Patrice Halimi : la pollution de l'air est "une catastrophe lente"

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Julien Vinzent_
3 Août 2012 4

Question pour automobilistes coincés dans les bouchons de ce week-end de chassé-croisé : qu'est-ce qui tue 200 personnes par an à Marseille ? Les règlements de comptes ? Heureusement on n'en est pas là. Les chauffards ivres ? Ces faits divers tragiques sont là encore heureusement plus rares. Le coupable est la pollution de l'air, qui provoque une "catastrophe lente" dans notre "région sinistrée" en la matière, nous explique Patrice Halimi.

Mais, même en ce jour de dépassement du seuil pour les particules fines (le tube de cette année), il n'est bien sûr pas question de traîner devant les tribunaux le moindre automobiliste ou industriel. Une sanction plus collective se profile cependant : la France est menacée de lourdes amendes par la Commission européenne, pour le non-respect récurrent des seuils sanitaires, notamment dans le Sud-Est.

Pour le remède, le même schéma prévaut, note le chirurgien-pédiatre : "l'impact sanitaire est individuel mais les solutions ne sont que collectives". L'occasion de faire le tour des pistes : réduction de la vitesse sur les autoroutes, voies réservées pour les navettes inter-urbaines, amélioration des transports en commun, augmentation de la part du rail dans le fret. Même s'il déplore "une mobilisation pas à la hauteur de l'enjeu" de la part des pouvoirs publics et observe chez les habitants "une lassitude, comme une malédiction", Patrice Halimi met en avant l'activisme de nombreuses associations et d'initiatives (pédibus mis en place par les parents…). Magnéto Guillaume :

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