la mère des batailles.

L’atmosphère du soir est faite pour ravir les marcheurs locaux, dont beaucoup sont issus des rangs du centre-gauche. Un des promoteurs de la candidature Berland se réjouit de pouvoir proposer « un profil qui n’effraie pas les électeurs de droite » pour ensuite essayer de rassembler sur sa gauche. De fait, le notable Yvon Berland, médecin et ancien président d’Aix-Marseille université, propose un certain nombre de soutiens issus du monde universitaire et de la justice, auxquels s’ajoutent quelques noms plus connus comme l’architecte du Mucem Rudy Ricciotti ou le médiatique pédopsychiatre Marcel Rufo.

Mais cette ambiance consensuelle connaît encore quelques difficultés. Outre les absents remarqués (les députées Claire Pitollat et Alexandra Louis, le doyen de la faculté de droit et candidat à l’investiture LREM Jean-Philippe Agresti), le principal écueil se nomme encore et toujours deuxième tour.

À la question d’une alliance au second tour avec les représentants de la majorité sortante, Christophe Castaner choisit la pirouette : « Je ne crois pas que Jean-Claude Gaudin se représente ». Yvon Berland imagine lui « des options variables qui vont dépendre des résultats dans les différents secteurs et notamment ceux du RN » citant parmi les alliés potentiels Europe écologie-les Verts. Il l’assure tout de même : « ce qui m’intéresse, c’est de savoir si les projets sont compatibles ». Bravache, il ajoute : « Franchement, si j’avais voulu être élu LR, je l’aurais été ».

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Commentaires

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  1. MarsKaa MarsKaa

    Le renard Castaner par sa petite phrase, montre le bout de son oreille : pour lui (donc LREM national et forcément local) Martine Vassal n est pas Gaudin, elle ne représente pas la majorité sortante….
    LREM critiquera donc le bilan Gaudin, parce que, quand même, difficile de faire autrement, et puis ça rapporte des voix sur le côté « centre gauche »…. mais adoubera Vassal, et lui apportera des voix sur un plateau…

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Aujourd’hui, la seule alternative crédible, tangible et organisée à une élection confortable de Martine Vassal (avec tous les héritiers de Gaudin sur la liste) c’est la candidature incarnée par Yvon Berland.
      Bien entendu, sa liste ne fera pas le « grand chelem » en étant majoritaire toute seule, au soir du premier tour il faudra bien que se passent des alliances.
      S’ils sont assez hauts l’alliance la plus naturelle et la plus féconde, c’est bien entendu avec EELV qu’elle devra être passée. Et si cela suffit à faire une majorité, tant mieux ! On aura à Marseille une municipalité élue sur un projet écologiste et progressiste avec des hommes et des femmes ayant la capacité et la volonté de gérer la ville avec des politiques publiques favorables aux intérêts à long terme des marseillais.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Est-ce que des listes de gauche passeront le cap du 1er tour (il faut faire 10% des exprimés) ? Au point où on en est aujourd’hui sûrement pas dans tous les secteurs.
      La question, c’est donc pour quoi se prononceront ces listes dans les secteurs où elles seront éliminées.
      L’abstention quitte à favoriser Vassal ou l’extrême-droite ?
      Il est évident que certains des candidats des listes de gauche prendront alors leur liberté pour soutenir la liste potée par Yvon Berland et les écologistes.

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    • leravidemilo leravidemilo

      Effectivement, si LREM et LR gagnaient les municipales tous ensemble tous ensemble… ou séparément (peu importe le cas de figure), Vinci/véolia/ bouygues/eiffage et consorts… pourraient aisément fredonner du Chirac : « ça m’en touche l’une, sans faire bouger l’autre. »
      Et ce n’est pas les augustes présences de Castaner et Chénoz au premier meeting qui sont susceptibles de les faire douter…. Surtout les marchands d’armes et les « constructeurs » de murs!!!
      Bon, il vient quand Macron ? Juste avant le premier tour ou entre les deux? Va pas nous faire faux bond quand même!

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  2. chouze chouze

    Ecrire que certaines listes de gauche fusionneront avec lrem est une vue de l esprit.
    Je vois mal une liste ou le ps est la fusionner avec la droite. lRem pour info est bien un parti de droite. Quan d aux écolos leur envie de siéger ,les rend capable de s allier ,avec la droite , ou la gauche….

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Là où les listes de gauche feront les 10%, il est logique qu’elles se maintiennent. Mais, comme je l’ai dit plus haut : au point où l’on en est aujourd’hui, il est probable les listes de gauche ne passeront pas le 1er tour dans certains secteurs. La question qui se posera à elles sera donc appeler à voter contre Vassal et le RN (avec ou sans fusion) ou renvoyer tout le monde dos à dos…
      SI vous pensez que c’est une position « de gauche » que de favoriser la reconduction des héritiers de Gaudin aux affaires de la ville la plus polluer et la plus inégalitaire de France, j’espère sincèrement que vous êtes minoritaire au sein même de la gauche…

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      Eh bien Felix, après avoir bien mangé grâce à la gauche on lui tape dessus ? Depuis quand la gauche totalise moins de 10% des votes à Marseille ? Dans le 6/8 peut-être…

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      @ruedelapaix…
      Je ne sais pas qui tu es ni ce que tu veux dire en me disant que j’ai « mangé », une sortie de l’anonymat sous pseudo pour parler de cela serait sans doute utile 🙂 Mon itinéraire de militant de gauche (y compris dans la douzaine d’années où j’ai été élu) est connu par toux ceux qui m’ont croisé et accessible à tous puisque Cesare Mattina y a consacré un petit paragraphe dans son bouquin sur le clientélisme.
      Pour le reste : en l’état : une liste PCF-PS élargie sous le nom Printemps Marseillais, une liste LFI élargie à d’autres comités, une liste Samia Galhi… vont se partager un potentiel de 20% (celui des Européennes). Dans plusieurs secteurs cela ne fera pas 10% pour une liste et donc pas d’accès au 2eme tour.

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    • leravidemilo leravidemilo

      Et bien entendu Félix, vous partez du pré-supposé (et du non dit) comme quoi La Liste LREM passera le seuil des 10% dans les 8 secteurs. La chose est tout de même mal établie…
      Quant à la fusion de listes de « gauche » avec la liste Macron, pour les verdoyants qui causent « arc progressiste », probablement.Pour le printemps marseillais, peut être et seulement dans le cas où il se réduirait d’ici là au seul P »S » tendance canebière (je vous fais pas un dessin!) et à quelques embarqués.ées en perdition… mais pas sans quelques dégâts collatéraux.
      Et puis, n’oublions pas que, dans tous les cas, ce sont bien les citoyens, enfin les électeurs qui ne vont pas à la pêche, qui votent; et non pas seulement les têtes de listes, les colistiers et les stratèges en chambre….

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  3. Simon BECHELEN Simon BECHELEN

    Bonjour tout le monde,
    Faisant partie de l’équipe qui soutient Yvon Berland et Saïd Ahamada, je peux vous assurer qu’il y a un rejet par absolument tous ses membres de la municipalité en place. Il n’y avait qu’à assister à cette soirée d’hier pour le savoir. Les différents intervenants l’ont bien ciblé et je rappelle qu’Yvon Berland se porte candidat dans le 6/8… Un secteur dans lequel le FN n’a aucune chance et dans lequel il n’y aura donc qu’un gagnant. Il y a également eu plusieurs appels du pied pour former une alliance avec EELV ainsi que le printemps marseillais. Nous partageons, je crois, un même programme et une même envie : faire de Marseille une ville normale.
    Je vous invite vraiment à assister à une prochaine réunion pour que vous rencontriez des membres de l’équipe et que disparaissent ces a prioris.

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    • patrick patrick

      votre problème est que vous représentez le pdg de la strat-up nation qui applique une politique à la margaret tatcher et qui se fait passer pour le sauveur du système français. vous menez la même politique que lr. la seule alternative crédible pour sauver marseille est une liste sans soutien national.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      @Patrick,
      Même si j’étais d’accord avec votre critique du pouvoir actuel, il y a une réponse immédiate : cette liste n’existe pas et existerait-elle qu’elle ne pourrait pas gagner les élections. Une deuxième remarque est, qu’une fois les élections gagnées, pour « sauver Marseille » (vous le dites avec raison, c’est d’un sauvetage qu’il s’agit) on ne pourra pas compter que sur les moyens matériels et humains disponibles à Marseille, il faudra aussi aller chercher les moyens extérieurs au niveau national et européen, ce qui ne serait pas à la portée d’une liste d’intérêt local.
      Enfin, dernier point, ceux qui ne partage pas votre critique du gouvernement sont nombreux et vont le soutenir en votant aux Municipales comme ils l’ont fait aux Européennes.

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    • Zumbi Zumbi

      Constater que la campagne est lancée par Castaner, un des plus violents ministres de l’intérieur de l’histoire, ce n’est pas un à priori.
      Ce grand humoriste compte travailler « d’arrache-pied » chez nous… après avoir arraché combien de mains et crevé combien d’yeux dans les manifs depuis un an ?

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    • Laurent MALFETTES Laurent MALFETTES

      @Felix
      Je ne vois pas pourquoi la recnerche de financements (à Paris ou à Bruxelles) ne serait pas à la portée d’une liste « d’intérêt local » si celle ci était elue (pure hypothèse)? Je connais des maires sans etiquette de petites communes rurales qui savent très bien le faire. Il faudra leur demander conseil 😉

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      @ Laurent,
      De mon expériences, les maires des petites communes rurales vont d’abord taper « l’aide aux communes » du Conseil départemental, puis valorisent leur suffrages comme « grand-électeurs » au Sénat… et surtout, les besoins intérieurs et les fonctions territoriales de ces petites communes sont rarement aussi importants que ce qui nous attend.

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    • Laurent MALFETTES Laurent MALFETTES

      @Felix
      J’ai une expérience personnelle d’élu de commune rurale et je ne suis pas tout à fait d’accord avec la vision que vous en avez, mais ce n’était pas le sens de ma question… Vous pensez que l’étiquette politique d’un maire a une importance dans la distribution des crédits ? Et que donc, le « système clientéliste » dépasserait largement les frontières de Marseille pour s’étendre jusqu’à Paris et Bruxelles ? Je refuse de croire que vous le pensez vraiment…

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    • patrick patrick

      à felix w,
      ceux qui soutiennent le gouv sont nombreux ? vous oubliez que margaret macron a été élu contre lepen et même bayrou y serait parvenu et que margaret macron gagne l’AN avec une participation de 38% soit environ 20% pour lrem. j’ai vu mieux comme soutien massif.

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  4. Pascal L Pascal L

    Moi je lui titre mon chapeau : ce n’est pas un pro de la politique même si les fonctions de président d’AMU c’est quand même de la politique mais pas au même niveau. Il pourrait couler une retraite paisible et bien payée. Il a hésité à y aller et c’est compréhensible car il va se faire agressé par 60 % de la population marseillaise – celles et ceux qui n’aime pas les notables, qui n’aiment pas LREM qui n’aiment pas les profs, qui n’aiment pas Castaner ou Macron, qui n’aiment pas « les inclus », ….etc – et en espérant que, parmi ces derniers, un tiers d’entre eux votent quand même pour lui « faute de mieux ». Bref, au lieu d’aller à la pêche il va s’en prendre plein la tête pendant 3 mois et puis pendant 6 ans de plus si il est élu.
    Quand à la candidature des comités locaux, qui ? Moi je ne vois que des pro de la politique et des amateurs pas vraiment décidés à y aller à fond.

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    • patrick patrick

      c’est le « gros »lot de tous les politiciens personne ne les oblige à se dévouer. je ne pense pas qu’il y aillent par pure masochisme.

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  5. Brallaisse Brallaisse

    Il n’est pas très à l’aise avec le costume de politique à la marseillaise et c’est tant mieux.
    En revanche, homme intelligent et n’a pas besoin de la politique pour vivre et c’est pas mal.
    Attendons maintenant le projet et de Castaner on s’en fiche et c’est très bien.

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  6. Regard Neutre Regard Neutre

    Marseille souffre d’une maladie politico- économique,chronique, profonde, qui ne peut être aujourd’hui soignée que par la volonté de l’Etat.Seule une personnalité issue de la société civile,peut incarner le changement. Le clientélisme municipal a rongé les fondations de la démocratie;l’équité a perdu toutes les batailles républicaines.Le clivage territorial entre le nord et le sud de la ville est avéré et devient dangereux. Les citoyens ne sont plus égaux devant l’état des écoles,des piscines, des transports,des jardins d’enfants et même devant la propreté de leur rue ou les enlèvements des déchets ménagés.Le drame de la rue d’Aubagne hante les esprits de tous les marseillais.Alors,l’état devra être le partenaire d’une personnalité en capacité à fédérer bien au-dessus des partis politiques pour sortir enfin la 2ème ville de France de son ornière sociétale.M.Yvon Berland semble posséder les qualités techniques et humaines requises.Sinon, comme avant,les places seront redistribuées entre les professionnels de la politiques…

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  7. Raymond Dayet Raymond Dayet

    Monsieur Félix,
    il y a au moins autant de chance que LREM ne fasse pas 10% dans certains secteurs de la ville que le gauche ne fasse pas 10% dans certains autres secteurs. Le problème avec LREM, c’est l’arrogance, la suffisance et le mépris. Alors, un petit conseil: avant de fanfaronner, attendez le soir du 1er tour. Votre expérience d’élu devrait vous inciter à la prudence et à la retenue…

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  8. PromeneurIndigné PromeneurIndigné

    il me rappelle le professeur de médecine Paul Robert Vigouroux, qui s’était penché non sans succès, au chevet de la ville de Marseille

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  9. Brallaisse Brallaisse

    Souhaitons le nous.

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  10. Pitxitxi Pitxitxi

    En creux, « LR c’est des méchants ». Facile. Mais, encore plus facile, « FN c’est encore plus des méchants ». Du coup, ça va tranquillement pointer la menace FN pour négocier son poste de 1er adjoint et servir sur un plateau la mairie à Vassal.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Impossible ! Yvon Berland étant candidat dans le 6-8 face à Martine Vassal, s’il la bat (dans le principal secteur pourvoyeur d’élus municipaux de de la ville), il la prive de toute possibilité de devenir Maire en ayant le principal groupe du Conseil municipal, et c’est lui qui potentiellement pourra l’être.

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  11. Un électeur du 9 ème Un électeur du 9 ème

    Après près de six mois d’un suspense insoutenable LREM vient de désigner son candidat pour les municipale qui va enfin nous débarrasser de la gestion catastrophique de M. Gaudin et constituer une « véritable alternative » à Mme Vassal.

    1. Si les qualités de M. Berland pour être le candidat LREM à la Mairie de Marseille étaient aussi évidente pour Macron a-t-il hésité pendant plus de 6 mois et missionné un certain Borello (voir Marsactu du 16 octobre 2019 – article et commentaire) avant de se résigner à apporter son soutien à Berland via les instances de son parti ? Berland n’est-il pas le candidat LREM par défaut ?

    2. Berland lui-même a attendu 6 mois une désignation LREM et il a enfin obtenu un soutien ce qui montre bien qu’il n’est qu’une marionnette de Macron qui attendait son feu vert.

    Berland qui aspirait à être désigné par Macron soutien donc, de fait, une politique qui accentue la fracture sociale avec des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres, un code du travail démantelé, une politique de logement social en régression, des étudiants réduits à la misère pour nombre d’entre eux, des lycéens dont l’avenir sera discriminé par un baccalauréat « reformé » et par la procédure parcoursup d’entrée à l’université, des services publics toujours plus moribonds ; une « justice » dont le manque d’indépendance est patent

    3. Berland n’a pas l’investiture LREM mais le soutien de ce parti car Macron et son parti n’ont vraiment pas de quoi être fier de leur bilan et préfèrent jouer caché.

    4. Le meeting de lancement de la campagne de Berland, candidat à la Mairie de Marseille, a été marqué par la présence et le discours de Castaner (ce qui confirme encore plus si besoin est le point 3 énoncé plus haut). Berland et LREM ne pouvait trouver mieux que Castaner, responsable avec Macron
    – d’un grand nombre de manifestants non-violent amputés d’une main, éborgnés ou à la machoire fracassée,
    -responsables de la mort de Zineb Redouane le 2 décembre 2018 alors que celle-ci fermait simplement sa fenêtre du haut d’un quatrème étage
    – des blessures graves de Maria, 19 ans, rouée de coups de pied et de matraque par des policiers alors qu’elle était à terre, le 8 décembre 2018, en marge d’une manifestation de « gilets jaunes » et dont le cerveau, notamment, a été endommagé (Marsactu, 2 mai 2019).

    5. Lors de ce meeting de Berland, candidat à la Mairie de Marseille, Castaner a appelé à « soutenir la réforme des retraites », une soi-disant réforme dont personne n’est dupe et qui n’a pour but que de faire travailler plus pour gagner moins, en particulier au détriment des femmes et les travailleurs les plus modestes. Un projet de réforme avec lequel Macron offre le luxe à Mme Le Pen de prononcer une pseudo-dénonciation d’une politique antisociale du gouvernement et du président alors que son parti s’il était au pouvoir pratiquerait exactement la même politique antisociale.

    6. Comme d’habitude la grave crise sociale qui s’accentue et qui est encore plus grave à Marseille qu’ailleurs va générer une abstention massive d’un grande partie de la population dont aucun parti n’a réellement la volonté (ou la capacité) à représenter les intérêts alors que la république (res publica) devrait être un bien commun. Cette abstention massive va placer le FN en bonne position pour demeurer au second tour et Berland avec LREM, Castaner et Macron viendront alors nous expliquer qu’il faut voter pour eux alors que ce sont eux alors qu’ils ne cessent de tendre la courte échelle au FN.

    7. En se présentant dans le 6/8 ème arrondissement, Berland confirme si besoin en était qu’il est bien le candidat des marseillais les plus riches contre l’intérêt des populations défavorisées et des classes moyennes. Il a simplement l’intention de décliner au plan local la politique de son maître Macon.

    8. Tous les élus qui résulteront de ces élections seront minoritaires par rapport au nombre d’électeurs inscrits compte tenu de l’abstention et resteront coupés de la population.

    9. Quant à la gauche qui ces 50 dernières années a été d’abord siphonnée par le PS puis trahi par celui-ci, il lui faudra encore longtemps pour se régénérer mais Macron et ses partisans vont peut-être l’aider grâce à un effet repoussoir.

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