Un lundi soir à La Criée

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le 13 Fév 2013
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Un lundi soir à La Criée
Un lundi soir à La Criée

Un lundi soir à La Criée

"L'affluence raconterait beaucoup plus que les contenus". C'est signé d'Olivier Bertrand, le correspondant local de Libération, dans "Chroniques de Mars" son nouveau blog relooké. Il n'était pas là lundi soir, mais la formule est juste. Toute proportion gardée, le parallèle avec la soirée de lancement de #MP2013 est plutôt bien vue. Une affluence qui a surpris  tout le monde – plus de 1000 personnes selon les organisateurs, 850 selon la police – y compris nous-mêmes, et 1000 excuses à tous ceux qui n'ont pas pu entrer, une foule curieuse, avide, et au final pas mal de frustration.

On a sans doute trop parlé de Tapie, de nos magnifiques nombrils et pas assez de Marseille, d'indépendance et de presse. Les journalistes de La Provence se sont sentis agressés, méprisés, blessés et ils l'ont fait savoir, à leur façon. Nous aurions sûrement dû leur donner une plus grande place, à nos côtés, à la tribune. Nous aurions aussi dû beaucoup plus faire parler la salle, ouvrir plus le débat, mais la liste de ceux qui souhaitaient s'exprimer était longue et les contraintes techniques (le débat était filmé) et de timing (extinction des feux à 22H30 ), ont rendu les choses compliquées.

Malgré tout, nous sommes heureux d'avoir pu mettre en avant le travail de Laurent Mauduit, sans doute l'un des journalistes français qui a le plus enquêté sur Bernard Tapie, de faire remonter sur scène Michel Samson, un des très bons observateurs et connaisseurs de la vie politique marseillaise et dont la parole est devenue rare. Edwy Plenel a défendu sabre au clair Médiapart "un petit poisson qui lutte dans un océan peuplé de très gros poissons et très pollué"

 

 

5 milliards d'euros d'aides à la presse  

De notre côté, nous pensons que l'indépendance de la presse passe avant tout par la transparence, et que contrairement à ce qu'a déclaré récemment Bernard Tapie "l'Etat n'a pas à intervenir dans une affaire privée tant qu'on ne lui doit pas d'argent, et tant que nous ne lui en demandons pas", la presse d'information étant largement subventionnée par de l'argent public, soit sous forme d'aides à la presse, soit sous forme de budgets publicitaires des collectivités locales et des annonces légales, les citoyens ont a minima le droit de savoir et doivent nous interroger sur l'utilisation qui est faite d'une partie de leurs impôts.

Tout ce qui est d'intérêt public doit être rendu public 

Edwy Plenel a rappelé lundi soir la phrase de Jean-Sylvain Bailly, premier Président du Tiers-Etat. Nous qui, tous les jours, réclamons la transparence de la part des élus et des entreprises nous nous devons de montrer l'exemple. Hier, la Cour des Comptes vient d'ailleurs de réclamer cette transparence dans un rapport cinglant sur ces aides à la presse. Entre 2009, et 2011, la presse a reçu près de 5 milliards d'euros, pour un bilan désastreux.

Tapie qui se réclame du libéralisme, de la libre concurrence, va en réalité également profiter de ces aides. Toujours selon la Cour des Comptes, entre 2009 et 2011, La Provence et Nice Matin ont touché un peu plus de 2,7 millions d'euros, soit entre 7 et 6 centimes par exemplaire. De notre côté, nous réclamons que l'attribution de ces aides soit transparente et équitable. Car les sites d'information dits "IPG" (d'information politique et générale), reconnus par la CPPAP (commission paritaire des publications et des agences de presse) comme l'est Marsactu – il faut pour ça notamment avoir au moins un journaliste en CDI – peuvent aussi bénéficier d'une partie de ces aides, dans un fonds de soutien qui s'appelle le Spel. Mais les montants attribués au numérique sont très faibles et longs à obtenir.

Marsactu et son financement

Comme l'écrit la Cour des Comptes, sur les 58 millions d'euros que constituent le Spel, seulement 9,7 millions ont été dépensés. Un immense gâchis d'argent public déjà dénoncé par le récent rapport du député Michel Françaix. De notre côté, au sein du Spiil, syndicat de la presse d'information indépendante en ligne, dont nous sommes membres comme Médiapart, nous militons pour que ces aides soient réformées, rendues publiques, mais aussi mieux contrôlées et mieux ciblées. Est-il normal que Télé 7 jours et d'autres magazines de programme télé fassent partie de ceux qui sont les plus aidés ? Il faudrait qu'en face il y ait également par exemple des critères de création d'emplois. Jusqu'à présent Marsactu n'a pas bénéficié de ces aides, nous avons fait des demandes qui ont été acceptées, mais compte-tenu des délais de traitement de ces dossiers, nos projets étaient abandonnés quand nous avons obtenu l'accord de financement. Nous devrions toucher notre première aide cette année, qui est de 11 000 euros pour le financement des versions mobiles, tablettes et smart phone de notre site. Il s'agit d'une aide qui correspond à 60% du financement du projet global. Tous les sites d'information y ont droit, laprovence.com également. Pour continuer dans la transparence, beaucoup nous ont interpellé ces derniers jours, à juste titre sur nos financements.

 

 

 

Marsactu est édité par Raj Médias une société anonyme à action simplifiée que j'ai créé en 2009 et où j'ai investi 25 000 euros d'économie, tirés de mes indemnités de départ du groupe Lagardère où j'avais passé presque 15 ans. J'ai ensuite ouvert mon capital en septembre dernier, comme je l'avais annoncé à l'époque, à Frédéric Chevalier fondateur et président du conseil de surveillance de High Co, via son fonds d'investissement Booster Invest. Frédéric est un très bon connaisseur du numérique. Il a participé par exemple au financement de Easy Voyages et de Rue du Commerce, et a une très bonne connaissance du marché de la communication. C'est aussi un patron engagé dans la vie locale, il a notamment été Président du Top 20, le "cac 40" des entreprises marseillaises. Une présidence dont il a démissionné l'an dernier.

les subventions, pour tout le monde ou pour personne

Je reste de mon côté l'actionnaire majoritaire de Raj Médias, j'en suis le président et le directeur de la rédaction de Marsactu. Nous avons fait le choix d'un modèle publicitaire, qui, au moins jusqu'à aujourd'hui, nous semblait être le plus efficace pour faire perdurer notre projet. C'est un choix que la quasi-totalité des "pure-players " d'infos, nationaux et locaux ont également fait. Et là-aussi nous avons choisi la transparence vis à vis de nos lecteurs. A chaque papier publié qui concerne un des annonceurs de Marsactu, nous le signalons à la fin de l'article via un "disclosure". D'autre part nous rendons publique les montants de nos aides à la presse, mais aussi les dépenses publicitaires de nos annonceurs publics.

Comme je l'ai indiqué lundi soir, Marsactu a reçu un peu moins de 5000 euros du Conseil Général et la même somme du Conseil Régional en 3 ans. Et rien de MPM ni de la ville de Marseille. En 2012, nous allons réaliser un peu moins de 100 000 euros de chiffre d'affaires, pour des charges de l'ordre de 350 000 euros, principalement des salaires, et donc une perte d'environ 250 000 euros. Comme nous l'avons fait pour les deux exercices précédents nos comptes 2012 seront publiés dès que nous les aurons définitivement arrêtés, avant fin juin 2013. C'est donc d'une part les annonceurs publicitaires qui financent Marsactu, et j'en profite pour les en remercier, et d'autre part les deux actionnaires actuels et de la dette bancaire. En 2013, nous devrions approcher  l'équilibre, mais nous réfléchissons à la possibilité d'un modèle mixte avec une vitrine gratuite, et une partie réservée aux abonnés.

Le fait du prince

Mais comme je l'ai indiqué lundi soir, la presse internet est en position de concurrence déloyale. Car la TVA sur la presse papier est de 2% quand celle de la presse en ligne est de 19,6% ce qui a forcément un impact très important sur le prix "facial" d'un abonnement, quand la décision de s'abonner ou non se joue à l'euro près. Tout ça pour dire que créer un média nouveau à Marseille, c'est difficile et risqué, que nos petites et jeunes entreprises sont très fragiles. Nous avons créé en 3 ans, 5 emplois dont 4 pour des jeunes journalistes.

Nous n'avons rien contre La Provence et ses journalistes, à aucun moment je crois, je n'ai donné de leçon d'indépendance à qui que ce soit. A la Criée ou ailleurs. Nous voulons simplement que l'arrivée de Tapie ne renforce pas ce qui est déjà un quasi monopole sur le marché de l'information locale, et nous aimerions plus de loyauté dans le versement des aides publiques, mais aussi une plus grande transparence et une meilleure égalité de traitement dans l'attribution des budgets publicitaires des collectivités, qui dépendent aujourd'hui du "fait du prince" et du bon vouloir de Jean-Claude Gaudin, Jean-Noël Guérini, Eugène Caselli et Michel Vauzelle.

Sans parler des annonces légales, plusieurs millions d'euros sont attribués chaque année à la presse locale, auxquels les sites d'info comme le nôtre n'ont pas droit. Voilà de quoi alimenter un peu le débat sur l'indépendance de la presse et son financement, et voilà aussi pourquoi l'arrivée de Tapie nous inquiète. Les subventions, les aides publiques, les budgets pubs des collectivités locales, et les annonces légales, pour tout le monde ou pour personne. C'est notre seul message. Juste pouvoir continuer à faire notre job.  

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Commentaires

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  1. Anonyme Anonyme

    “Des charges de l’ordre de 350 000 euros, principalement des salaires” ??
    Vous vous payez combien pour arriver à autant de salaire…

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  2. Anonyme Anonyme

    Pierre l’important c’est qu’il y ait des prochaines fois.

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  3. Avé Avé

    Bravo! En espérant pour vous que les changements potentiels de têtes aux prochaines élections locales (même si ça restera encore le fait du prince) apporteront un peu plus d’équité, et que votre voix sera entendue pour une réforme plus en profondeur de l’aide au numérique.

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  4. Cortomarseille Cortomarseille

    En 2011 le SPEL a distribué moins de 14 M€ pour une aide totale(directe et indirecte, TVA à taux réduit…) à la Presse de l’ordre de 1 500 M€ par an. Cherchez l’erreur. Léquilibre entre subvensions, budgets publicitaire et indépendance reste un vrai métier.

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  5. Cortomarseille Cortomarseille

    J’oubliai la subvention Google annoncée à 60 M€ pour l’aide au numérique.
    Vous allez voir qu’on est capable de l’utiliser pour équiper les porteurs de journeaux papier de GPS android en 3D!

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  6. Anonyme Anonyme

    Cher M. Boucaud,
    « Il vient toujours un temps où il faut choisir entre la contemplation et l’action. Cela s’appelle devenir un homme  ».
    Albert CAMUS
    On est Citizen Kane OU Albert Londres. Robert Hersant OU Georges Orwell. faut choisir. C’est comme ça.
    Vouloir développer un « modèle économique » qui vous garanti à la fois de garder une capacité d’endettement vis-à-vis des banksters TOUT en ayant prétention à les dénoncer, c’est pas possible.
    J’ai l’impression que vous n’avez pas VRAIMENT encore choisi. Alors que les plumitifs de La Provence, oui. Ils ont fait leur choix, et ils l’assument sans vergogne. Ca rend leur griefs légitimes. Dommage.

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  7. carnap carnap

    je vois pas le rapport entre Tapie et le fait que la presse locale soit “subventionnée” par les annonces des collectivités, ça existait sans Tapie, ça existerait si Tapie n’était pas là… Pourquoi le fait que Tapie arrive fait que Marsactu se réveille sur ces sujets ? C’est vraiment une fixation sur lui….

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  8. Anonyme Anonyme

    Marsactu semble honnête, transparent est c’est une vraie bouffée d’air libérateur sur l’information locale à Marseille
    Pour ce qui est de l’achat de publicités par les institutionnels, ceux-ci sont soumis à le faire chaque année sous forme de marchés et appels d’offres (loi Sapin) c’est dans cette direction qu’il faut aller pour réclamer son du ! (il s’agit d’argent public, qui ne doit pas être géré selon le fait du prince) et il n’y a aucune raison qu’ils ne le fassent que pour la presse papier, et par ex. La Provence numérique et d’autres titres web bénéficient de publicités institutionnelles. Si Marsactu, organe de presse reconnu, peut prouver qu’il bénéficie d’une certaine audience, la contrepartie de cette audience devrait se traduire en volumes de publicités de la part des institutionnels mairie, conseil général, conseil régional et cum

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  9. Pierre de Siorac Pierre de Siorac

    Je ne suis pas venu à cette soirée car si je soutien à 100% l’existence d’un journal comme marsactu je trouve que le sujet de la soirée était ambigu pour ne pas dire casse-gueule. Faire venir big moustache pourquoi pas, mais le sujet Tapie est un faux sujet à l’échelle marseillaise, en tout cas à ce stade. C’est juste un symptôme. Un symptôme lié à l’image de la ville (cf la sortie lamentable d’Ariane Chemin sur le sujet), un symptôme de tous les problèmes que rencontrent cette ville, et au premier chef sa pauvreté. Je serais venu volontiers à un débat sur les politiques locales en faveur du développement économique (inexistantes évidemment), ou sur la réforme des institutions (put… mais c’est quand même hallucinant qu’il n’y ait pas des transports en commun décents sur une telle agglomération : la faute à qui ?) ou sur tout sujet qui concerne directement les marseillais.
    Et si j’étais Marsactu je me tiendrais pour l’instant en embuscade sur le sujet Tapie pour sortir un vrai papier qui pique très fort si ce dernier dépasse la ligne jaune (ce qui ne manquera pas d’arriver).
    Ceci dit sincèrement un très grand bravo les gars et les filles pour votre travail, et keep up the great work comme on dit dans le jargon.

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  10. KIKOU KIKOU

    En quoi Tapie va-t-il attirer l’argent des collectivités ? De Guérini peut-être, qui a mis La Provence à l’amende depuis deux ans. Mais en traitant Vauzelle de “faux cul” dans le JDD, il a plutôt perdu des points dans la course au budget de la Région…

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  11. Anonyme Anonyme

    Bravo Marsactu pour savoir reconnaître les erreurs de lundi soir, bravo pour la transparence. Cependant pas d’accord avec Olivier Bertrand : la forte affluence prouve qu’il y avait VRAIMENT beaucoup d’attentes, et donc… beaucoup de déçus !

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  12. chloé chloé

    Depuis l’arrivée de Tapie, la Provence c’est la presse officielle comme dans une dictature, aucune recherche, aucune critique, juste la publication intacte des communiqués de Presse de Gaudin. N’y cherchait pas de scoop c’est pas leur rôle. Tapie le toutou de Gaudin !!!

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  13. Prometheus Prometheus

    Je reste un peu déçu de la conclusion du débat. A qui vont les aides publiques et comment mieux distribuer cette “manne”. Dire qu’avec Tapie ça ne changera pas du tout, c’est lui faire un procès d’intention, et par là même accorder du crédit à Tapie. Je pense que même si X avait racheté la presse locale cela ne changerait rien également. Il faut séparer les deux questions. Traiter la question Tapie d’une part et la question de la dépendance financière d’autre part. Me concernant je préfère que vous dépendiez d’avantage d’un mécène que des aides publiques. Quand je vois comment son t traitées les associations accrocs aux aides publiques. En revanche, il faut réfléchir à des modalités de financement citoyennes pour des médias de votre type. Que se soit sur le modèle du don ou du modèle type my major compagnie. Imaginez un peu que Marsactu soit une sorte de “my major journal”. Tapie pourra toujours se gratter. Et peut être que même que le niveau de votre dette baissera. Enfin, j’espère que Marsactu ne tapera pas sur Tapie juste pour le fun. Je serai plus que désappointé si vous en faisiez vous-même une victime. Car vous savez que cela le rend encore plus sympathique pour les Marseillais. essayons de rester objectif avec tapie. essayons d’inventer de nouveaux moyens d’indépendance que l’aide publique.

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  14. JL41 JL41

    « Parce que l’indépendance de la presse passe d’abord par son indépendance financière », dites-vous en introduction, c’est-à-dire par des subventions adéquates si je vous ai bien compris. Et pareil pour le Ravi. Alors pourquoi pas une presse d’Etat, où le journaliste du haut de son excellence pourrait mépriser le lecteur ?

    Vous nous avez bassiné avec Tapie. En termes militants la cause est entendue, mais on n’était pas venu rencontrer des militants qui se sont répétés à l’infini, on était venu pour dialoguer avec des journalistes.

    Vous faites un peu votre mea culpa, il n’empêche que j’ai été déçu de cette soirée où il n’y a pas eu d’échanges avec le public, qu’il s’agisse de la tribune où vous étiez, ou des journalistes de la Provence qui ont pu s’exprimer brièvement. Heureusement. Donc nous qui vous lisons et qui vous achetons, nous pour qui vous dites faire votre boulot, vous ne cherchez même pas à savoir ce que nous attendons ? Comme on le voit avec Mediapart, le Canard ou Charlie-Hebdo, nous sommes pourtant prêts à en payer le prix.

    Un bon exemple de liberté d’expression et d’article pas chiant dans le Nouvel Economiste, la presse on ne peut plus officielle : http://www.lenouveleconomiste.fr/il-y-a-deux-marseille-celle-qui-existe-et-celle-qui-nexiste-pas-17600/

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  15. Janus Janus

    Dans le cadre des débats Organisé par l’hebdomadaire Marianne, sur le thème : L’argent et l’éthique. Débats publics et gratuits, les 14 – 15 -16 février 2013 au Centre Universitaire Méditerranéen de Nice…(Colloque équivalant à celui de Marseille : (Pour défendre la liberté d’expression, Marsactu, Le Ravi et Médiapart s’unissent et proposent une grande soirée de débat, le 11 février prochain, à 20 heures, à La Criée. )

    A Nice, donc, Mes questions s’adressaient à Monsieur OLIVIER BISCAYE…. Quel argent pour quel media ?…Concernant le Groupe Nice Matin, (j’ignore, jusqu’à preuve du contraire), si l’argent de Mr Philippe Hersant et celui de Mr Bernard Tapi, est illicite ou pas, c’est à la justice d’en juger. Cela n’est pas de ma compétence… Mais ce qui m’intéresse en tant que lecteur, c’est le média en situation de monopole régional dans le sud-est de la France, en l’occurrence le groupe Nice Matin. Je ne suis donc pas hors sujet !..Questions :..Nice Matin a publié dimanche 10 février 2013 une interview-entretien, sous le titre (Jeannette Bougrab : “La France est schizophrène” à l’occasion de la publication de son livre : Ma République se meurt. Édition Grasset. Propos Recueillis Par Mr Christian Huault (Les questions du journaliste étaient pertinentes et les réponses de Madame Bougrab extrêmement intéressantes)..Marianne a également publié : Sous le Titre (Jeannette Bougrab, les colères d’une Berrichonne), Non pas une interview, mais un très intéressant article écrit par Mr Eric Conan , AVEC DES EXTRAITS du livre : de Madame Bougrab….Or, une amie sous le pseudo de « Gigi la Niçoise » « Azuronaute » inscrite au journal Nice Matin.com, a donc copiée des extraits du livre dans l’article de Marianne, en toute légalité a fait un copié collé (avec son commentaire) et l’a postée le 11 février courant, dans sa « contribution » de Nice Matin.com… Mais votre service de modération, Mr BISCAYE a supprimé ce commentaire qui incluait, DES EXTRAITS DU LIVRE ! Pourquoi cette suppression ? …Alors que « Marianne » publiait ces extraits ?.. Si ce n’est pas dans le cas d’une exclusivité contractuelle, entre Madame Bougrab et Marianne, pour qu’elles autres raisons ?…
    Monsieur OLIVIER BISCAYE, Vous qui êtes DIRECTEUR DES REDACTIONS du Groupe Nice-Matin (Nice-Matin/Var-matin/Corse-Matin/Monaco-Matin)… N’êtes-vous pas supposé, comme vous le mentionnait en marge de votre Blog, (suivre particulièrement l’actualité politique, économique et sociale nationale et régionale) ? Et j’ajoute.. Informer aussi complètement que possible les lecteurs et lectrices de Nice Matin ?… afin ….d’.éviter l’indigence médiocre d’une information tronquée ! Ou, orientée politiquement ?.. À moins que vous ne soyez pas un journal d’informations généraliste comme vous donnez l’impression de le prétendre, mais un journal d’opinons, ce qui est, évidemment respectable à condition de le dire clairement ! Les exemples de qualité ne manquent pas….
    Est-ce que le fait de publier les propos, pour le moins embarrassants, de ces personnages concernés et.. très connus, auraient eu une incidence sur vos recettes publicitaires ?…Ou s’agissait-il de ménager des « amis politique » et ce, au détriment de vos lecteurs et lectrices en les privant d’une information très complète, de faits avérés…Je vous (supposait) démocrate et donc en mesure de réagir de la meilleure des façons à ces questions critiques que j’avais souhaitées aussi courtoises que possibles…. Mais la suite démontre que vous avez, vraiment, mis à mal mon esprit, habituellement plutôt « modéré ». Car, en effet, vous avez répondu !…..VOUS M’AVEZ REPONDU !…. À moi « ami de Gigi la Niçoise » à ces questions (en plus court) que je vous ai posé lors du débat « Quel argent, pour quel média ? » entre Mr NICOLAS BEYTOUT, journaliste, écrivain, Mr MAURICE SZAFRAN, PDG de Marianne, et vous-même, Monsieur OLIVIER BISCAYE comme « modérateur » Débat Organisé par l’hebdomadaire Marianne, sur le thème : L’argent et l’éthique. Débats publics et gratuits, les 14 – 15 -16 février 2013 au Centre Universitaire Méditerranéen de Nice…. ET C’EST DANS CE CONTEXTE QUE VOUS AVEZ REPONDU DE LA PLUS EXEMPLAIRE, « langue de bois »« de chêne et de chaîne » QUI SOIT ! Je vous cite (la suppression du commentaire de « Gigi la Niçoise » que je ne connais pas, par le service de modération du journal Nice Matin, était sûrement due au fait que le commentaire était, soit trop long, soit ne respectait pas la charte du journal)… Ces deux « raisons » SONT INEXACTES ET VOUS LE SAVEZ. En conclusion, Monsieur OLIVIER BISCAYE, je vous ACCUSE, de Mauvaise foi, de censure, et de publier dans Nice Matin de la (désinformation) délibérément ! Posté dans Marsactu sous mon pseudo de « Janus »

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