À Marseille, la lutte contre le Covid-19 ne se prive pas des cliniques

Décryptage
le 8 Oct 2020
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Contrairement à une idée reçue, les établissements de santé privés font pleinement partie du dispositif de lutte contre le Covid-19 aux côtés de l'AP-HM. Si la première vague avait fait naître des griefs, les acteurs de terrain assurent que la coordination entre privé et public est désormais fluide.

L'hôpital européen à Marseille (Image LC)

L'hôpital européen à Marseille (Image LC)

Laurent Papazian et Élisabeth Cornesse racontent la même histoire. Le 13 mars, l’Agence régionale de santé (ARS) les convoque. Lui, chef de service en réanimation à l’AP-HM, elle, présidente de la commission médicale de la clinique privée Beauregard. À leurs côtés, un grand nombre de chevilles ouvrières des structures hospitalières publiques comme privées. “C’était une […]

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Commentaires

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  1. Brallaisse Brallaisse

    Article fouillé et qui replace bien l’église au milieu du village en mettant en lumière les missions respectives de l’hôpital public et de l’hôpital privé.
    En résumant brièvement, peut-être trop aux yeux de certains, l’hôpital public au service du public, l’hôpital privé au service du pognon. Quand on lit qu’en pleine pandémie que le privé s’est senti spolié, il n’y a rien à rajouter,la messe est dite.
    De temps en temps une petite piqûre de rappel du serment d’Hypocrate serait nécessaire à certains praticiens. Mais que voulez vous quand nous habitons la région où le Privé est le plus développé en France vs le Public et où les dépassements d’honoraires sont les plus répandus il n’y a pas grand chose à attendre.
    Je salue et remercie face à cela les marins pompiers et les urgences des CHU, personnels du public, qui font un boulot incroyable quand vous en avez besoin. De vrais médecins eux et pas des gestionnaires de fortune.

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    • juH juH

      Bravo, camarade !

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  2. Richard Mouren Richard Mouren

    Article instructif également pour les précisions sur les différences d’attitude, dans le secteur privé, entre les ESPIC non lucratifs (dont nous sommes heureusement bien pourvus à Marseille) et le privé lucratif qui se plaint de manque à gagner dans cette situation très préoccupante de la santé publique. Engagés contre le virus, mais pas trop………

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  3. jasmin jasmin

    Merci Marsactu de faire des efforts pour faire fonctionner nos cerveaux. Je suis contente de participer à votre aventure financièrement et en exerçant ce droit à a parole!
    Merci d’avoir éclairé un peu le système d’hôpitaux publics et privés, notamment à Marseille. C’est vrai que pour une fois, on peut dire que la COVID révèle une particularité “positive” de Marseille. ouf. J’avais entendu que le système des hôpitaux allemands, pour grande partie décentralisés et couvrant très bien le territoire, et surtout privés en majorité, s’était avéré une clé de la réussite de la lutte contre la COVID en Allemagne et expliqué leurs chiffres plutôt bas pour la taille du pays. En lisant votre article, on a l’impression que nous devons peut être aussi notre relatif succès, ou moindre désastre vis a vis de la COVID à notre système hospitalier local qui ressemble vaguement au système allemand. J’ai trouvé un article de 2007 du Think Tank FRAP qui explique la privatisation des hôpitaux allemands : https://www.ifrap.org/emploi-et-politiques-sociales/lallemagne-privatise-ses-hopitaux-publics-en-situation-dechec
    J’aimerais bien lire un jour un article approfondi sur le fonctionnement de l’ARS dans la région. Vu de loin, on a l’impression qu’elle a des “marges de progrès” comme on dit dans le politiquement correct. On a l’impression qu’elle exerce moins de créativité mais plus d’administratif dans la gestion de l’offre de santé. Par exemple, est ce que c’est normal que l’offre de santé vienne uniquement des prestataires? Pourquoi l’ARS ne fait pas un état des lieux des besoins en offre de santé, regarder dans quels soins et où il y a des besoins ou du surplus d’offres, et faire des appels d’offre? Est ce qu’on a dans une métropole de cette taille, des centres spécialisés pour la main, le coeur, les transplantations, les maladies rares, le poumon, les reins, la COVID, l’infertilité, la gynécologie etc etc?Est ce que l’offre couvre bien le territoire? Pourquoi est ce qu’une société privée de la santé ou une fondation va tout d’un coup décider d’ouvrir un hopital generaliste dans le 12ème, et l’ARS venir valider ou non le besoin? Ca devrait etre l’inverse. On espère que l’ARS ne se retrouve pas etre l’empêcheur de tourner en rond, au lieu d’être un moteur efficace, une locomotive.

    En tout cas, nous voila rassurés pour COVID en terme de réanimation. Peut etre qu’en laissant faire le système de manière aléatoire, les medecins arrivent à se débrouiller pour faire fonctionner le système avec ou sans ARS?

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