Effacée à Marseille, Valérie Boyer tient à la ligne dure nationale

Enquête
Marsactu et Mediapart
21 Nov 2018 11

Secrétaire générale adjointe des Républicains et députée des quartiers est de Marseille, Valérie Boyer est une snipeuse médiatique de la droite mais est loin de faire l’unanimité  sur le terrain. Troisième volet d’une série d'articles politique en partenariat avec Mediapart.

Valérie Boyer lors de sa rentrée politique le 20 septembre. Photo Violette Artaud.

Valérie Boyer lors de sa rentrée politique le 20 septembre. Photo Violette Artaud.

Valérie Boyer, ancienne élue à la rénovation urbaine, n’a pas pris la parole pour évoquer le drame de la rue d’Aubagne, survenu le 5 novembre à Marseille et l’effondrement de trois immeubles causant la mort de huit personnes. Cette discrétion tranche avec la visibilité qu’a acquis la députée au fil des années dans les médias comme dans son parti. “Je ne fais pas de commentaires parce que je n’ai pas tous les éléments. Il faut attendre les résultats de l’enquête”, se justifie-t-elle. La snipeuse des quatre colonnes à l’Assemblée nationale, qui n’aime rien tant que d’intervenir sur à peu près tous les sujets d’actualité sur les réseaux sociaux a cette fois choisi la prudence. Est-ce parce qu’elle a été en charge de la rénovation urbaine aux côtés de Gaudin ? “Ce n’était pas mes attributions et je ne m’occupais pas de ce secteur-là”, tranche la députée qui rappelle s’être “battue contre l’Etat, contre l’administration”, sans succès, pour que les quartiers défavorisés de Saint-Marcel et Air-bel fassent partie du plan de rénovation urbain. Pour le reste, elle préfère souligner les multiples difficultés des élus face à ces copropriétés dégradées et ne pas trop jeter la pierre à l’actuel maire de Marseille dont beaucoup demandent aujourd’hui la démission.

Valérie Boyer ne veut sans doute pas insulter l’avenir. À Marseille ou au plan national. Alors qu’une partie des fidèles de François Fillon ont été écartés de la nouvelle direction des Républicains,  au vu des relations glaciales entre Fillon et Wauquiez, cette filloniste de choc aurait pu faire partie de ceux que le nouveau président de LR souhaitait mettre à l’écart.

Il l’a pourtant nommée secrétaire générale adjointe du parti. Sa victoire aux législatives, malgré la vague En marche !, a démontré son ancrage marseillais. Valérie Boyer, par son positionnement à droite toute, incarne la vigueur d’une droite catholique rendue visible avec la Manif pour tous et que courtise Wauquiez. Très présente à l’Assemblée nationale, elle a adopté le discours violemment anti-immigration son président de parti qu’elle défend avec zèle dans l’Hémicycle. Boyer est aujourd’hui une pièce importante de la stratégie de Wauquiez consistant à tenter siphonner les voix du RN et pourrait à ce titre figurer en bonne place aux élections européennes.

Représenter “la France qui bosse et ferme sa bouche”

Face au macronisme, Valérie Boyer explique représenter dans sa circonscription marseillaise, “cette France qui bosse et qui ferme sa bouche. Cette France qui aide ses enfants, ses parents, qui paient son essence plein pot, ne peut pas s’évader fiscalement et ne reçoit aucune aide”. Cette “France périphérique”, celle des “milieux de cordées” qu’assure justement défendre le patron de LR. Celle justement de la vallée de l’Huveaune, dans sa circonscription, jugée pas assez pauvre pour faire partie des plans de rénovation urbaine et qui se sent si délaissée par les pouvoirs publics.

Valérie Boyer s’est de longue date, installée dans  l’est de la ville de Marseille, traditionnellement ancrée à droite. Elle a construit sa légitimité en mettant fin à l’hégémonie sur une circonscription plus politiquement mélangée tenue par la dynastie socialiste Masse, élue député sur trois générations. Une victoire acquise contre tous les pronostics six ans seulement après son entrée en politique sur fond de parité obligatoire, comme elle le dit elle-même.

Ces victoires font de Valérie Boyer une des quinquagénaires appelés à prendre la relève, à droite, de la génération Gaudin, certainement une des plus autonomes de ces élus. Figure tutélaire sur le déclin de la droite locale, Jean-Claude Gaudin a toujours revendiqué une politique sociale et ouverte. Malgré une alliance avec le Front national pour diriger la région PACA de 1986 à 1998, le maire de Marseille se veut “un maire humaniste”. Ainsi, il a fait partie des rares élus de droite à se dire prêt à accueillir l’Aquarius. Ce faisant, il ne goûte guère les sorties les plus droitières de Valérie Boyer qu’il n’hésite pas à rabrouer publiquement.

Ravier (RN) : “Quand je la vois, je m’entends”

Localement Valérie Boyer est proche de Guy Tessier, actuel député de la 6ème circonscription de Marseille, engagé dans sa jeunesse dans le groupuscule d’extrême-droite Union nationaliste.  Tous deux incarnent la frange la plus identitaire de la droite marseillaise. “Quand je la vois, j’ai l’impression de m’entendre mais je sais que ça n’est pas sincère”, dit d’elle Stéphane Ravier, sénateur et leader du Rassemblement national (RN) local.

Autre membre du RN, Franck Allisio, son opposant direct à l’est de la ville n’est pas loin de penser qu’elle en fait même un peu trop. “Parfois elle est à droite de Marine Le Pen et on a l’impression qu’elle ne maîtrise pas toujours ce qu’elle dit”, accuse-t-il en rappelant l’épisode pour le moins gênant d’août 2013 où Valérie Boyer avait cru citer Montesquieu sur le droit du sol, quand il s’agissait en réalité d’une saillie de Jean-Marie Le Pen…

Lors des dernières législatives, ce n’est pourtant pas le Rassemblement national qu’elle a affronté au second tour mais La République en marche. Dans ces quartiers des 11e et 12e arrondissements, Valérie Boyer doit faire avec des réalités sociales très différentes. La Vallée de l’Huveaune, ancienne terre de gauche qui a connu la désindustrialisation à partir des années 70, penche aujourd’hui avec force vers le Rassemblement national. D’autres quartiers d’habitats pavillonnaires, de résidences fermées, regroupent des professions libérales et classes moyennes qui pour certaines ont déserté le centre-ville  peuvent être tentées par le macronisme et des électorats de droite traditionnelle dans des noyaux villageois.

“Une bosseuse”

“Ce sont des arrondissement populaires  qui ont survécu à la vague Macron”, se réjouit Valérie Boyer. Pour s’y imposer, elle a dû “mouiller la chemise” comme le confie un de ses opposants… Même ceux qui ne l’apprécient pas forcément, reconnaissent en elle “une bosseuse”, voire une “bagarreuse”. “Elle sait se battre pour défendre un projet. C’est une femme qui fait des campagne de terrain, du genre à aller dans les vestiaires de sport”, dit d’elle Sofiane Zemmouchi, militant local La République en marche venue du parti socialiste. “On a toujours fait de vraies campagnes avec un vrai ancrage local. Cela tient à l’implantation à la sincérité, à mon ancrage personnel sur le territoire”, affirme Valérie Boyer qui se souvient encore de sa première campagne avec “le porte à porte et deux ou trois réunions d’appartement par soirs”.

Celle qui s’est illustrée au plan national dans les grands défilés de la Manif pour tous et guerroie à l’Assemblée nationale contre la PMA et la GPA, a naturellement choyé dans sa circonscription l’électorat catholique, particulièrement dans le très bourgeois 12e arrondissement. Valérie Boyer a ainsi longtemps consacré une partie de sa réserve parlementaire à des associations catholiques, comme l’avait raconté Marsactu.

En septembre 2016, une affiche invitant à “la procession de Notre-Dame de Nazareth”, organisée par dans le quartier du vieux Saint-Marcel, expliquait que la mairie du secteur invitait à y prendre part. Un malentendu, avait expliqué à l’époque la députée, qui y participe régulièrement.

“La politique à l’ancienne”

Mais Valérie Boyer sait aussi soigner le vote arménien, important dans sa circonscription. Pour les législatives, celle qui porte en pendentif une croix arménienne, avait réalisé un tract spécialement dédié à la communauté arménienne. Un document qui rappelait son engagement pour la reconnaissance du génocide arménien, sa bataille pour faire condamner le négationnisme ou son soutien aux chrétiens d’Orient.

Au lendemain de la mort de Charles Aznavour, la mairie du 11e et 12e arrondissement organisait une cérémonie d’hommage au mémorial du génocide arménien de Marseille. Une initiative qui fait pester une commerçante arménienne de Saint-Barnabé “Aznavour ok mais un moment ça va. Je suis française avant tout !”.

Son engagement auprès des pieds-noirs ou des harkis a souvent été interprété comme, là encore, une pure attitude électoraliste. “C’est vraiment de la politique à l’ancienne”, juge son opposant LREM Sofiane Zemmouchi qui la juge même – un comble pour la députée – “communautariste”. Pour lui, elle a appris les recettes de la vieille droite marseillaise auprès de laquelle elle a fait ses premiers pas. “Dans les quartiers, elle va choisir quelques centres sociaux et promettre des subventions. Elle travaille aussi beaucoup avec les clubs seniors”, observe-t-il.

“Sous ses airs de vouloir renouveler les pratiques, c’est vraiment le clientélisme classique. Je te donne ça, tu votes pour moi”, cingle de son côté son ancien colistier Didier Zanini avec qui elle s’est brouillée.

Capacité d’adaptation

Sur le terrain, elle sait aussi très bien adapter son discours à ses différents électorats. Quand elle se présente devant les Alumni Sciences po pour un débat sur le bilan de la première année d’Emmanuel Macron le 28 septembre, elle se retrouve devant une brochette de cadres et de dirigeants d’entreprises auxquels elle sait aussi parler. Cette rencontre face à une intime du couple Macron, la productrice de cinéma Sabrina Roubache, l’amène loin de ses terrains politiques attendus. L’habituée des saillies sur les réseaux sociaux joue alors sur la nuance. Quand elle réaffirme que l’élection présidentielle “a été volée aux Français”, c’est pour mieux expliquer qu’elle ne vise pas là “le fait que François Fillon ait été l’objet d’un procès médiatique mais le fait que les Français ont été privés d’un vrai choix au second tour de ce fait”. Là où elle dénonce d’ordinaire “le chantage humanitaire” des sauveteurs de SOS Méditerranée, elle dit plutôt “comprendre l’émotion” que suscite la crise migratoire.

Le cas de la mosquée des Caillols, une cité populaire du 12e arrondissement, a en tout cas montré que sur le terrain Valérie Boyer savait faire preuve d’un certain pragmatisme. Celle qui ne cesse de dénoncer le péril de l’islamisme en France, octroie comme de très nombreuses municipalités une salle municipale à l’association musulmane « Jardin de la paix » qui l’utilise en salle de prières. Une affaire dont n’a pas manqué de se saisir ses opposants opposants RN ou ex RN, Franck Allisio et Elisabeth Philippe. Allisio pilonne sur le sujet, dénonçant à coup de vidéos sur les réseaux sociaux une “mosquée clandestine hébergée dans un local municipal” et s’appuie sur un article de la Provence pour la qualifier de “salafiste” selon une note confidentielle du renseignement intérieur.

Valérie Boyer rétorque “tenir à dispositions tous les courriers adressés au préfet pour savoir ce qu’il en était exactement”, sans obtenir de réponse, et rappelle que l’octroi de la salle à cette association s’est fait pendant le mandat de son prédécesseur Robert Assante, dont elle était l’adjointe “mais pas en charge de ces sujets”.

La députée se défend par ailleurs de tout clientélisme. “Quand je me bats pour les chrétiens d’Orient ou contre la négation des génocide, j’estime que ce sont des causes universelles”, avance-t-elle avant de préciser que “quand on est élu on est effectivement représentant de son territoire”.

Une condamnation qui fait tache

Malgré ses efforts pour coller à l’électorat le plus à droite de son secteur, Valérie Boyer est jugée certains jugent “hautaine” et “facilement cassante”. L’exemple le plus marquant est sans doute le cas du licenciement de Marie-Laurence Macaluso qui du jour au lendemain a été écartée du dispositif politique de la députée. Après un arrêt maladie intervenu pendant la campagne des législatives 2012, cette assistante parlementaire a subi de multiples sanctions disciplinaires de la part de sa patronne avant un licenciement pur et simple. La cour d’appel d’Aix-en-Provence, dans la foulée des prud’hommes de Marseille, y a décelé un licenciement sans cause réelle et sérieuse et retenu le harcèlement moral de Valérie Boyer sur son employée. Selon nos informations, d’autres collaborateurs sont aussi partis las de leurs conditions de travail.

Son opposition ne manque pas de rappeler le temps qu’elle passe à Paris. “Elle a maintenant en plus l’excuse de ses cours à l’Institut des hautes études de la Défense nationale”, souffle Franck Allisio. L’élue reconnaît volontiers y avoir passé beaucoup de temps l’an dernier – 67 jours de septembre à juin – mais que cette formation a été fort utile par les temps troublés qui courent.

Cumul des mandats oblige, Valérie Boyer s’est effectivement quelque peu éloignée de ses questions locales en choisissant de garder son mandat parlementaire plutôt que la tête de la mairie d’arrondissement en 2017. Symbole d’un fonctionnement en cercle fermé autour de quelques proches, elle a choisi de propulser un membre de son premier cercle. Julien Ravier a été son assistant parlementaire avant qu’elle ne le propulse sur les listes municipales en 2014. Trois ans plus tard, il devenait maire de secteur, un poste aux compétences certes limitées mais au fort rôle symbolique rayonnant sur près de 120 000 habitants.

Mal aimée de la droite locale

Ce faisant, elle a fait fi de toutes les ambitions locales, portées par des élus bien plus capés que l’ancien attaché de presse de la Ville de Marseille. Des adjointes de longue date comme Sylvie Carrega ou Caroline Pozmentier ont été invitées à ravaler leurs ambitions. Ces dissidences ont été attisées puis débranchées par Jean-Claude Gaudin, finalement soucieux de ne pas froisser la parlementaire. Cela n’a pas empêché un élu moins capé de tenter sa chance. Didier Zanini, son ancien suppléant, a récolté 17 voix lors du vote en conseil municipal, soit seulement trois de moins que Julien Ravier qui n’a dû son salut qu’au vote de deux élus dissidents du Front national dont la conseillère municipale et régionale Elisabeth Philippe. “J’ai agi ainsi pour le secteur. Une coallition PS-LR dissidents-FN dissidents était ingouvernable”, estime cette dernière.

Cette victoire à l’arrachée est venue souligner le caractère peu consensuel de l’élue au sein de la droite locale. Ces opposants internes pestent contre un fonctionnement jugé “clanique” par plusieurs membres des Républicains. Autre exemple, son ancienne assistante parlementaire Marie-Laurence Macaluso n’a pas été ostracisée pour avoir porté atteinte à l’image d’une cadre locale. Au contraire, elle est devenue conseillère des 13e et 14e arrondissements, a figuré sur la liste LR aux régionales 2015 et obtenu un poste dans un satellite du conseil départemental dirigé par Martine Vassal.

À Saint-Barnabé, un noyau villageois traditionnellement acquis à la droite, certains lui reprochent plus globalement une attitude distante qui contraste avec ses prédécesseurs. “Le maire de 2008 à 2014 Robert Assante arpentait le quartier le quartier du matin au soir”, raconte André Tassano, le président du CIQ du quartier. “Avec sa collaboratrice, on faisait des visites du quartier une fois par mois pour voir ce qui n’allait pas. Ensuite on allait déjeuner”, se souvient de son côté Blanche Jaine, qui a longtemps dirigé le CIQ et est à 82 ans est une figure du quartier. Les deux regrettent que désormais il faille communiquer uniquement par mail. Et souvent sans obtenir de réponse. « Il y avait un langage direct avec du respect », soupire l’octogénaire.

Pour lui son implication à l’Assemblée nationale l’éloigne de facto du terrain. “On ne peut pas tout faire : quand elle mène la bataille contre la PMA à l’Assemblée, on peut comprendre qu’elle ne voit pas trop de quoi on parle avec nos avaloirs bouchés !”, reconnaît-il.

“C’est difficile mais je suis toujours là”

Dans le contexte d’une élection municipale découpée en huit paires d’arrondissements, cette difficulté à rassembler serait inévitablement un frein à une candidature de Valérie Boyer à la mairie centrale. Elle ne nie pas les tensions au sein de son camp mais estime qu’elles sont en grande partie derrière elle. “C’est difficile mais je suis toujours là. Après je ne fais pas partie du sérail, c’est sûr, mais je suis fidèle à ma famille politique et surtout à mes convictions”, souligne l’ancienne cadre médicale qui rappelle qu’on ne lui a pas toujours fait de cadeaux ce qui l’a conduit à parfois “être un peu indépendante”. Elle met en avant son bilan dans le logement, la lutte contre l’obésité : “j’ai obtenu que les titres restaurant puissent permettre d’acheter des fruits et légumes” ou la reconnaissance de l’indication géographique du savon de Marseille, même si cette labellisation semble au point mort.

Pour l’heure Valérie Boyer ménage le suspense quant à une éventuelle candidature à Marseille pour succéder à Gaudin. “Certains déclarent leur candidature [comme Bruno Gilles, ndlr]  mais il y a un temps pour tout. Il faut un projet. C’est ce à quoi nous travaillons : je suis confiante sur le fait que nous réussirons à construire un projet et qu’on présente un candidat qui conviennent aux Marseillais” expliquait-elle devant les Alumni Sciences po.  Alors que ses troupes sont dans l’attente d’un signe avant de se lancer dans la bataille, quel rôle jouera-t-elle vraiment ? “Je suis élue d’un territoire, il est hors de question que je ne participe pas aux municipales”, prévient-elle. Pourtant, c’est vers le scrutin européen que sa carrière pourrait la mener dans les mois à venir.

Jean-Marie Leforestier (Marsactu) et Lucie Delaporte (Mediapart)

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