Devenu plateforme solidaire, le McDo de Saint-Barthélémy veut forcer son destin

Reportage
le 19 Déc 2020
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Le McDonald's de Saint-Barthélémy veut montrer qu'il n'en est plus un. Ce samedi, militants associatifs et syndicats y présentent un projet de restaurant solidaire. Mais les locaux appartiennent toujours à la firme et le soutien officiel de la mairie se fait attendre.

La façade du McDo, fraichement repeinte, change d'enseigne. PHoto : DR
La façade du McDo, fraichement repeinte, change d'enseigne. PHoto : DR

La façade du McDo, fraichement repeinte, change d'enseigne. PHoto : DR

Le grand M a été décroché de la façade. Sur des échelles, des peintres s'affairent. Le McDonald's de Saint-Barthélemy (14e) fait peau neuve. Tout doit être prêt. Ce samedi, militants associatifs, syndicalistes et anciens salariés de la célèbre enseigne de fast-food recevront la presse et plusieurs personnalités politiques pour présenter "l'après M". "Nous voulons prouver que ce lieu est viable et qu'il y a ici une richesse, une solidarité qui n'a pas de couleur ni d'odeur", vante Kamel Guemari, figure de proue de la lutte syndicale dans l'établissement. Depuis qu'il a perdu ce combat, ce dernier, appuyé par plusieurs associations, porte un projet de plateforme solidaire. Avec d'anciens camarades, ils entendent récupérer le restaurant, toujours propriété de McDonald's France, qu'ils squattent jusqu'à présent.

Au début du premier confinement, comme le racontait Marsactu, les locaux de l'ancien fast-food se sont rapidement transformés en véritable plaque tournante de l'aide alimentaire. En pleine crise sanitaire et économique, dans un quartier où les besoins sont grands, des centaines de personnes venaient chaque jour. Chacun pouvait alors y récupérer un colis là où collectifs et associations donnaient du temps . . .

Violette Artaud

Commentaires

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2 commentaires


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  1. vékiya

    un mc do de moins c’est toujours ça. il faut maintenant que ce lieu vive.

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  2. Cécile Vignes-Génération Ecologie

    Ce qui parait essentiel c’est que ce projet ait un soutien massif des habitants. C’est avec eux qu’il faut construire ce commun. La question de la gouvernance sera aussi centrale. Amartya Sen et Elinor Ostrom ont beaucoup écrit là-dessus, il faut s’en inspirer.

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