À 90 jours des municipales, la gauche marseillaise s’enferre dans ses divisions

Enquête
le 12 Déc 2019
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Alors que l'échiquier politique commence à se clarifier en vue des municipales à Marseille, à gauche, la confusion semble prendre le pas sur l'urgence de l'élection. Au Printemps marseillais, une crise interne éclate, tandis qu'en dehors, d'autres alliances s'imaginent.

Drapeaux du Printemps marseillais lors de la manifestation du 5 décembre. (Image LC)

Drapeaux du Printemps marseillais lors de la manifestation du 5 décembre. (Image LC)

L'enjeu

La gauche marseillaise n'a pas encore trouvé la recette d'une union qu'ils appelaient tous de leurs vœux. La couleur politique de la tête de liste divise encore.

Le contexte

À 90 jours du scrutin, les principaux partis ont leur tête de liste. Sauf la gauche qui hésite encore sur la stratégie à adopter.

« Avant le 15 février, tout est possible ! » La gauche marseillaise semble, ces jours-ci, se raccrocher à une nouvelle date limite. Après « en juillet il faut savoir où on va », puis « en novembre, il nous faut une tête de liste », voici donc que la date du dépôt définitif des listes est évoquée comme principale échéance pour s’unir enfin, et pour de bon. Et d’ici là, toutes les options sont ouvertes, sur fond de crise générale. Comme si l’approche des élections exacerbait les divisions que le temps aurait pourtant dû gommer. Du même coup, toutes les configurations sont toujours possibles : d’une liste unie à un départ divisés.

En fin de semaine dernière, l’Insoumis Hendrik Davi claquait la porte du Printemps marseillais, le rassemblement où l’on trouve à ce jour Parti socialiste, Parti communiste, FI donc, membres suspendus d’Europe-écologie-Les Verts, Parti de gauche, mais aussi plusieurs associations citoyennes … Raison évoquée pour ce départ ? « Je suis mandaté depuis septembre, avec deux conditions posée par un vote en assemblée communale : trouver un point d’accord avec le Pacte démocratique, et que la tête de liste ne soit pas un socialiste », développe l’ancien candidat aux législatives. Or, selon lui, « il est clair que Benoît Payan [le président du groupe PS au conseil municipal, ndlr] va être le candidat ».

L’Insoumis évoque à la fois le lourd passé du Parti socialiste à Marseille, mais aussi les positions « pas très claires » du PS au niveau national vis-à-vis de la politique gouvernementale. Avant lui, Jean-Luc Mélenchon avait déclaré, après sa tentative de médiation mi-novembre, « une tête de liste socialiste à Marseille, ça ne s’envisage pas pour la plupart des gens que j’ai entendus ». Le Printemps marseillais avait alors répliqué par communiqué, chose plutôt rare jusqu’ici. « Nul ne saurait remettre en cause [notre] engagement ; et pour quelque raison que ce soit, ni des querelles d’appareil, ni des logiques nationales », pouvait-on lire à l’époque.

La candidature de Payan, un « passage en force »

Officiellement, Benoît Payan n’est pas à ce jour désigné comme tête de liste pour la campagne, ni personne d’autre. En revanche, des « porte-parole » par secteurs devaient être annoncés pour cette semaine. L’annonce semble avoir été reportée. Et c’est à l’occasion d’un débat interne sur le sujet que l’hypothèse d’un binôme de tête avec le socialiste et la suppléante de Jean-Luc Mélenchon, Sophie Camard, qui a déjà été évoquée par La Provence a été mise sur la table. Mais selon plusieurs échos internes, aucun consensus n’aurait encore été trouvé, et la discussion est houleuse. « On ne sait pas bien comment prendre la liste qui a été présentée, déclare avec prudence Jean Kergomard, qui siège au nom de Nouvelle donne au Printemps. La méthode choisie pour désigner ces porte-parole n’est pas la bonne, et leur rôle n’était pas clair ». Le « parlement », nom du comité de pilotage du Printemps marseillais où se côtoient une trentaine de représentants politiques et citoyens, à parité, se penchera ce jeudi soir de nouveau sur la question. Une participante glisse en off : « la confusion politique est totale ». 

« Certains, je pense, jouent la montre pour imposer Benoît Payan, c’est une stratégie pour ne pas laisser assez de temps à la France insoumise pour se retourner », dénonce Hendrik Davi. Au-delà de l’Insoumis en partance, le mécontentement gronde en interne. « Il y a un déséquilibre entre partis et citoyens. C’était un peu attendu, ce sont des professionnels. Mais il est indispensable de rétablir l’équilibre », concède Jean Kergomard. Pour Ensemble !, Norig Neveu tire la même analyse : « Il y a un mode de prise de décision au sein du « parlement » qui n’est pas très évident et qui rend les discussions difficiles. Ça n’a pas aidé à travailler en amont toutes ces questions ». 

Pour elle aussi, l’émergence d’une candidature de Benoît Payan comme unique recours est le fruit d’un « passage en force ». « Cette candidature nous été imposée. La version officielle, c’est un duo Camard-Payan, mais c’est Benoît qui aura la tête de liste, c’est certain, même si cela n’a pas été formulé de manière aussi précise. » Au sein de ce parti proche de la France insoumise, une figure socialiste pour mener l’union est aussi un casus belli. Une assemblée générale devait trancher la question d’un départ ou non du Printemps marseillais mercredi soir. Finalement, Ensemble ! a choisi de rester, pour mieux « lever les obstacles à l’unité » et défendre l’alternative d’une « candidature apartidaire ». 

Dans un texte communiqué à Marsactu mercredi soir, l’association Réinventer la gauche, aussi membre du Printemps, tire le même constat : « les négociations entre certains partis politiques ont été déterminantes sans que tout le Printemps marseillais, notamment sa partie citoyenne, y ait participé. D’autre part on peut légitimement s’interroger sur les intentions politiques sous-jacentes au choix de la tête de liste. Il aurait été préférable que tout soit transparent et que chacun puisse peser dans le choix ».

« Tout le monde connaissait les règles dès le début »

Au sein de l’entourage de Benoît Payan, on balaie l’ampleur de la contestation. « Les oukazes de quelques uns ne sont pas de nature à construire un large rassemblement, mais il s’agit d’une infîme minorité, assure Yannick Ohanessian, son binôme socialiste au sein du Parlement du Printemps marseillais. Il n’y a pas d’hégémonie des uns sur les autres, il y a une volonté de faire l’union la plus large possible, la façon dont est constitué le Printemps marseillais vise justement à dépasser les partis. On est tous rentrés avec humilité et modestie ».

Et quand est posée la question d’une tête de liste incarnée par le chef du groupe socialiste au conseil municipal, son camarade élude le sujet comme s’il s’agissait d’un immense tabou. Un autre soutien glisse : « on est plutôt sur un deal qui fait que ce soit Payan la tête de liste avec des compensations dont le fait de pas dire pour l’instant que c’est Payan la tête de liste ». Depuis des mois, les tensions persistent sur le sujet, comme nous l’écrivions déjà en septembre« Tout le monde connaissait les règles de fonctionnement dès le début, y compris sur la question de l’incarnation », commente simplement Yannick Ohanessian. Depuis des mois la France insoumise a soumis au socialiste l’idée de rendre sa carte au parti pour pouvoir mener la campagne. Option à laquelle il ne s’est jamais résolu, préférant honorer le mandat confié par Olivier Faure. « Au fond, Payan n’attend que ça, que les Insoumis s’en aillent, ils sont ingérables », glisse un observateur avisé.

Vendredi, la France insoumise tiendra son assemblée communale, en présence de Jean-Luc Mélenchon, qui a déjà été sensibilisé aux tensions actuelles lors de son passage à Marseille la semaine dernière. Devrait y être débattue, une nouvelle fois, la stratégie à tenir dans la campagne. Comme en septembre dernier, s’affronteront les tenants de l’union large, dont fait toujours partie Sophie Camard, suppléante de Jean-Luc Mélenchon et les défiants, avec Hendrik Davi venu grossir leurs rangs. « Faire des listes FI, ça n’a jamais été le but, mais il faut que les Insoumis sachent une bonne fois pour toutes quelle est leur campagne, appuie Mohamed Bensaada, désigné co-chef de file pour la campagne. Si le Printemps marseillais maintient une tête de liste socialiste, des listes citoyennes s’organiseront par cette clarification ». Lors de la manifestation du 5 décembre, Printemps marseillais et France insoumise ont fait cortège à part, illustrant une greffe qui n’a jamais complètement pris. Sophie Camard, qui n’a pas répondu à nos sollicitations, semble avoir fait la marche de son côté.

Tractations pour une nouvelle liste d’union

Une position de rupture qui a déjà été actée au sein du Pacte démocratique, le mouvement citoyen où sont représentés des habitants des quartiers populaires notamment (Lire notre reportage). Par communiqué, le Pacte a annoncé mercredi renoncer définitivement à s’unir au Printemps marseillais, jugeant qu’il « n’y a plus possibilité de projet démocratique commun et que le PS et ses alliés », le Parti radical de gauche et Place publique, qui n’auraient « pas tourné la page de l’ère Guérini ». Le communiqué dénonce « une attitude ubuesque » lors des discussions et « des stratégies de blocage » à l’encontre du Pacte.

Même si le Printemps marseillais cherche à procéder à des débauchages individuels, une autre union peut-elle se construire ailleurs ? Beaucoup semblent séduits par l’idée de refaire une union sans le PS. « On se construira avec le maximum de monde possible. On demande à tout le monde de se repositionner », annonce Kevin Vacher, un des initiateurs du Pacte démocratique. « On veut vérifier s’il n’y a pas d’autres possibilités », complète Fathi Bouaroua, autre figure du mouvement. Les discussions vont donc bon train ces derniers jours entre Pacte, France insoumise, plusieurs partis de gauche, dont Ensemble, et … Europe écologie-les Verts, qui ont quitté le navire de l’union de la gauche fin septembre. « Pour nous allier avec les Verts, notre règle est simple : qu’il n’y ait pas d’accord avec LREM au premier ou au second tour », pose Fathi Bouaroua. À la France insoumise aussi, la tentation est grande pour certains de court-circuiter le Parti socialiste, mais pour l’heure « le quatuor Payan-Camard-Coppola-Rubirola reste solide », assure une observatrice.

La ligne n’est pas coupée avec les écologistes

Ces (re)prises de contact sont regardées avec bienveillance chez Europe-écologie-Les Verts, qui ont, eux, déjà lancé leur campagne sur une alliance avec plusieurs petits partis et organisations écologistes. « Nous voulons être rassembleurs, mais on ne va pas tomber dans le travers de vouloir rassembler à gauche, nuance toutefois Hervé Menchon, conseiller d’arrondissements EELV. Avec le Pacte, on parle beaucoup de renouvellement des méthodes de gouvernance. Le Pacte a son autonomie, on espère les convaincre par notre projet ». Servir de refuge aux déçus du Printemps et accueillir d’autres mouvements au sein de la liste écologiste, pourquoi pas, mais rejoindre une nouvelle union ne semble pas enthousiasmer tout le monde au sein du parti écolo, où cohabitent différentes sensibilités politiques.

Parmi ces discussions de plus en plus nombreuses, une a été gardée particulièrement confidentielle. La négociation de la dernière chance entre Sébastien Barles, tête de liste d’EELV et Benoît Payan a eu lieu ce mardi. « On n’a jamais cessé de discuter avec EELV, mais on sait qu’ils vont se vendre très cher. Le deal avec les Verts, c’est la mère de toutes les batailles », confirme un soutien de Benoît Payan au sein du Printemps marseillais. Les écologistes, aussi opposés à voir un socialiste tête de liste, auraient soumis une candidature « société civile » aux cadres du Printemps, celle du journaliste et écrivain Philippe Pujol. Proposition rejetée par l’autre partie. Et qui n’enthousiasmait pas beaucoup plus l’auteur de La chute du monstre qui reste cependant disponible pour « soutenir un regroupement progressiste pour dégager la toxicité du clientélisme de Marseille ». « Pour nous, cette fois, c’est fini », glisse un écologiste.

À moins de cent jours du scrutin, le jeu à gauche semble à la fois extrêmement ouvert, et explosif. L’option de voir trois, ou quatre listes en comptant la candidature de la sénatrice ex socialiste Samia Ghali, n’est plus tout à fait à écarter. À l’intérieur du Printemps marseillais, les hésitants veulent croire que la crise actuelle pourra servir « d’électrochoc » et remettre sur la table l’idée d’une candidature citoyenne plus rassembleuse. Mais les noms manquent toujours. Président de la Ligue des droits de l’homme locale et membre du parlement du Printemps marseillais, Bernard Eynaud constate : « Benoît Payan n’est pas la meilleure solution, mais au moins, lui il est candidat ».

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Commentaires

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  1. Opiniatre Opiniatre

    Ce qui est étonnant avec ce qui disent tous les « anti-Payan » dans cet article, c’est que le but n’est pas de gagner Marseille, d’éviter 6 ans de Vassal, mais de règler des comptes, de se positionner pour d’autres enjeux. D’ailleurs, tous les interwiewés se prononcent « contre », contre X, contre Y, contre la méthode, contre les règles… Pour moi qui suit de loin tout cela, je suis perdu au milieu des 50 partis-collectifs-tendances, imaginez ce que peuvent ressentir les électeurs.
    Il faut gagner cette élection, avec toutes les tendances, avec tous les passés ou passifs. Une seule liste, une tête de liste crédible, that’s the point.
    Qui peut être une tête de liste crédible ? Et aussi qui veut y aller (parce qu’on n’est pas Maire de Marseille par hasard, par tirage au sort ou par défaut) ? Payan de toute évidence, semble prêt. D’autres auraient le profil ? Coppola, Camard ou Rubirola auraient éventuellement le profil, mais comme ils mettent la victoire avant les guéguerres, ils sont prêts à soutenir Payan. Qui d’autre se déclare, prétend incarner l’alternance ?

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    • leravidemilo leravidemilo

      Vous enrichissez (et compliquez donc) la large mosaïque pluraliste qui s’est formée avec tant de difficultés, avec votre catégorie des « anti Payan. Elle n’existe pas cette catégorie, il s’agit de gens qui se retrouvent dans les forces des gauches présentes et dans les collectifs. Et il s’agit de gens qui, à l’opposé de ce que vous indiquez, veulent la victoire, » gagner Marseille ». et comprennent bien que cela ne se fera pas avec une tête de liste P »S ». J’en suis, et de( très) longue date. Tous les pilers de la » gestion » qui a ruiné et éreinté cette ville, cogestion FO, clientélisme… ont été créés, instaurés par une alliance organique du P »S » et de la droite non gaulliste. Partir avec une tête de liste P »S » c’est inventer vraiment une machine à perdre, et par ailleurs ouvrir un boulevard à toutes les listes de diversion, et au FN…

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    • Malaguena/Jeannine Malaguena/Jeannine

      tout est dit dans vtre commentaire on s’y perd!! pauvre ville pauvre marseillais. Moi je pense qu’il faut 2 générations pour que cette ville devienne l’égale de Lyon, mais avec le dérèglement climatique, y arrivera t on!!

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  2. Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

    Quand on contemple le désolant spectacle donné par l’opposition (je devrais dire : les oppositions) on comprend mieux pourquoi elle perd les élections depuis 25 ans et on ne peut que constater qu’elle n’est pas prête à prendre la relève. La faute à l’incompétence et/ou la mauvaise foi des artisans de cette union de circonstances et de pacotille, dont le but n’a jamais été d’ouvrir le jeu ou de faire émerger des candidatures plausibles, mais de conforter « coûte que coûte » la volonté d’un petit groupe d’imposer sans débat la candidature qu’il privilégie depuis le début.

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  3. zaza zaza

    En fait rien ne change depuis des lustres, la transparence est inexistante, aussi bien du côté du Printemps marseillais que du Pacte démocratique et c’est ce que l’on appelle la démocratie et faire de la politique autrement !! A quel moment sont consulté.e.s toutes et tous les signataires ? Une signature sur un Appel politique ce n’est pas seulement mettre son nom, c’est je m’engage sur cet écrit. Ni le PM ni le Pacte n’ont fait cette action, à se demander si depuis le début ils veulent vraiment gagner.
    Si je comprends les réticences par rapport au PS, que dire alors pour EELV (voir interview de G. Bennaroche et prise de position de Jadot sur le projet réforme retraite). Prenons exemple sur Aix (pour une fois).

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    • pascal pascal

      Entièrement d’accord avec vous. Il ne me semble pas que cela soit très compliqué de définir une tête de liste. Chaque composante du PM doit avoir droit un certain nombre de voix et on vote pour la tête de liste.
      La position de FI ne correspond pas à ma vision de la politique « démocratique ».
      Si ils ne savent pas faire, qu’ils arrêtent.

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  4. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Heureusement, il nous reste plus de 6 ans pour préparer les élections de 2026. Ce ne sera pas de trop.

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    • Sastien Sastien

      Mars 2026 : « Bon, au moins on sera vraiment prêts pour l’élection de 2032 »

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    • Otox Otox

      Lorsqu’un nouveau roi est élu à Marseille, il s’y installe pour un bon moment et pour de nombreux mandats. Seule la mort où l’âge ont eu raison des deux principaux derniers maires. Le cas Vigouroux est exceptionnel (intérim et 1 mandat).
      De ce fait, Vassal a 6 ans pour s’approprier et consolider un système, et c’est partie ensuite pour au moins 15 ans…
      Conclusion : Si la gauche perd en mars 2020, c’est finie.

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      @Otox
      Je n’ai jamais été favorable à l’idée de « faire l’impasse » sur l’échéance de 2020, mais je ferais trois observations :
      1) tout le monde tient la victoire de Vassal pour acquise, mais tout le monde va trop vite en besogne. Le paysage au soir du premier tour pourrait ouvrir la porte à pas mal de coups fourrés et la laisser au bord de la route.
      2) Si la « gauche » gagnait, serait-elle en mesure de gouverner Marseille et d’assurer sa réélection ? Au vu des divisions, de l’absence de projet convaincant et chiffré (du moins à ce jour) et de l’état de la ville, on peut en douter.
      3) La règle « quand on est élu, on part pour 25 ans » ne vaut pas. Vous soulignez justement le cas de Robert Vigouroux, on pourrait aussi citer le cas de Jean Tibéri, héritier-désigné-élu de Chirac en 1995 après 18 ans de règne, et battu dans les grandes largeurs en 2001…
      Nous avons tous envie de gagner tout de suite pour « en finir », mais nous n’avons pas, collectivement, fait ce qu’il fallait pour cela. La faute aux responsables politiques, mais aussi à tous les citoyens (comme moi) qui attendent tout d’eux sans intervenir alors que leur incapacité à reconstruire la gauche est patente…

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    • Malaguena/Jeannine Malaguena/Jeannine

      Moi je dis 2 générations : donc pour moi c’est 2070!! bon allez je vais vous faire plaisir peut être si tout va bien 1 génération donc 2045 !!! bonne chance Marseille (je ne suis marseillaise que par intermittence.) comment se sortir quand on a subi deferre puis gaudin, c’est trop!!

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  5. Pitxitxi Pitxitxi

    En lisant cet article, je viens d’apprendre l’existence de nouveaux partis, de nouvelles tendances politiques ou que sais-je qui veulent aussi leur part du gâteau, alors que l’on ne connaissait même pas leurs existences… Mais qui sont tous ces gens qui se réclament plus légitimes que le chef de file du principal groupe d’opposition au Conseil Municipal ? Qui sont ces gens qui veulent imposer leur nom, leur tendance ou leurs idées, au détriment du bon sens ? En quoi est-ce fou de voir Payan être le plus à même de rassembler sur son nom, lui qui a davantage de visibilité (et de renommé) que n’importe qui ?

    Coppola, omniprésent sur le plan local, aurait pu y prétendre. Camard, avec aucun mandat électif à ma connaissance, aurait pu bénéficier du statut de suppléante de JLM. Mais, eux, sont bien au-dessus des querelles de clochers, et pensent davantage à Marseille qu’à leur petit statut personnel. Le bon sens, je le répète.

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    • michel memeteau michel memeteau

      Pardon mais je n’avais jamais entendu parler de payan il y a un mois.
      L’étiquette PS pose un problème c’est evident.

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    • leravidemilo leravidemilo

      — Si vous avez appris des noms de « nouveaux » partis dans cet article, c’est que vous ne vous êtes pas beaucoup intéressé à la vie politique pendant quelques temps…
      — Si vous pensez que un représentant du P »S » marseillais est le plus à même de » rassembler » dans cette élection, c’est que vous ignorez tout ou presque des épisodes précédents de la gestion de cette ville, ou que vous faites parti de ceux qui pensent que le passé (récent) n’a aucune importance, que les gens sont sans mémoire, et partant que ceux qui parlent de ça ne sont animés que par une volonté de « règlements de comptes »; soit la façon la plus méprisante et « négationniste » de ne pas les entendre. Alors que ceux ci sont au contraire, animés d’un souci du futur (immédiat).
      —Outre le clash entre organisations politiques, cet article donne une autre info tout aussi importante, à savoir la prise de position du pacte démocratique qui, dans son communiqué de mercredi « renonce définitivement à s’unir au printemps marseillais » ce qui suffit à enlever à l’aventure toute sa nouveauté et son originalité, et ne sera pas sans conséquences lourdes, en terme de vote, dans les classes populaires. Et ce, en mettant en cause B Payan, ses proches et ses alliés (place publique, parti radical, vous en avez entendu parlé de ceux là?) Si les en croyons, les pratiques du P »S » marseillais semblent bien ne pas avoir tant évolué que ça, ce qui renvoie à la problématique citée ci dessus concernant le passé( récent) et ses liens avec le futur (immédiat). Dans leur communiqué (visible sur leur page Facebook) ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère concernant ces pratiques là, d’un P »S » bien trop longtemps dominant au national et à Marseille… (dur dur de se déshabituer des pratiques politiciennes; On ne se refait pas, ou du moins avec beaucoup de difficultés).
      — Pour la story de la « visibilité/renommée », les sortants et les favoris auraient toujours raisons, Sarko en 2012, Hollande et Fillon en 2017… avaient beaucoup de visibilité, un peu trop peut être… Merci quand même de nous avoir évité le couplet récurrent sur « l’incarnation » qui, outre sont caractère outrageusement indigeste, ne correspond en rien au réel. Pourquoi l’adjoint aux écoles, au logement, à la culture n’incarnerait il pas itou le projet politique de la municipalité; Regarder la gaudinesque équipe hein, tout le monde il « incarne » là dedans!

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  6. Manipulite Manipulite

    Tableau digne d’une AG de lycée ou au mieux de fac. Les 9/10 èmes des noms cités dans l’article sont des inconnus qui auront eu leur minute de notoriété dans cette opération de paralysie de l’alternance.
    Quelque part il est presque rassurant que ces gens n’aient pas à gérer « en vrai » la complexité d’une ville telle que Marseille.
    Entre les alimentaires, les foutraques, les opposants pathologiques, les tribuns de foire, les Machiavel cantonaux…

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  7. philcahn philcahn

    C’est étonnant cet article à charge contre le Printemps Marseillais avec des citations d’une « observatrice », d’un « observateur avisé » , d’une « participante », d’un « écologiste ». Tout ça ne fait qu’alimenter des rumeurs et ce n’est pas très constructif !

    Le Printemps Marseillais avec ces 50 % de citoyens et ces 50% de politiques avance à son rythme pour constituer la véritable alternative à l’équipe sortante et au rassemblement National.

    Essayons de faire le tour de celles et ceux qui veulent le succès plutôt que de se focaliser sur les difficultés et atermoiements de certains, on parle quand même de l’avenir de notre ville !

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Vous parlez comme Gaudin face à un rapport de la CRC 😉 Je ne trouve pas que l’article soit « à charge », il dresse un état des lieux. Les faits sont là, helas… Et cette bouillabaisse n’est pas très appétissante….

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      A propos d’avancer « à son rythme », vous êtes tout de même au courant que le premier tour a lieu le 15 mars prochain, et que le dépôt des listes doit se faire dans à peine plus de deux mois ? Que ceux qui veulent le succès nous sortent un programme cohérent et fassent campagne, il est grand temps (sauf si l’idée, c’est de faire campagne pour 2026)…

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    • zaza zaza

      ce n’est pas du tout un article à charge, quand au collège citoyen nul ne sait comment il a été créé et il suffit de lire les noms pour s’apercevoir que bcp sont liés ou très proches d’un parti politique. Faisant parti des tous premiers signataires, je suis ébahie du fonctionnement de ce parlement et copil. Militant aussi au pacte démocratique, les problèmes de démocratie se posent aussi.

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  8. chouze chouze

    Etre constructif c est demander, à chaque mvt de mettre l ego de cote pour une alliance ,qui permettra de passer la droite par la fenêtre. Pas gagne.

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  9. Karo Karo

    Honte à la gauche, aux gauches pour leur pinaillage de cours d école, leurs guerre d’ego , leurs vision a court terme à chercher des portes de sortie et donc des strapontins qui leur permettrons de continuer à faire les politricards sur le dos de l’argent du contribuable avec leurs petits avantages. Allez continuez et laissez donc à la reine de Provence la voie royale tant que vous pourrez gratter les miettes .Marseille et son métropole n’ont que 25 ans de retards sur les autres villes et territoires similaires . Comment voter et pour qui puisque la seule ambition de la « gauche  » n est pas d avoir un programme mais se trouver un placard d’élu ( chauffé de préférence !)

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  10. Mars1 Mars1

    Pour les électeurs marseillais « lambda » qui ont le coeur à gauche, ce qui compte ce n’est pas la tête de liste, mais des propositions concrètes pour sortir la ville de son état lamentable et améliorer la vie de tous ses habitants.
    Toutes les tentatives récentes pour faire participer les citoyens à un rassemblement avec des politiques de différents partis sont admirables, mais si ça se termine en eau de boudin et que chacun fait sa petite cuisine dans son coin, quelque soit les raisons avancées, tout le monde y perdra!
    P.S, P.C., F.I., combien d’électeurs représente chaque parti isolément ? Et combien avec une liste d’union qui comprendrait également des membres des collectifs et d’autres mouvements cités dans l’article ? Par pitié, ne laissons pas passer une chance de faire progresser cette ville et ses habitants.

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  11. Jb de Cérou Jb de Cérou

    Ce matin, mon chien lisait derrière mon épaule les commentaires tristes et désabusés des lecteurs de Marsactu sur la bataille de polochons qui se joue à gauche. Il m.a déclaré le plus sérieusement du monde: » je vais me présenter! Un chien maire de la deuxième ville de France, ça aurait dû chien! Le premier chien maire après le premier président black aux Usa. Une nouvelle ère qui s’ouvre pour l avenir de la planète…enfin un peu d’espoir dans cette chienne de vie.. ».J’ ai essayé de le dissuader: rien à faire. Son problème, c’est Melanchon qu’il écoute un peu trop: il aboie joliment avec talent même s’ il n’entrave en rien la caravane qui passe, et puis il a dit avec son air de cocker battu qu’a Marseille il fallait entendre la grande voix du degagisme, et depuis mon chien n en peut plus: « pourquoi pas moi jappe-t-il à longueur de journée? Foin de Payan de Camard! à moi l ivresse de la notoriété.Je cours demain m inscrire à FO » Envoyé de mon iPad

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  12. patrick patrick

    le ps est un repoussoir il va falloir que les prétendants au trône l’intègrent vite. là on se dirige vers des candidatures « façon puzzle ».

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  13. Brallaisse Brallaisse

    La France a la droite la plus bête du monde et Marseille la gauche la plus abrutie

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  14. marseillais marseillais

    Le Printemps Marseillais est loin du MAD MARS et son 1er appel « S’Unir ou Subir ».
    La plus large union, seule issue pour gagner les municipales à Marseille.
    Nous en sommes très loin, les fondamentaux sont abondonnés, et c’est bien lamentable.

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Nous subirons donc

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  15. gastor13 gastor13

    A voir comment cela se passe pour le Printemps Marseillais pour simplement arriver à constituer des listes (où chacun veut figurer pour pouvoir avoir sa part du gâteau, mais aussi chosir les autres convives qui vont s’atabler..), tout laisse à penser que l’élaboration d’un programme sera tout aussi ardue. Ces petites géguerres de cour de maternelle ne donnent qu’une envie, ne surtout plus rien espérer de tous les participants à cette mascarade, et n’apporter aucune voix à tous ceux qui sont concernés par cette tambouille.. J’en viens à penser qu’il vaudrait mieux ne pas avoir ces gens là à la Mairie, car on entrera dans le même processus lors des prises de décisions, les uns étant contre parce que ce sont les autres qui sont pour, certains changeant de camp au fil des décisions.. bref un vrai bord.. ! Le choix va être difficile en mars 2020 pour évieter de partir pour des déennies d’immobilisme, de clientélisme, et de magouilles, ave la fille de Gaudin ! Après tout cela, on s’étonnera d’un forte abstention..

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Entièrement d’accord, à une nuance près : l’accord sur un programme devrait / aurait du poser moins de difficultés puisqu’il n’est qu’une promesse et ne constitue pas un engagement. A moins que les promesses soient accompagnées d’une explication claire sur leur mode de financement, ce qui impliquerait d’indiquer quelles économies seraient faites et pourrait susciter pas mal de querelles face au principe de réalité. Mais je ne crois pas que l’on en soit à ce niveau de réflexion dans les différents « état-major »…

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    • zaza zaza

      @laurent malfettes
      Tout à fait d’accord, lorsque j’ai posé le problème du budget et du personnel municipal, tout le monde a botté en touche parce que là on rentre vraiment dans le vif du sujet d’une gestion d’une ville. Répondre par « budget participatif » sans dire où l’on prend le financement me laisse un peu sur ma faim

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Oui Isabelle, toutes les questions qui pourraient fâcher (tetes de listes, alliances de second tour, arbitrages budgétaires) sont systématiquement occultées par ceux qui préfèrent nager en eaux troubles et ne prendre aucun engagement sur rien en espérant se faire élire in extremis sur le bilan catastrophique de Gaudin en diffusant quelques vidéos démagogiques et en prenant les « citoyens » comme alibi politique. Oui décidément, comme le dit l’un d’entre eux, « Les Marseillais meritent mieux »… qu’eux …

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    • Rémy D Rémy D

      Au contraire le programme se construit avec toutes les composantes du Printemps Marseillais, avec comme consigne de chiffrer toutes les propositions, et les militants de toutes les composantes n’ont pas de difficultés à s’accorder !

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      @Dutherage
      Super, j’ai hâte de connaître le montant de la réduction de la masse salariale que la CGT (composante du Printemps Marseillais) aura ratifiée pour rendre possible la réalisation des promesses électorales qui s’annonce fournie. On reparle de tout cela chiffres en mains, s’ils arrivent un jour 😉

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  16. Pirate Pirate

    Concernant Payan, personnellement, je préfère ne pas avoir de mémoire, mais un futur… Tant pis, ce sera l’inverse.

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    • leravidemilo leravidemilo

      Bien entendu, dis comme ça, tout le monde vous dira qu’il préfère avoir un futur quitte à balancer la mémoire aux orties. Mais dans la vie réelle, il se trouve que ce n’est pas ainsi que ça se passe. C’est vrai pour ce qui est du collectif (« un peuple qui oublie son passé… », mais prenez par exemple ce qui est de l’individu: Pour faire image, un sujet atteint d’Alzheimer commence à ne plus pouvoir fabriquer de souvenirs, tout en perdant doucement ceux qu’il avait. Puis il perds tous ses souvenirs, sa mémoire, de plus en plus vite, et forcément on se focalise la dessus. Mais parlez lui donc de l’avenir, du futur même en tant que seule notion; et vous verrez qu’il n’y en a plus de notion du futur chez lui. Quand il n’y a plus de mémoire, pas de construction de futur; Le sol se dérobe sous nos pas. Ce n’est pas l’une ou l’autre, cochez la bonne case, c’est les deux ou sinon rien

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  17. Brallaisse Brallaisse

    Tous ces gens là pensent avoir un « Destin » pour Marseille. Cela est effrayant car à la vue du niveau de chacun, cela ne vole pas bien haut. Cette ville est ruinée financièrement et nous avons droit au concours Lépine des idées. Pas de chiffrages , pas de mesures économiques pour rétablir ce véritable dépôt de bilan. En résumé de doux rêveurs irresponsables.
    Après avoir eus 20 saisons « Du temps des coquins » nous risquons maintenant 5 saisons de « Missions impossibles ».

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  18. Germanicus33 Germanicus33

    Le Printemps Marseillais a toutes ses chances et la population attend une décision qui fasse le consensus: La tête de liste doit venir de la société civile.
    Ou alors faire partie du mouvement écologiste, comme Michèle Rubirola, médecin comme Yvon Berland.
    Il faut éviter que la division profite au RN et Ravier est en embuscade!

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  19. manudu83 manudu83

    unité avec le PS on perd, mais si on se divise on perd : du coup on envoie de suite l’écharpe à martine et on prépare 2026.

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  20. Andre Andre

    Allez,la gauche à la mairie, on n’en parle plus! Une constellation de fonds de commerces et d’ego exacerbés.
    Circulez!

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