Devant la justice, les industriels de Fos minimisent les conséquence de leurs pollutions
Le tribunal civil d’Aix examinait jeudi un premier cas d'habitante de Fos-sur-Mer qui assigne trois industriels pour troubles anormaux du voisinage. Face à son avocate qui rappelait les nombreuses infractions environnementales constatées, les entreprises se dédouanent de toute responsabilité et contestent même le fait qu’il y ait un problème de qualité de l’air.
Devant la justice, les industriels de Fos minimisent les conséquence de leurs pollutions
Dans le hall aux hautes colonnes du nouveau tribunal judiciaire d’Aix, jeudi matin, deux équipes de télévision ont tourné leurs caméras vers Daniel Moutet, président de l’Association de défense de l’environnement de Fos-sur-Mer (ADPLGF). "Regardez, ça c’est l’aciérie d’ArcelorMittal", dit-il en montrant une photo sur son téléphone portable. On y voit un nuage marron-beige qui coiffe l’installation sidérurgique de Fos. La photo date de décembre, mais les fumées ont persisté depuis. "Forcément, avec le mistral des derniers jours, ils en ont profité", déclare-t-il encore.
On essaie de faire bouger les choses, même si on a peu d’espoir que ça change
Karine Pithon
Pendant que le tribunal se penche sur les premières affaires de la journée – prestations de serment de notaires ou conflit autour des servitudes d’une propriété –, les journalistes interrogent les plaignants de ce procès pour "troubles anormaux du voisinage" contre des industriels de la zone de l’étang de Berre. Karine Pithon, ancienne habitante de Fos-sur-Mer dont le cas est examiné lors de cette première audience, a fait le déplacement depuis Pont-Saint-Esprit, en Ardèche, où elle a déménagé il y . . .
Arguments fallacieux : il ne fallait pas venir s installer là … le mistral … toutes ces stratégies visent à décourager des citoyens qui se battent pour un combat de santé publique.
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