[En accès libre] C’était 2016 sur Marsactu

Actualité
Jean-Marie Leforestier
31 décembre 2016 2

Nous vous proposons une sélection de douze articles qui ont marqué l'année 2016 sur Marsactu. Pour les redécouvrir mais aussi pour les partager.

Ça ne nous arrive pas souvent, mais pour ce week-end on manquait un peu d’inspiration. Alors place à une rétrospective, une resucée, un florilège, un best-of. Bref, un retour sur nos articles de l’année qui s’achève ce samedi soir. Pour Marsactu, cette année était la première d’une nouvelle formule, sur abonnement. Cela nous a certainement poussés à nous éloigner davantage de la petite phrase, à privilégier les articles de temps long, inédits. Le leitmotiv était de proposer à nos lecteurs ce qu’ils ne liraient pas ailleurs.

Aussi, cette sélection de douze articles, un par mois, n’est ni la liste des plus lus ni un résumé de l’actualité de Marseille et du département des 365 jours passés. Il s’agit au contraire d’un échantillon, souhaité représentatif, de notre travail, de nos choix. Certains articles ont « marché », ont été lus et partagés quand d’autres sont restés à notre plus grand dam confidentiels. Et pour que vous puissiez faire découvrir Marsactu autour de vous, tous sont en accès libre.

JANVIER – Airbnb, locations à la carte

Les dix plus gros utilisateurs recensés par Marsactu totalisent 153 offres de location.

Avec plus de 4000 offres à Marseille, la plate-forme de location Airbnb a fait son nid. Marsactu a « aspiré » ces annonces grâce à un robot informatique parcourant automatiquement les pages. A l’arrivée, cela nous permet de vous proposer un décryptage inédit de ce phénomène où l’esprit de partage cohabite avec la rentabilité des investissements.

Lire :  [C’est mon data] A qui profite Airbnb à Marseille ?

FÉVRIER – Valérie Boyer condamnée aux prud’hommes

Ce n’est pas une condamnation pénale mais cette décision fait forcément tâche pour cette députée Les Républicains proche de François Fillon, spécialisée qui plus est dans les questions de santé. Changement brutal de fiches de poste, avertissements multiples et parfois injustifiés sont retenus par le jugement pour qualifier le harcèlement moral sur son ex assistante parlementaire. « Le préjudice enduré est largement majoré par le contexte dans lequel le harcèlement est intervenu, en ce sens que Marie-Laurence Macaluso venait de subir [une grave maladie] », tranche-t-il. Bilan : la députée doit verser à son ancienne collaboratrice 37 000 euros.

Lire :  La députée Valérie Boyer condamnée pour harcèlement moral aux prud’hommes

MARS – Bernard Foccroulle pousse le monde de la culture à se réinventer

Bernard Foccroulle dans son bureau (dessin d’après croquis de Ben 8)

Bernard Foccroulle n’est pas de ceux qui se cantonnent à leur domaine sans regarder autour. Pour le directeur du festival lyrique d’Aix-En-Provence, l’élection régionale qui a vu le Front national atteindre son plus haut niveau jamais connu avec plus de 40 % des voix a été un choc. A ses yeux, le monde de la culture doit réagir. « Nous n’avons pas réussi à créer des passerelles entre la culture, l’éducation et le monde social. Il est grand temps de le faire », exhorte-t-il. Un long entretien, puissant et utile, illustré par les dessins de Ben8.

Lire : Bernard Foccroulle : « Le monde de la culture reproduit les clivages de la société »

AVRIL – La complainte des écoles vétustes

La mairie de Marseille a connu un début d’année difficile. Tour à tour, une enseignante lanceuse d’alerte, Charlotte Magri, dont nous avions les premiers publié la tribune, des parents d’élèves, des journaux ont souligné le mauvais état de nombre d’écoles. Aux yeux du maire et de ses équipes, chaque exemple était un cas isolé quand il ne s’agissait pas d’un coup monté. Nous avons alors lancé une enquête participative pour inciter les instits, les parents, les agents techniques des écoles à témoigner de l’état des bâtiments. 228 réponses plus tard, Marsactu dresse une carte qui souligne que le mauvais état des écoles est une réalité du nord au sud de la ville.

Lire : Enquête participative : du Nord au Sud, la complainte des écoles vétustes

MAI – La Martigues gallo-romaine révélée puis enterrée à nouveau

Jean Chausserie-Laprée replace un clou placé sur le négatif d’une poutre. Elle servait peut-être à des offrandes métalliques.

Le site est impressionnant. Sous les yeux des badauds, Maritima avaticorum, ville gallo-romaine devenue Martigues, dévoile son maillage au hasard de la rénovation du lycée Paul-Langevin. Le service archéologique de la Ville de Martigues dirigé par Jean Chausserie-Laprée y découvre notamment un trésor de pièces d’or. Mais ce décor révélé ne suffira pas à convaincre les autorités d’offrir à ces vestiges un avenir muséal. Il en reste un reportage en texte et photo.

Lire : Qui sauvera les vestiges de la Martigues gallo-romaine ?

JUIN – Vivre à la Castellane

C’est sans doute la cité la plus connue de Marseille. Les autorités s’attaquent enfin à sa rénovation. Mais quel est le quotidien de ses habitants ? En plusieurs étapes et en décalant le regard, notre série va au delà des faits-divers. Les points de vue du médecin, de l’ouvrier ou de l’instit se croisent et décrivent un quartier miné par le chômage et la précarité.

Lire notre série « Vivre à la Castellane »

JUILLET – Ravier dilapide ses troupes

Deux ans et demi après une élection municipale en forme de succès avec la conquête de la mairie des 13e et 14e arrondissements, le leader frontiste Stéphane Ravier n’en finit plus de perdre ses soutiens. En ce début d’été, son adjoint aux sports René Annibaldi est écarté de la mairie d’arrondissements. Il raconte les pressions exercées par le maire sur son équipe et déterre une étonnante histoire de facture impayée. Trois mois plus tard, ce sont les deux premiers adjoints qui démissionneront et créeront dans la foulée un groupe dissident au conseil municipal.

Lire : Stéphane Ravier vire un adjoint gênant sur fond de mairie FN en crise

AOÛT – Le mythe enraciné du reboisement

Les grands incendies de l’été, de Vitrolles aux Pennes-Mirabeau puis dans les calanques ont marqué l’été et modifié pour longtemps les paysages. Dès lors, vite replanter devient un réflexe pour tout de suite reprendre la main. C’est ce qui avait été fait au début des années 90 après l’incendie de la Sainte-Victoire, comme ailleurs. Mais les experts sont formels : s’il a une vertu apaisante pour les populations, le reboisement indifférencié n’a pas d’intérêt pour la recomposition des forêts.

Lire : Le mythe enraciné du reboisement

SEPTEMBRE – Goudron contre nature dans la Nerthe

La ferme Cossimond

Depuis des années, le Conservatoire du littoral cherche à acquérir la ferme Cossimond et ses alentours. Cette ancienne colonie de vacances, propriété de Lafarge, pourrait devenir une « porte d’entrée » du massif de la Nerthe, lieu d’éducation à l’environnement. Mais le cimentier met dans la balance la réalisation d’un échangeur routier pour desservir ses carrières. Un deal inhabituel que l’entreprise finit par obtenir de l’État.

Lire : Dans la Nerthe, Lafarge offre 90 hectares de colline contre un échangeur routier

OCTOBRE – Quand les patrons aiment l’argent public

C’est un entrelacs que personne n’avait jamais démêlé. L’antenne locale du Medef, l’UPE 13, reçoit un nombre important de subventions de la chambre de commerce et d’industrie (CCI), institution publique présidée par un de ses membres. Les circuits de transfert d’argent sont nombreux tant le syndicat patronal s’est doté d’un maximum de satellites chargés d’animer la vie économique. A l’arrivée, l’enquête démontre l’importance des sommes en jeu et le peu d’entrain de la CCI et de l’UPE pour dissiper l’opacité qui entoure leurs comptes.

Lire : Comment la chambre de commerce finance la galaxie de l’UPE 13

NOVEMBRE – Les combats à la chaîne des femmes de chambre

Des femmes de chambre manifestent devant l’Intercontinental.

Un à un, elles font changer les règles dans les beaux hôtels de la ville. D’établissement en établissement, aidées par le syndicat CNT-SO, ces salariées de prestataires font reconnaître un paiement bien inférieur au SMIC et obtiennent de meilleures conditions de travail. Décryptage.

Lire : Pourquoi la révolte des femmes de chambre fait tache d’huile

DÉCEMBRE – Samia Ghali plonge dans l’eau chlorée

La sénatrice et maire des 15e et 16e arrondissements a obtenu de la Ville et de la communauté urbaine de Marseille la régularisation de sa piscine, pourtant jugée illégale par la justice pénale. Un étonnant tour de passe-passe que nous révélons dans le cadre d’une enquête commune avec Mediapart alors que l’élue est visée par une enquête préliminaire du parquet national financier.

Lire : Comment la sénatrice Samia Ghali a fait régulariser sa piscine

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commentaires

  1. julijo julijo

    Bravo pari tenu, votre sélection est bonne.
    Vous avez effectivement privilégié les infos qui ont « bercé » l’année. Je les ai retrouvé avec plaisir et intérêt, et la plupart ne sont jamais « sorties » ailleurs. Grâce à vous et votre travail quotidien je crois que j’ai été moins bête !!!

    Merci à toute l’équipe, et tous mes voeux pour que 2017 rende votre journal de plus en plus pérenne et incontournable pour les citoyens (éclairés) que nous sommes.
    Pour chacun d’entre vous, recevez mon affection républicaine.

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    • Clémentine Vaysse Clémentine Vaysse

      Bonjour Julijo,
      Merci pour votre message et vos vœux. A mon tour, au nom de la rédaction, de vous souhaiter une bonne année. Merci, aussi, pour votre fidélité à notre média.

      Signaler

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