Le couvre-feu sanitaire met un coup de froid sur la métropole Aix-Marseille

Actualité
le 16 Oct 2020
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Reçus par le préfet jeudi après les déclarations du gouvernement, les représentants des collectivités locales ont réagi à l'annonce du couvre-feu. Chacun joue désormais sa partition politique, de l'opposition frontale à l'accompagnement responsable.

L'enjeu

Représentants patronaux et élus avaient rendez-vous avec le préfet ce jeudi pour connaître le détail des mesures instituant le couvre-feu dans 90 communes du département.

Le contexte

Entre ceux qui s'opposent à une mesure qui "tombe d'en haut" et ceux qui souhaitent l'accompagner pour en limiter les effets délétères, l'annonce du couvre-feu jette un froid dans l'arène politique.

Le mistral a beau balayer le parvis de la préfecture en bourrasques folles, Maryse Joissains les affronte sans petite laine pour venir confier son amertume à la presse. “J’en pleure”, dit-elle, sans que l’on sache si ces larmes sont dues au vent ou à la nouvelle mauvaise nouvelle. À quelques semaines d’intervalle, les images se […]

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Commentaires

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  1. jasmin jasmin

    Sur le fond, la maire Rubirola a raison: il faut réunir tous les acteurs économiques, sociaux, etc pour décider ensemble de comment affronter la situation. Le fait qu’elle ait été choisie comme leader d’un mouvement composé de toutes sortes de gens qui n’avaient jamais réussi à s’entendre relève déjà de la magie. Est ce sa timidité et sa maladresse devant les tenors et les débats qui finissent par lui faire gagner la situation? Si oui, peut être les uns et les autres vont finir par se lasser de crier à tout bout de champ, et se mettre autour d’une table organisée par elle, pour s’entendre? On peut espérer qu’ils seront sensibles à la vocation de cette femme médecin pour mettre en priorité numéro un la santé du public. Ce qui est dommage, c’est qu’on la pousse devant pour débattre avec le ministre de la santé qui a plus de billes et plus de capacités de débat, alors qu’elle serait sans doute plus dans son élément pour discuter dans les couloirs avec les décideurs. Elle devrait vraiment se saisir de sa maladresse d’orateur et plutôt de ses convictions personnelles louables pour remonter les manches et travailler sur le fond. En gros faire Angela Merkel marseillaise.

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  2. MarsKaa MarsKaa

    Il y a quand même un déni de l’épidémie chez nos elus locaux qui pose problème.
    Bien sûr, il ne faut pas lâcher sur l’hôpital public : la situation est catastrophique à cause du manque d’investissements depuis des années, reduction des “coûts” qui se traduit par une penurie de lits, de personnel, de matériel. Continuons à exiger des moyens conséquents pour l’hôpital et une valorisation des salaires de tous les metiers de la santé.
    Mais, en attendant, il y a bien des mesures urgentes à prendre.
    Certes, il y a “des trous dans la raquette” : dans certaines entreprises, aucune ou si peu de protection ; dans les ecoles, collèges, lycées, des centaines, des milliers d’enfants, d’adolescents, d’adultes qui se brassent, qui sont enfermés toute la journée à 25, 30 ou 35 par salle, que l’on ne pourra plus bientôt laisser fenêtres ouvertes.; dans les transports, une densité de personnes aux heures de pointe dans certains bus et metro inquiétante.
    Mais, c’est bien lorsque l’on est sans masque que la contamination est la plus grande. C’est à dire lorsque l’on boit et mange.
    Cette fermeture des bars, cafés et restaurants est terrible pour les gérants et employés.
    Mais la crise va toucher tout le monde. Il va y avoir de la casse, terrible.
    A cause d’une épidémie, d’une maladie grave. Cette réalité là, beaucoup ne veulent pas l’entendre. Nos gueguerres politico-regionalistes et autres colères catégorielles sont totalement surrealistes quand on voit ce qui se passe en Europe, en Amerique Latine…
    Prenons un peu de hauteur, plus haut que la bonne mère et la tour cma-cgm.
    Pour sortir du déni de réalité.
    (Oui le gouvernement utilise l’épidémie pour… oui certains patrons utilisent l’épidémie pour… oui, mais épidémie d’une maladie grave et non maitrisée il y a.)

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  3. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Mme Rubirola a montré d’elle devant la France entière, hier soir à la télé, une image unanimement saluée pour son amateurisme et son impréparation. C’est catastrophique. Il est temps de se ressaisir, et de travailler le fond comme la forme.

    On a le droit de ne pas être à l’aise en communication, mais il faut prendre le temps de se former : un·e responsable politique doit communiquer, ça fait partie du job.

    Se contenter de critiques sur le manque de lits de réa, comme si l’objectif était de remplir les hôpitaux plutôt que de lutter contre la maladie, et comme si un lit de réa pouvait se créer d’un claquement de doigts, c’est un peu léger.

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    • Jean Peuplus Jean Peuplus

      Certes, mais que fallait-il donc penser lorsque la machine de guerre politique Martine Vassal a indiqué à la France entière que “Ce n’est pas en mettant des bus qu’on va pouvoir diminuer la circulation du virus”

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  4. Tarama Tarama

    Michèle Rubirola n’est peut-être pas une bonne communiquante mais sa position de fond est juste.

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