Les experts judiciaires remontent aux causes des effondrements du 5 novembre
Le 17 juin dernier, les deux experts mandatés par les juges d'instruction qui enquêtent sur les effondrements de la rue d'Aubagne ont rendu leur rapport. Ils donnent notamment leur avis sur les causes de ce drame.
Le lieu des effondrements, en cours de déblaiement fin 2018. (Image VA)
Le 5 novembre 2018, deux immeubles se sont effondrés sans faire de bruit ou presque. C'est ce qu'indique un agent de la Ville, qui s'affairait sur une borne, à 50 mètres à peine des 63 et 65 rue d'Aubagne. Il a vu un morceau se détacher du toit puis les immeubles s'écrouler en s'affaissant sur place. "Ce qui m'a surpris entre autres, c'est que cet effondrement n'a fait aucun bruit", explique-t-il aux policiers. Une passante qui assiste à la même scène décrit pour sa part "des bruits comme des travaux" et les immeubles qui s'affaissent en quelques secondes.
Ces témoignages font parties des milliers de données que Fabrice Mazaud et Henri de Lépinay ont épluchées et synthétisées pour rédiger le rapport d'expertise remis aux juges d'instruction, le 17 juin dernier. Un rapport mentionné par Le Monde le 3 juillet. Au fil de ces 463 pages que Marsactu a pu consulter, les deux hommes de l'art dissèquent avec minutie les causes multiples qui ont amené à ce drame. Pour y parvenir, ces experts ont embrassé large. Ils se sont outillés d'une expertise historique et patrimoniale qui remonte aux origines de la rue, soit au XVIIIe siècle. Ils ont également fait procéder à une reconstitution en 3D des trois immeubles effondrés pour modéliser leur rupture.
Une cloison devenue "support intermédiaire fortuit"
Jour par jour, puis heure par heure, ils ont . . .
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Complètement halluciné de lire que les experts n’ont pas été inquiets de constater différentes dégradations qui semblent pourtant avoir joué un rôle majeur dans ce désastre. C’est vraiment pas rassurant quant à leur rôle dans toute cette histoire, et dans les nombreux cas que l’on croise depuis…
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et maintenant, les suites judiciaires seront-elles à la hauteur de cette faillite collective ?
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