Pussy Riot : la mauvaise blague marseillaise en images

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Jean-Marie Leforestier
20 Août 2012 1

Assis sur un banc, cagoulés pour rendre hommage aux chanteuses des Pussy Riot. Quelques soutiens au groupe punk – on vous en parlait vendredi – s'étaient rassemblées la semaine dernière dans le 8e devant le consulat de Russie pour dénoncer les poursuites engagées après que ces jeunes femmes aient lancé une prière anti-Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. Leur éviction rapide par la police a paru aux interpellés "ridicule" et le comportement (le zèle ?) des forces de l'ordre marseillaises a eu les honneurs ce matin du Guardian.

Cette jolie publicité a curieusement jeté un froid au sein de la police marseillaise, les différents services (préfecture, direction départementale de la sécurité publique, etc.) s'étant passés le mot pour en dire le moins possible sur "l'affaire". Depuis vendredi, les autorités ne semblent pas encore avoir choisi la raison de ces petits tours au poste. Loi sur la burqa ou article du code pénal interdisant le port de cagoule lors de manifestation, le coeur d'Alain Gardère et de ses équipes balance puis préfère la seconde option (mais Rue89 a compris l'inverse) : l'article R 645-14.

Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public.

Bon, bon, bon, comme on dit dans ces cas-là, on a les bandes et on vous laisse déceler "les atteintes à l'ordre public" contenues dans cette vidéo. D'abord, les manifestants (très menaçants), une discussion avec ce qui semble être un policier en civil puis l'interpellation dans le calme. Peut-être que les images réveilleront les politiques marseillais, pour le moment bien silencieux sur le sujet, et, pourquoi pas, quelques socialistes aujourd'hui au pouvoir qui avaient largement critiqué le décret anti-cagoules pris par Fillon. Magnéto Esther.

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