La voix du senior

Martine Vassal offre au « bel âge » des maisons en forme d’outil électoraliste

Enquête
le 5 Mar 2020
25

Depuis deux ans, elles se répandent étrangement sur le territoire. Dans la partie sud de Marseille, 11 maisons du bel âge créées par le département ont ouvert leurs portes au loisir des plus de 60 ans. Un dispositif qui vient s'ajouter à d'autres semblables et qui pose clairement le soupçon d'outil électoraliste.

Martine Vassal à l'élection de miss bel âge.

Martine Vassal à l'élection de miss bel âge.

Une immense salle de réception bondée. Plus de 500 têtes blanches applaudissent avec entrain. Sur scène, Martine Vassal, présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône. « Vous avez travaillé toute votre vie, fondé un foyer. Le département, quoi que l’on puisse vous dire, ne lâchera rien pour faire des personnes du bel âge sa priorité ! » Musique à fond, standing ovation… La scène se déroule en mars 2019 lors de l’élection de « Super mamie », sorte de concours de beauté dédié aux plus de 70 ans pour la première fois accueilli à l’hôtel du département.

Un an plus tard et alors qu’une nouvelle miss bel âge est sur le point d’être élue, c’est une autre élection qui attend Martine Vassal, le 15 et 22 mars 2020. « On ne devrait pas le dire mais Martine Vassal, maire de Marseille, on aimerait bien ! », s’enthousiasmait Évelyne, 64 ans, alors que la présidente n’était pas officiellement candidate. Devant cette salle conquise, cette dernière rappelait l’ensemble des avantages qu’offre sa collectivité aux personnes du « bel âge ». L’APA tout d’abord, allocation personnalisée d’autonomie instaurée en 2001 par la loi. Mais Martine Vassal se fait aussi très insistante sur sa nouvelle création : les « maisons du bel âge ».

En un peu plus de deux ans, 19 maisons du bel âge ont ouvert. Elles devraient être 50 courant 2020.

Depuis, celle qui est aussi présidente de la métropole a officiellement annoncé son souhait de s’asseoir sur le fauteuil de Jean-Claude Gaudin. Quant aux fameuses « maisons du bel âge », les « MBA », 19 ont ouvert depuis décembre 2017. Selon les prévisions du département, elles devraient être au nombre de 50 en 2020. De l’élection de Super mamie à celle du nouveau ou de la nouvelle maire, Marsactu a enquêté sur ces établissements à l’utilité douteuse, qui prennent plus la forme d’un outil électoraliste que celle d’un dispositif indispensable aux personnes âgées.

Répartition inégale sur le territoire

16 décembre 2017. Alors qu’elle coupe boulevard Longchamp (1er) le premier ruban d’une longue série d’inaugurations, Martine Vassal déclare : « Ces lieux ont pour vocation de réinventer le service public comme lieu créateur de lien social, en réinvestissant les centres-villes délaissés et les villages où les services à la population ont peu à peu disparu. » En 2018, elle sort encore ses ciseaux deux fois. En 2019, la cadence s’accélère nettement avec 11 inaugurations. Une montée en puissance qui se poursuit en 2020, avec cinq ouvertures en janvier et février. Des ouvertures dont on profite dans le département et à Marseille. Surtout à Marseille.

La ville où Martine Vassal espère devenir maire accueille 11 des 19 MBA. Quant à leur répartition dans la ville, elles se situent uniquement dans la partie centre et sud : la plus au nord se trouve plutôt à l’est, aux Trois-Lucs. Au-delà, soit dans la partie de la ville qui comprend les quartiers les plus pauvres et dénués de services publics, le lien social avec les personnes âgées n’a qu’à bien se tenir…

Ces nouveaux équipements sont tous implantés dans des secteurs favorables à LR.

Une bizarrerie qui s’expliquerait selon les services du département interrogés par nos confrères du Ravi (retrouvez dans l’édition de février un article déjà consacré à ce sujet par le mensuel satirique) par la volonté de les rendre accessibles en les plaçant « à proximité des transports en commun ». Autre argument, pour l’élu départemental chargé de ce dispositif, il ne s’agit là que d’un malheureux hasard. « C’est un souci de locaux », avance Maurice Rey, conseiller départemental aux personnes du bel âge. L’élu explique encore n’avoir pas réussi à signer de baux ni de contrats de location dans ces secteurs. Dans l’opposition, on a une autre explication. « Les MBA sont installées dans des arrondissements stratégiques, où il y a plus d’électorat de droite. Par contre, il n’y a pas de MBA dans le 15/16 ou le 13/14 », analyse Michèle Rubirola, conseillère départementale et tête de liste pour l’union de gauche Le printemps marseillais. Une autre source assure que « les locaux existent » aussi dans les autres secteurs. Pas de maisons non plus dans le 2/3 même si plusieurs projets sont en route. Soit, avec le 15/16 et le 13/14, les trois secteurs que la famille politique de Martine Vassal n’a pas réussi à conquérir lors des dernières élections municipales. Dit autrement, les maisons du bel âge marseillaises sont toutes implantées dans des secteurs favorables aux Républicains.

Capture d’écran Google map avec la répartition géographique des Maisons du bel âge marseillaises.

Espaces seniors, clubs seniors, pôles seniors…

Sur le site consacré à ces structures, trois actions sont mises en avant : informer, assurer une veille sanitaire et proposer des animations pour les plus de 60 ans. Des actions qui rappellent fortement celles de dispositifs déjà existants. Au premier rang desquels, les club seniors animés par une association mastodonte, satellite de la collectivité : l’Énergie solidarité 13 ou ES13. « L’ES13 vit grâce aux subventions du département. L’association a des clubs dans tous les quartiers, plus de 300 en tout dans le département », dépeint Geneviève Tranchida, conseillère départementale du groupe socialiste écologiste, anciennement membre de l’ES13 et présente sur les listes du Printemps marseillais. En 2019, le département a en effet versé 5 millions d’euros* à cette structure, « experte des loisirs pour les retraités à partir de 55 ans », faisant d’elle l’association la plus subventionnée par la collectivité.

Celle qui animait jadis le club seniors de Château-Gombert (13e) poursuit : « On propose dans les clubs, qui sont gérés par des bénévoles, des animations. Mais il existe aussi les espaces seniors. On peut s’y inscrire à des cours de mosaïque, être informés… C’est payant mais très peu cher. » Une cinquantaine d’espaces seniors maillent le territoire. Comme pour les clubs, la cotisation y est de 15 euros par an. « Elles sont bien, ces maisons, mais ça fait une chose en plus a payer alors qu’on pourrait regrouper tout cela ou une partie », conclut Geneviève Tranchida.

Une rapide superposition de la carte des espaces de l’ES13 et de celle des maisons du bel âge montre encore la proximité géographique entre ces différentes structures. Ainsi, aucune MBA marseillaise ne se trouve à plus d’un kilomètre d’un espace de l’ES13. Celle des Cinq-avenues est à seulement 80 mètres de l’espace ES13 Max-Dormoy ! La plus lointaine, à 800 mètres. Ceux qui ont fait ces quelques mètres ont sensiblement le même sentiment que la conseillère départementale citée plus haut. Habituée de la maison du bel âge de la Capelette mais aussi du club de l’ES13 Florian, Adrienne voit une seule différence entre ces deux structures : à la Maison du bel âge « c’est gratuit ! ».

« Unique en France »

Sans surprise, la comparaison met en rogne Maurice Rey. « La maison du bel âge est une structure départementale, entame-t-il. L’ES13 est associatif et ses clubs sont ouverts une ou deux journées par semaine. Ils n’ont pas pignon sur rue comme ici, où c’est ouvert tous les jours ! Dans les clubs de l’ES13, peut-on faire du yoga sur chaise ? Du walking foot ? Prendre des cours de sécurité routière ? Non, 90 % du temps c’est pour le loto », monte dans les tours l’élu Nouveau centre. Des sortes de clubs seniors améliorés ? « Les maisons du bel âge ce n’est pas mieux, c’est différent, poursuit-il. C’est unique en France. Dans les clubs de l’ES13 on ne peut pas faire ses papiers, on a pas l’information, l’accueil que l’on peut avoir dans les maisons du bel âge. »

Croyez-vous vraiment que nous aurions fait ça s’il n’y avait pas de besoin ?

Maurice Rey, vice-président du département

Un service qui est pourtant censé être l’adage des pôles info senior. Anciens CLIC (centre local d’information et de coordination), il s’agit de structures départementales décrites comme « des lieux de coordination de proximité destinés aux personnes de plus de 60 ans, à leur entourage et aux professionnels. » On en trouve dix dans le département, dont quatre à Marseille. Maurice Rey conclut : « Croyez-vous vraiment que nous aurions fait ça s’il n’y avait pas de besoin ? » Selon lui, 85 000 personnes se seraient déplacées dans une MBA en deux ans pour demander des services. Quant aux chiffres officiels, ils portent à 10 000 les usagers réguliers sur l’ensemble des maisons et à plus de 300 les nouvelles personnes qui viennent s’inscrire en moyenne chaque mois.

« Cette mesure a un réel intérêt, explique sur le même registre Patrick Campagnolo, syndicaliste UNSA au département. On sait qu’entre l’Ehpad et la retraite c’est compliqué. En terme de fréquentation c’est bien, on a trouvé une population intéressée ». Contacté par Marsactu, qui souhaitait savoir si un bilan de fréquentation digne de ce nom avait été réalisé, le département n’a pas souhaité répondre. Ex vice-président PS en charge de la politique pour les seniors – qui vient de rejoindre les listes de Martine Vassal – Denis Rossi est favorable à la création des maisons du bel âge. Il ajoute cependant : « Cela ne peut pas être un élément de superposition de dispositifs. Il faut du temps pour évaluer l’efficacité d’un dispositif. J’ai d’ailleurs demandé à ce qu’il y ait un bilan d’étape ».

« Sorties de luxe »

Sur place, les réponses sont parfois étonnantes. « Nous pouvons aider pour les démarches administratives, mais surtout nous proposons des sorties gratuites, explique-t-on à Marsactu, venu se renseigner pour ses aïeux. Il suffit de s’inscrire un mois à l’avance. Sinon, ils peuvent aussi venir prendre un café, jouer à des jeux de société, faire du yoga, du scrabble… » L’agent qui nous fait face avoue d’ailleurs n’avoir aucune formation particulière en ce qui concerne l’assistance administrative.

Au programme en 2019 à la MBA de Castellane : sorties au musée mais aussi visite de la chocolaterie de Puyricard ou encore, découverte de la réserve naturelle de Camargue.

Au programme en 2019 à la MBA de Castellane : sorties au musée mais aussi visite de la chocolaterie de Puyricard ou encore, découverte de la réserve naturelle de Camargue. « Nous proposons aussi une sortie au château de Tarascon, mais je préfère vous prévenir il y a 300 marches à monter… », informe-t-on. Il faut en effet être, peut-on lire sur le programme, « en bonne forme physique pour participer à ces balades qui restent peu accessibles aux personnes handicapées ou invalides. » Ces sorties sont entièrement gratuites. Hors Marseille, le transport est pris en charge. « J’ai plein de retours positifs, les gens sont supers contents, ils peuvent prendre des cours d’informatique », complète Mireille Azulay, présidente du CIQ de Castellane.

« Des réceptions sont organisées dans les MBA, à l’ES13 et dans les espaces seniors. Mais aux MBA, on est dans une catégorie au dessus, ce sont des gens plus dégourdis, plus favorisés », estime encore Michèle Rubirola. Dans l’un des centres municipaux d’animation de la ville, qui jouxte de quelques mètres une maison du bel âge, on a sensiblement le même avis sur ces nouveaux voisins. « Nous, nous recevons des personnes moins aisées, qui ont autres choses à penser, des choses de première nécessité par exemple. Là bas, ce sont des gens qui ont moins de difficultés financières. Ils proposent des sorties de luxe », y glisse-t-on avec amertume. Là encore, Maurice Rey ne peut s’empêcher de sourciller. « Pensez-vous que beaucoup de gens qui viennent ici [notre conversation a lieu à la maison de Saint-Loup, ndlr] gagnent plus de 1500 euros par mois ?! ». Les manteaux en fourrure et colliers de perles des vieilles dames venues pour l’inauguration pourraient aider à répondre par la positive. Mais il s’agit d’un point sur lequel Maurice Rey ne peut avoir d’éléments factuels : dans les maisons du bel âge, aucun justificatif de revenu n’est demandé.

Géneviève Tranchida image :

« En fait, c’est comme les barreaux d’une échelle. En bas il y a les clubs. Sur la marche au-dessus, les espaces seniors, où l’on peut faire à moindre frais de l’informatique, du théâtre, de la musique avec des profs qui se déplacent. Et puis les maisons du bel âge. C’est une échelle où progressent aussi les frais de fonctionnements, les dépenses.

500 000 de plus pour les MBA, 500 000 de moins pour l’ES13

En 2018, 300 000 euros ont été alloués par le département aux maisons du bel âge pour les frais de fonctionnement. 800 000 en 2019, soit 500 000 euros de plus. Hasard ou non, les subventions pour les frais de fonctionnement de l’ES13, association qui a vu le jour sous la présidence de Jean-Noël Guérini (alors PS), ont baissé de la même somme entre ces deux années. « Nous avons reconduit les 5 millions d’aide à l’ES13, nous ne sommes pas contre eux, ce sont deux unités complémentaires », défend encore l’élu départemental aux personnes âgées. Y a-t-il pour autant eu un effet de vase communicants ? « Comment ? Les aides à l’ES13 ne dépendent pas de mon budget », élude-t-il.

Parmi les opposants à Martine Vassal, on voit pourtant là une stratégie purement politique. « L’ES13 peut fonctionner mais elle préfère la dissoudre pour l’appeler maison du bel âge. Il faut dire que l’ES13 est une machine créée par les socialistes, confie-t-on en off dans les couloirs du bateau bleu. Alors on baisse les subventions d’un côté et on met des MBA agréables de l’autre. On nous dit que Martine Vassal est le chantre de la bonne gestion budgétaire, de la modernité, et de l’ouverture mais finalement, cela est assez symbolique de sa dualité. »

Parmi les frais de fonctionnement, on trouve notamment les salaires des agents, « des contractuels ou des gens recrutés à raison de trois postes par MBA », croit savoir Claudine Amoros, responsable FSU au département, qui prônait plutôt des postes à la vacance. « Au moins nous, on embauche ! », se félicite pour sa part Maurice Rey. Mais l’achat ou la location de locaux, représentent également un importante poste de dépense pour le département. Marsactu n’a pu obtenir de somme totale, mais à titre d’exemple, près de 14 000 euros sont versés chaque année pour la location d’un local transformé en MBA boulevard Jean-Jaurès, à La Ciotat. À Plan-de-Cuques, c’est un bien à 400 000 euros qu’a acheté le département pour y installer une maison du bel âge. À Marseille, la quasi-totalité des MBA se trouvent dans des locaux achetés.

Visée électoraliste ?

« Je ne vois pas l’utilité d’investir massivement dans des locaux. Pour moi c’est une opération de communication à visée électorale en direction des personnes âgées », poursuit la source citée plus haut. « Nous avons commencé à installer des maisons du bel âge en décembre 2017, nous n’avons pas attendu certaines échéances et nous allons continuer en 2020 », réfute Maurice Rey. Denis Rossi balaie également l’accusation : « De toute façon à chaque fois qu’un représentant politique lance une idée il y a toujours des polémiques sur les visées électoralistes. Il y a un apport certain pour une population. Les jeunes retraités sont oubliés, ils n’ont plus les avantages des comités d’entreprises, sont en perte d’activité. Et cela crée de l’emploi de catégorie A et surtout C. »

Si, comme ailleurs, le vieillissement de la population est à l’œuvre dans les Bouches-du-Rhône, le département se distingue pourtant par sa jeunesse, comme l’indique l’Insee. Pour 100 jeunes de moins de 20 ans, 75 personnes âgées de 60 ans ou plus y résident. « Quand on touche le troisième âge, on sait qu’il n’y a qu’eux qui votent, fait part de son expérience Geneviève Tranchida. Quand on les touche, ils répondent, et vont aux urnes oui, mais pas toujours dans le bon sens. » Les jeunes, sont eux plus aptes à bouder les urnes, et surtout, pas tous en âge de voter. Tous sont pourtant sous la responsabilité du département.

*Modification apportée le 05/03/2020 à 11h55

Actualisation le 16 avril à 14 h 12: Correction du nombre de maisons du bel âge dans le chapeau de l’article.

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Commentaires

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  1. barbapapa barbapapa

    Autant de cynisme, de crapulerie avec l’argent public, ça mériterait le dépôt d’une plainte pour « discriminations sociales et urbaines » comme l’a fait la mairie de La Courneuve. Sauf que là, c’est pire, les discriminations s’exercent à l’intérieur d’une même commune !

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    • BLeD BLeD

      J’ai une autre preuve du rôle d’officine électoraliste de ces Maisons du Bel Âge – et pas seulement en direction des personnes âgées. Peu de temps après l’inauguration de celle du boulevard Longchamp, des flyers ont été déposés dans les boîtes-aux-lettres du quartier, offrant un nettoyage gratuit des portes d’immeubles taguées. Il fallait s’adresser à la MBA… Une voisine a sollicité ce service. Ce n’est bien sûr pas un retraité qui s’est présenté pour accomplir cette tâche, mais un très jeune garçon, armé d’un petit rouleau et d’un pot de vilaine peinture marron. En un quart d’heure chrono, il a recouvert les tags en badigeonnant à la « gacha empègue » la belle porte d’entrée en bois naturel, laissant derrière lui des moulures mal recouvertes et des dégoulinures sur les poignées et le mur. Pas sûr que les habitants de cet immeuble votent Vassal aux prochaines municipales !!

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  2. Richard Mouren Richard Mouren

    J’ai 71 ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. (d’après P.Nizan). Je suis très heureux de l’appellation de troisième âge, qui correspond exactement à la réalité. Hormis cette nouvelle terminologie cosmétique très racoleuse, c’est assez impressionnant que tout cet argent puisse être consacré à des activités gratuites sans justificatif de revenu, alors que les subventions sont en chute libre pour les organismes qui ont une action effective dans ce domaine (sans oublier les EHPAD. Qué grand malheur que ce « malheureux hasard » qui n’a pas permis l’installation de MBA dans la moitié (nord, évidemment) de la ville.
    Je constate que Denis Rossi, qui a endossé une nouvelle veste qui ne semble pas le gêner aux entournures, est ici en service commandé en tant que justificatif de « gôche » du LR. C’est bien, Denis, tu fais le job!

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    • leravidemilo leravidemilo

      Si vous veniez à connaitre un modèle de veste qui puisse « gêner » Denis Rossi lorsqu’il l’endosse, je vous serez reconnaissant de bien vouloir me l’indiquer. Je n’ai jamais pu la trouver, alors que je rêve depuis longtemps de lui offrir. Je l’ai toujours vu barboter sur son secteur, dans une aisance admirable et une confiance absolue de l’avenir du système qui lui a donné vie (publique) et qu’il incarne (pour le coup s’est approprié) parfaitement.
      Parmi les divers ralliements significatifs à la dangereuse équipe Vassal, celui ci se place haut dans l’échelle et montre à quel point, sauf prise de conscience massive des marseillais.es le defferrisme est parti pour dépasser les 7 et quelques décennies qu’il nous a déjà infligé.

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  3. Amaury Amaury

    Tout est ciblé et financé par nos soins, pour la campagne de Martine Vassal via le département : on cible les églises, les maisons de retraite, les CIQ, les marins-pompiers etc., avec à chaque fois une « aide » financière de Martine Vassal (toujours écrit en gros) via le département (toujours écrit en petit). Au passage on arrose les potes des entreprises de BTP, on promet des postes et voilà un électorat en ordre de marche.
    Qui pourrait mettre le nez dans tout cela et lancer une action en justice concrète ?!

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  4. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Une preuve de plus, s’il en fallait, de la malfaisance du découpage de Marseille en secteurs électoraux : il suffit aux élus malintentionnés d’investir au maximum dans quatre d’entre eux, sur huit, pour décrocher la majorité au conseil municipal. On le voit avec ces maisons du « bel âge » (sic), le critère d’investissement n’est donc pas le besoin social réel et l’absence de services publics sur le terrain, mais la rentabilité électorale. Beurk ! Dégageons-les !

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    • leravidemilo leravidemilo

      Et pensons itou à dégager cette loi de décentralisation portée en 82 par Gaston Defferre…

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  5. LN LN

    L’APA n’est pas un avantage mais un droit. Et un droit pour tous.
    C’est une allocation en nature octroyée aux personnes de plus de 60 ans SOUS conditions de ressources ET graduée en fonction de la perte d’autonomie dans le but de pouvoir vivre chez soi le plus longtemps. Je passe sous silence lorsqu’elle est attribuée directement par le CD aux maisons de retraites quand la personne n’a plus le choix que de quitter sa maison ! Autre scandale.
    Or, il se trouve que le CD13 a depuis le début (vers 1991) attribué des aides à des personnes qui n’en n’avaient pas besoin (la copine, le cousin, la grand-mère ect…) et l’enveloppe a diminué d’année en année, imposant des critères d’obtention drastiques.
    Du coup, je ne vois pas pourquoi, dans ces MBA électorales et de loisirs pour des gens en pleine forme et argentés est abordé ce sujet. A moins que…
    Quand on sait qu’à un certain âge on est vulnérable, influençable, on appelle ca de la manipulation non ?

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    • PromeneurIndigné PromeneurIndigné

      On pourrait aussi qualifier ces agissements d’abus de faiblesse. Non ?

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  6. patrick patrick

    cher marsactu, allez demander au groupe de supporteurs « winners » pour qui ils roulent (alors qu’ils se revendiquent de gauche et anti-raciste) depuis la subvention de 70 000 € que MV leur a octroyée… là c’est pas le « bel âge » mais le beau virage.

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    • Ben-J_Comalipa Ben-J_Comalipa

      Coeur avec les doigts ! Il est temps de remuer le caca de chez M. Zeroual et ses « anti-fa » gaudino-vassalistes

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  7. Manipulite Manipulite

    C’est un grand classique que de transformer le 3 ème âge en armée de réserve électorale docile pour les majorités en place. Ah les colis de Noël de Msieur et Madame Balkany !
    A Aix-en-Provence, « Maryse » est adulée par les bénéficiaires du CCAS et autres associations du 3ème âge : invitations et transport au Pasino pour des goûters et diverses autres (je n’ose dire) gâteries.
    Le jour des élections ces personnes sont transportées gracieusement vers les bureaux de vote…Qui s’intéresse aux programmes et aux bilans ?

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  8. reuze reuze

    Un énorme merci à Violette Artaud et l’équipe de Marsactu pour cette enquête sur un sujet étrangement passé sous silence jusqu’ici.
    Le département devrait publier toutes les données des MBA: budget, activités, fréquentation… Je suis effaré de constater qu’une collectivité de la taille du CG13 puisse créer de nouvelles structures, sur des compétences facultatives, sans aucune analyse d’impact sérieuse alors que dans le même temps cette même collectivité est défaillante sur plusieurs de ses compétences obligatoires.

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    • pascal pascal

      ces maison du bel âge ressemblent à des clubs du 3e âge. le maintien du lien social permet de retarder la dépendance, c’est intéressant mais cela fait doublons avec des choses existantes par ailleurs. politiquement c’est facile, pas trop cher et cela se voit. Quid des politiques personnes âgées du département, le 2e département le plus riche de France: . A 19 euros de l’heures, les salariés des service d’aide à domicile qu’il financent et agrées on d’énormes difficultés de recrutement à tel point qu’il n’est pas possible de répondre aux besoins. Par ailleurs difficile de trouver des aides pour aménager son appartement en conséquence. En conclusion, mieux vaut un retraité en bonne santé que dépendant…à chacun de choisir!

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  9. Brallaisse Brallaisse

    La décentralisation a créé des monstres qui confondent deniers publics et cassette personnelle.

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  10. MarsKaa MarsKaa

    Tu m etonnes que la blanche Martine ait annulé sa participation au direct de Marsactu…. ils font que l »embêter, ils sont mechants, ils disent pas qu’elle est la plus belle et la plus gentille de la classe !

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  11. Nicolas Nicolas

    Si cet électoralisme est répugnant de cynisme et d’opportunisme, il peut nous pousser aussi, je pense, à « nous » interroger. Je dis « nous » pour les habitant.e.s disons bobo (pour aller vite même si les raccourcis sont toujours malvenus) de ce centre-ville visé par Martine Vamal. Je prenais récemment un magazine du CIQ dans une boulangerie rue Consolat qui faisait l’éloge de Martine en édito. Première réaction : mais c’est quoi cette officine de droite avec le cache-sexe comité de quartier ? Puis, deuxième réaction : je suis dans le quartier à poussettes et bar à bières artisanalo-ethniques et qui va assister, voire adhérer, à ces CIQ qui sont ouverts à tous ? Qui fait l’effort, certes pénible, d’aller faire du nombre dans une réunion (mensuelle) pour faire entendre d’autres sons de cloche que ceux des « vieux » qui y vont ? Réponse : pas grand-monde, je pense. Que les électeur.trice.s de Marsactu qui seraient intéressés par y aller me le disent, car moi non plus, je ne l’ai jamais inscrit dans mon agenda, évidemment trop occupé pour en faire une priorité. Mais ça mériterait d’aller y apporter notre vision, non ? Comme ça, on peut se lamenter mais en tentant aussi quelque chose qui est à notre portée (moyennant un apéro en moins un soir dans le mois)

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  12. Pitxitxi Pitxitxi

    En bonne élève de Gaudin, Martine a compris comment ça marchait pour se faire élire : arroser les personnes âgées, bien dociles, qui sont toujours promptes à enfiler leur plus beau costume du dimanche et à filer en déambulateur s’il le faut pour aller glisser leur bulletin dans l’urne. Comme dit plus haut, cette recette est répandue à Levallois, à Aix, mais aussi à Orange par le peu recommandable Bompard (et probablement ailleurs, loin s’en faut).

    Et pendant ce temps, les bénéficiaires du RSA se sont vus sucrer leur gratuité dans les transports et leurs primes de Noël. Mais bon hein, ils doivent être moins dociles et doivent voter « moins bien »…

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  13. PromeneurIndigné PromeneurIndigné

    Avant la Révolution de 1789, on disait en Provence : « Parlement, (qui siégeait à Aix-en-Provence) mistral et Durance » sont les trois fléaux de la Provence. Depuis la Durance a été canalisée, le mistral souffle moins souvent,. En revanche ,notamment les lois Deferre, Raffarin Hollande NOTre (sic) etc. ont ressuscité les féodalités et démultiplié le Parlement de Provence avec entre autres la Région PACA et la Métropole Aix-Marseille. Avec à peine 40 ans d’existence, la décentralisation, qui coûte un pognon de dingue, comme dirait l’autre, est une catastrophe.

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  14. jemamo13 jemamo13

    Il y’en a une qui va ouvrir sur le forum des Carmes à Istres. Encore une opération avec des fonds publics pour sauver le fiasco de Bernardini alors qu’Istres à de multiples structures pour les plus de 60 ans.

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  15. Tarama Tarama

    On pourrait renommer la photo d’illustration: « le baiser de la mort ».

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    • barbapapa barbapapa

      Peut-être toussottait-elle avec une mini fièvre pour annuler au dernier moment le RV chez Marsactu, avant de filer chez Raoult dès le lendemain de l’élection ?

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  16. pas glop pas glop

    Le conseil départemental ouvre des maisons du bel âge un peu partout (enfin pas n’importe où !) et dans le même temps ne fait pas grand chose pour le centre gérontologique départemental (CGD) qui est le seul Ehpad public à Marseille. Électoralement parlant le CGD ne doit pas faire le poids… Les personnels soignants en nombre insuffisant bien évidemment en temps normal doivent en temps de de pandémie travailler dans des conditions très dures et acheter eux-mêmes une partie de leur matériel de protection.

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  17. jasmin jasmin

    Pour avoir écouté longuement Martine Vassal présenter son bilan et ses projets, je dois dire qu’elle sait prendre la parole en public, elle a du courage face à l’adversaire, elle a une vision très juste et large des enjeux et de ce qui se passe, et elle sait parfaitement ce qui est à prendre ou à laisser dans les propos de sa « cour », elle a un réseau énorme, et elle dégage de l’intelligence et de la sympathie. On lui donnerait le bon dieu sans réfléchir.

    Et puis, on regarde autour de nous ce que la métropole est sensée faire à Marseille, et on s’écroule. Une ville sale, sous-équipée en mobilier urbain du type toilettes publiques, bancs, lieux accessibles aux personnes à mobilité réduite, les voies cyclables non signalées, les espaces verts non entretenus. Tout le monde voit ce désastre. Et en même temps, on voit Aix en Provence, la ville riche avec une mairesse magouilleuse et mafieuse de la même famille politique, drainer plus que son lot sur sa ville. Et on commence à se poser des questions sur la capacité à gérer une métropole pareille pour quelqu’un qui est dans cette fonction et dans l’ombre de la ville depuis longtemps.

    On regarde les voeux du nouvel an interminables, chers pour le contribuable. On voit ces maisons du bel âge redondantes avec d’autres, les postes offerts à untel ou untel. Le système de réseaux s’entretient et se reproduit à l’infini. On se dit, quel gâchis d’avoir une personne avec tant de qualités, faisant si peu pour Marseille, et si préoccupée par son image et le fait de rester en poste, qu’elle ne s’occupe que des coups d’éclat visibles qui entretiennent la position au pouvoir.

    Ce qu’on attend du président de la métropole, c’est de gérer notre argent du contribuable en bonne mère de famille et de s’occuper de l’énorme nez en plein milieu de la figure de la métropole, c’est à dire la ville de Marseille. Pas pour ouvrir d’autres maisons de bel âge avec des responsabilités identiques aux autres existantes, mais d’améliorer ce qui existait déjà, et surtout nettoyer la ville, installer des toilettes, rendre la ville accessible aux personnes à mobilité réduite.

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