À Marseille, La République en marche joue au chamboule-tout à cinq mois des municipales

Décryptage
le 16 Oct 2019
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La République en marche a finalement décidé de ne pas désigner tout de suite son candidat. Elle veut désormais construire "un arc progressiste" dont émergerait la future tête de liste à Marseille. Chargé d'une mission de prospection par Paris, Jean-Marc Borello va "faire le tour des talents" pour éclairer la décision.

L'enjeu

Le bureau exécutif de La République en marche missionne Jean-Marc Borello pour élargir son casting en vue des municipales.

Le contexte

Depuis des mois, LREM et ses alliés peinent à définir leur stratégie et leur tête de liste pour cette élection.

« Remettre les compteurs à zéro alors que c’est mal emmanché, c’est une saine solution », souffle le doyen de la fac de droit et macroniste Jean-Philippe Agresti. « On allait dans le mur », renchérit la députée Cathy Racon-Bouzon. En quelques mots, ces deux macronistes viennent de résumer le virage opéré par la République en marche ce lundi soir à l’occasion de son bureau exécutif national.

Alors que l’ensemble des soutiens locaux du président de la République attendaient la fumée blanche, qu’elle vienne de la commission nationale d’investiture ou de l’Elysée, le « conseil d’administration » du parti a renoncé à annoncer immédiatement le nom de sa tête de liste. Place, comme cela a été annoncé en primeur à La Provence, à une construction par le bas, par le terrain, pour essayer d’en faire sortir un projet et une incarnation afin d’emmener derrière lui « l’arc progressiste ». « Il faut s’appuyer sur la maîtrise d’usage des Marseillais. Nous avons une commission de projet, nous allons organiser des débats. Nos militants font remplir des questionnaires », développe Gérard Blanc, coordinateur marseillais de La République en marche.

Ce revirement stratégique est une sorte de désaveu pour ceux qui avaient fait acte de candidature – le député Saïd Ahamada, l’ex président d’Aix-Marseille université Yvon Berland et à un degré moindre ceux qui étaient tentés de le faire – l’ancien président du Medef local Johan Bencivenga, Jean-Philippe Agresti, l’architecte Corinne Vezzoni, etc. Leurs candidatures, dont certaines avaient été suscitées par le président lui-même lors d’un repas à l’hôtel Péron fin juin, n’ont pas été jugées suffisamment fortes pour incarner à elles seules l’élan de la présidentielle de 2017.

Les candidats déclarés tentent de faire bonne figure

« Pour moi, cela n’invalide pas le processus en place. Les candidats déclarés ne tireront plus leur légitimité de leur investiture mais à partir d’une dynamique de rassemblement », modère tout de même Cathy Racon-Bouzon. Les concernés ont tenté de faire bonne figure ce mardi. Dans un communiqué, Yvon Berland y voit « une accélération du processus de désignation d’un candidat ». Il ajoute : « Je souscris totalement à la volonté de la direction de LREM de rassembler largement les talents dans tous les quartiers et secteurs de Marseille ». Même son de cloche dans le camp de Saïd Ahamada : « On est structuré avec l’équipe pour s’adapter en mode agile mais on garde notre programme et notre agenda. Notre large équipe couvre tous les secteurs de Marseille. »

« Ma feuille de route, c’est de faire le tour des talents.

Jean-Marc Borello

Nommé pour jouer les médiateurs, le président gardannais du Groupe SOS et membre de la commission d’investiture du parti Jean-Marc Borello devra rencontrer ces candidats et ceux qui y pensent. « Ma feuille de route, c’est de faire le tour des talents, de rencontrer toutes et tous ceux qui veulent participer à un projet pour Marseille quelque soit leur appartenance ou leur militantisme politique, associatif, entrepreneurial ou de quartier », explique l’intéressé.

« Pas de procès en pureté »

Mais sa mission devrait s’élargir à d’autres personnalités locales. Pour plusieurs marcheurs, la sénatrice Samia Ghali, qui n’a pas repris sa carte au Parti socialiste, peut par exemple faire partie du casting comme des personnalités venues de la droite qui auraient rompu avec Jean-Claude Gaudin. « Nous conduisons une dynamique de terrain pour construire un arc progressiste, note Gérard Blanc. Nous ne faisons pas de procès en pureté. Nous sommes ouverts aux discussions pour voir comment changer de gouvernance, participer à une recomposition politique avec les citoyens. »

Mais ce « progressisme » pourrait recouvrir des définitions diverses. Pour Cathy Racon-Bouzon, ce jeu de chamboule-tout inattendu doit permettre de « reprendre les discussions avec les Verts, la gauche, construire un axe de centre-gauche, avec ceux qui partagent nos valeurs » et ce, même si Europe écologie-les Verts a déjà décidé d’une liste autonome. « Il n’est pas question de discussion avec des mouvements mais avec des individus. L’important, c’est pas d’où les gens viennent mais où ils veulent aller », corrige d’emblée Jean-Marc Borello.

« Le progressisme, je ne sais pas ce que ça veut dire au niveau municipal »

Pour une autre huile macroniste, cela peut même s’entendre comme « toutes les personnes qui veulent changer Marseille », ce qui offrirait un champ très large avec comme limites infranchissables la France insoumise d’un côté et le Rassemblement national de l’autre. Mais la même personne, très impliquée dans le processus électoral, ajoute : « Le progressisme ou le macronisme, je n’ai pas vraiment de vision de ce que ça veut dire à l’échelon municipal ».

Jean-Marc Borello a donc la lourde tâche d’en dresser les contours. Le rendu de ses travaux sera un préalable à la décision de la commission nationale d’investiture sur l’identité du candidat. « Elle proposera une tête de liste au bureau exécutif et c’est le candidat qui proposera ensuite les têtes de liste de secteur. Il n’y a pas de procédure spécifique à Marseille », explique Jean-Marc Borello. La fumée blanche est désormais attendue au mieux pour la mi-novembre.

Jean-Marie Leforestier (avec Benoît Gilles et Julien Vinzent)

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Commentaires

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  1. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Zéro commentaire. Les aventures préélectorales de LREM à Marseille passionnent les foules. 😉

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Où l’on se dit que le mouvement En Marche n’est pas moins balkanise que la gauche marseillaise, qu’il est traverse par de nombreuses contradictions et qu’il connaît le même problème de leadership…

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  2. Un électeur du 9 ème Un électeur du 9 ème

    « La République En Marche » fait du surplace et sera bientôt en marche arrière.

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    • leravidemilo leravidemilo

      Mais non, ne noircissons pas le tableau. C’est vrai que la situation est grave : Jupiter a la main qui tremble, il n’a plus de cartouches, pardon d’éclairs dans la poche, il hésite j’y va t’y j’y va t’y pas.
      Mais il faut voir le contexte et ressituer tout ça. D’abord le terrain, le marigot marseillais; ça ne se prête pas à une marche légère et allègre, on s’y embourbe et on y laisse ses bottes rapido,il n’a pas suffisamment étudié la carte et prévu l’itinéraire, un classique. Et puis, j’allais dire déjà, on en est aux premiers travaux pratiques de « l’horizontalité », et le maitre des horloge n’est pas le meilleur, loin s’en faut, en la matière; un dieu c’est pas très doué en horizontalité, sauf Bacchus peut être, mais Jupiter….
      Situation grave certes mais pas désespéré : il met sur la piste un « spécialiste » des situations d’urgences, des S.OS. Un grand malin, qui s’est positionné sur un créneau très porteur, celui de répondre aux dysfonctionnements sociaux les plus visibles générés par la politique de Macron et de ses prédécesseurs sarkhollandistes et tout autant néo libéraux. Un marché forcément en pleine expansion, où il a adopté une démarche d’O.P.As permanente. Et quand votre part de marché s’agrandit sur un marché en pleine expansion hein, pas besoin de faire un dessin (sauf dans les écoles de marketing bien sur, c’est en haut à droite dans le tableau à deux flèches..). Bon, on va voir. Pourvu qu’il ne nous fasse pas le coup de la verticalité! ça laisserait bien des amertumes…

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  3. Karo Karo

    Une opération de  » LREM washing » large et de récupérer des anciens porteurs de rose et les laissés pour compte par la « reine de Provence  » ou comment faire de l’économie circulaire de l élu. Pas d élus perdus tout se recycle. C’est pas avec ça que l on changera la ville. Si nous avons les élus pour qui nous votons arrêtons de voter pour des élus recyclés /recyclages. C est bien un geste que je suis prête à faire pour sauver Marseille.

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  4. julijo julijo

    « les candidats tentent de faire bonne figure !! » tu m’étonnes !!!
    Macron devrait se documenter un peu plus sur la ville….
    Borello est chargé de ratisser large….. bonne pêche à borello !!

    Désarmant cette empoignade générale à la veille d’élections importantes. Ont-ils bien tous compris l’enjeu ? la droite la gauche, les verts, les rouges et les bleus et les jaunes,…parce que la place est sûrement très bonne (sinon ils ne se la disputeraient pas) mais le boulot est immense !! la nullicipalité à laissé une situation catastrophique ! Est-ce que ça ne mérite pas un peu plus de sérieux des « états majors »….

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  5. Opiniatre Opiniatre

    LREM n’est pas pressé. Ils savent qu’il y a un espace entre Vassal qui porte le bilan de Gaudin et qui ne suscite guère d’enthousiasme et la gauche qui n’arrive pas à partir unie. Qaund on voit les politesses que Muselier et Ghali se font sur twitter, on voit l’espace d’une coalition « centre droit » dans cette ville. Maintenant, la seule question qui compte, et que devrait se poser les postulants, c’est que feront-ils au second tour. Fusionner avec Vassal, et comme ils seront derrière accepter de devenir ses adjoints ? Pas glorieux pour le nouveau monde. S’allier avec la gauche (et les verts s’ils obtiennent 5% ce dont je doute vue l’équipe de sectaires qu’ils ont mis en place) ? Ca aurait du sens au niveau local, mais compliqué vues les étiquettes nationales. Mad Mars avait évoqué l’idée « de LREM à LFI », pas idiot mais pas facile à accoucher.

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  6. Un électeur du 9 ème Un électeur du 9 ème

    Selon le site de FR3 M. Jean-Marc Borello est un « ancien conseiller de Gaston Defferre ? Jean-Marc Borello est l’un des cofondateurs du mouvement En Marche ! et s’engage aux côtés d’Emmanuel Macron en 2017 en tant que Délégué national du mouvement et membre de la Commission Nationale d’Investiture pendant les campagnes présidentielles et législatives. A la suite du congrès de LREM 2017 il devient membre du Bureau exécutif et Délégué national à la transformation économique et sociale. »

    Ceci dit si on lit l’article de Wikipédia on apprend que pèsent sur lui des accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles : « ouvertement homosexuel, il est l’objet de deux articles en décembre 2018, dans Le Monde du 5 décembre 2018 tout d’abord, puis dans Libération en date du 20 décembre 2018, qui rendent compte d’accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles dans son entreprise de la part de plusieurs anciens employés ».

    Suite à ces articles l’intéressé s’est bien gardé de déposer plainte envers d’éventuelles attaques calomnieuses et son attitude confirme donc les accusations qui sont portées contre lui. Par ailleurs les victimes de ces agissements n’ont pu porter plainte en justice tant ce personnage proche du pouvoir depuis longtemps est redouté dans le milieu professionnel concerné. De plus il leur faudrait déposer une caution au moment du dépôt de la plainte. Ceci dit les Procureurs de la République concernés lisent la presse et aurait pu demander l’ouverture d’une enquête judiciaire au titre de l’article 40 du code de procédure pénale mais ils se sont bien gardé de le faire de peur de déplaire à Mme Belloubet. Qu’en pense Mme Schiappa, Secrétaire d’État chargé(e) de l’Égalité entre les femmes et les hommes, qui est censée lutter contre les violences sexuellles ?

    C’est donc ce personnage qui décidera de la candidature LREM aux municipales de Marseille car il s’agit de l’homme de confiance de Macron. Difficile cependant de séparer « l’homme et l’œuvre ».

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    • Julien Vinzent_ Julien Vinzent_

      Bonjour,
      nous avons supprimé sous ce commentaire deux commentaires. Le premier vous répondait de manière injurieuse. Dans le second, vous avez posté l’intégralité de l’article de Libération, afin d’appuyer votre propos. Nous ne pouvons pas reproduire l’intégralité d’un article sur Marsactu, mais voici le lien https://www.liberation.fr/france/2018/12/20/harcelement-sexuel-je-ne-voulais-pas-de-ce-baiser-mais-borello-a-le-bras-long_1699070
      Une précision cependant concernant votre commentaire : en droit, le fait que Jean-Marc Borello n’ait pas porté plainte contre l’article de Libération ne vaut pas confirmation des accusations ou reconnaissance de culpabilité. Par ailleurs, les faits sont désormais prescrits, ce qui empêche toute nouvelle poursuite, comme le précise Libération.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      J’ai eu d’employer le terme de « salaud ». Je reconnais qu’il peut être tenu comme injurieux même si je ne m’adressais pas personnellement à l’auteur du post que je critiquais mais à la « manière » trop souvent rencontrée en ligne :
      1°) Un auteur sous pseudonyme, cite un article de Wikipedia par essence anonyme, qui relate que la presse a fait état de conduites de harcèlement sexuel de la part d’un homme en position d’autorité, envers d’autres hommes, ses collaborateurs. C’était il y a plusieurs années et les faits sont prescrits.. Personne n’a jamais porté plainte, ni l’un pour diffamation, ni les autres, alors, pour harcèlement.
      2°) L’auteur du post en conclut que c’est parce que l’homme en position d’autorité professionnelle alors, est puissant aujourd’hui, puisque des années après les faits évoqués : il a rejoint un parti politique aujourd’hui au pouvoir, il est proche du président de la République d’aujourd’hui, les ministres de la justice et déléguée à la lutte contre le harcèlement, d’aujourd’hui, ne s’en saisissent pas…
      3°) Tout cela ne veut rien dire bien sûr : on ne peut pas décider si quelque chose est vrai, ni dans une sens ni dans l’autre, ce ne sont pas des arguments.
      Ce n’est qu’une construction visant à discréditer JM Borello en tant que personne et le courant politique auquel il appartient à travers lui. C’est l’insinuation habituelle de tous les fachos : « Tous pourris ! La preuve ! »
      Ce sont ces insinuations que personnellement je trouve écoeurantes dès lors qu’elles sont faites sous le double couvert de l’anonymat (Wikipedia et le pseudonyme).

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  7. Un électeur du 9 ème Un électeur du 9 ème

    1. M. Weygand assimile mon propos au propos suivant : . C’est l’insinuation habituelle de tous les fachos : « Tous pourris ! La preuve ! »

    2. Après avoir employé le terme de « salaud », « pas personnellement à l’auteur du post que je critiquais mais à la « manière » trop souvent rencontrée en ligne » : écrit-il (comprenne qui pourra …), M. Weygand utilise ci dessus le terme de « facho », un terme considéré comme injurieux à l’Assemblée Nationale (voir : « Facho », mot interdit à l’Assemblée, « les propos à caractère diffamatoire ou qui portent atteinte à l’honneur des personnes doivent être absolument proscrits » écrit M. Accoyer.( 2011) https://www.europe1.fr/politique/Facho-mot-interdit-a-l-Assemblee-694008

    3. Comme l’écrit de façon très pertinente l’excellent romancier François Tallandier : « Fasciste est un concept ; facho est un qualificatif. Fasciste procède d’une analyse ; facho, d’un jugement moral, en même temps que d’un raccourci… Il me semble qu’il y a une autre différence. Fasciste parle bien de celui que l’on désigne. Facho parle de celui qui emploie le mot, et prouve ainsi sans ambiguïté qu’il est, lui, dans le camp de la liberté, de la lutte, de la démocratie, en somme du côté du bien politique. » (L’Humanité, Jeudi, 21 Avril, 2016) mais j’ajoute : as-t-on besoin d’employer ce terme pour prouver qu’on est bien dans le camp de la démocratie ? et ce besoin de le prouver montre bien qu’on a sans doute quelques raisons d’en douter.

    4. M. Weygand met en cause l’anonymat de Wikipédia en niant complétement le caractère coopératif de cette encyclopédie en ligne et il oublie que l’article de Libération sur lequel s’appuie celui de Wikipédia est signé par deux journalistes professionnels. Il met également en cause l’utilisation de pseudonyme pour publier des commentaires sur Marsactu. Les insultes qu’il profère (salaud, fachos) à l’égard de commentaires qui font état d’informations publiques dont la publicité l’irrite montrent bien qu’il vaut mieux se protéger si l’on veut préserver sa liberté d’expression.

    5. Le fascisme n’est pas le produit d’une génération spontanée, il est produit par non pas par ceux qui dénoncent la corruption mais bien plutôt ceux qui entretiennent cette corruption ; ceux qui entretiennent et accentue la fracture sociale avec des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres, un code du travail démantelé, des étudiants réduits à la misère pour nombre d’entre eux, des services publics toujours plus moribonds ; ce sont également ceux qui s’opposent à l’indépendance de la justice réclamée par des ONG tel Transparency International ou Anticor, (des fachos sans doute ?). Cette indépendance de la justice LREM et Macron l’ont toujours refusé. Notons d’ailleurs que sur tous ces point énumérés ci-dessus le Front « National » qui fait semblant de les dénoncer, ferait exactement la même chose que tous les gouvernements qui se sont succédés.

    L’information judiciaire sur l’affaire Pénicaud ou l’enquête préliminaire à l’encontre de Ferrand pour ne parler que ce ces deux affaires auraient déjà dû aboutir depuis longtemps tant les faits accumulés sont nombreux mais ces instructions ont pour seul but « d’amuser la galerie » et de faire croire que nous avons une justice impartiale. Nous savons déjà comment elles se termineront « les faits n’étant pas constitués » bien qu’ils soient abondamment documentés…

    Dans le débat des dernières élections présidentielle Benoît Hamon avait dit très justement : si Macron est élu cette fois-ci, c’est Mme Le Pen qui le sera la fois suivante et j’ai bien peu qu’il ait eu raison en disant cela. Et Mme Le Pen ne manquera pas de faire usage de toutes les redoutables restrictions des libertés publiques sur lesquelles Macron a fait légiférer.

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