Logement social : à Bouc-Bel-Air, la solitude du maire pavillonnaire
Avec 10 % de logements sociaux et un production insuffisante, la commune aisée de Bouc-Bel-Air est "carencée" par le préfet. Son maire Richard Mallié tentait ce jeudi de plaider sa cause au tribunal administratif. Celle d'un espace périurbain aisé, écartelé entre les contradictions.
Bouc-Bel-Air. Photo : Pommiebastards, via Flickr CC.
"Brièvement, nous sommes en retard et le programme est chargé." Dans la salle d'audience du tribunal administratif, le président de la 5e chambre tente de concilier convenance républicaine et gestion du planning. En face, Richard Mallié n'a pas ceint l'écharpe tricolore, mais reste maire (LR) et ancien questeur de l'Assemblée nationale.
L'élu de Bouc-Bel-Air est venu défendre en personne la demande d'annulation d'un arrêté du préfet qui sanctionne sa commune pour ses mesures "insuffisantes pour répondre à l’accélération significative de la production de logements locatifs sociaux nécessaire au regard des besoins". Depuis 2020, plus de 200 000 euros sont prélevés chaque année sur le budget communal.
"On nous sanctionne, mais nous n'avons plus la compétence", plaide celui qui gère les affaires municipales depuis 1989. Ces quelques minutes réclamées par son avocat pour exposer la situation "sur le fond", après ses arguments de forme, ne devraient pas peser bien lourd dans les débats face au cadre réglementaire.
Cette procédure, dite de "carence", est régulière depuis la loi SRU de 2000, qui vise à atteindre 25 % de logements sociaux dans les grandes agglomérations. Après avoir bénéficié d'une dispense du préfet lors du précédent bilan, au vu de ses efforts, Bouc-Bel-Air, 10 % de logements sociaux, s'est faite épingler . . .
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s’il voulait et acceptait de batir du logement social, en locatif ou en accession, il pourrait largement, suffit de modifier le PLU et de donner des droits à batir plus conséquents en secteur urbain, plutôt que de demander d’étaler encore la Ville ! marre de ces maires
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Ne nous voilons pas la face : ces communes, essentiellement pavillonnaire, ne veulent surtout pas de logements type HLM pourvoyeuses d’habitants pauvres. Pauvres = délinquance, trafics divers et ambiance anxiogène. Les habitants sont d’accord pour que leur commune paye des sanctions, les maires concernés en font même un argument électoral!
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et les habitants de cette commune peuvent venir rapidement dans les cités es quartiers nord acheter leur drogue sans souci.
moins de délinquance et moins de trafics pour le maire pavillonnaire…..
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Quelle mauvaise foi dans lzs arguments du maire…
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