Georgette T. et Chadi Y., marchands de sommeil ordinaires face à la justice

Reportage
le 22 Juin 2021
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Le parquet de Marseille promettait une "audience dédiée" symbolique du combat judiciaire contre l'habitat indigne. Au bout de quelques couacs de procédure, seules deux affaires racontent les sales petites affaires de propriétaires indélicats.

Chadi Y., propriétaire d'un immeuble rue Saint-Pierre, a assuré que son immeuble était "refait à neuf". (Dessin Ben8)
Chadi Y., propriétaire d'un immeuble rue Saint-Pierre, a assuré que son immeuble était "refait à neuf". (Dessin Ben8)

Chadi Y., propriétaire d'un immeuble rue Saint-Pierre, a assuré que son immeuble était "refait à neuf". (Dessin Ben8)

La promesse était celle d'une "audience dédiée" à l'habitat indigne. Six dossiers qui méritaient bien un dossier de presse pour dire l'effort fait par le parquet de Marseille dans la lutte menée depuis les effondrements du 5 novembre 2018. Il y a l'intention et la réalité du tribunal : un dossier jamais arrivé jusqu'à la présidente, l'avocat d'un prévenu retenu aux assises, des parties civiles convoquées trois jours avant l'audience... De renvoi en renvoi, il ne reste plus que deux histoires qui touchent la barre du tribunal ce lundi 21 juin.

Georgette T. se présente en clopinant. Elle s'aide d'une béquille et ne peut se tenir face au tribunal. Elle comparaît assise, parle d'une petite voix matinée de l'accent de son Cameroun natal. La présidente Céline Ballerini doit sans cesse répéter ses phrases pour que la greffière puisse noter ses réponses. Il lui est reprochée d'avoir mis en danger "par violation manifestement délibérée d'une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence" ses deux locataires et un voisin, partie civile.

Versements de la CAF et petits bricolages maison

Georgette T. n'a pas de métier, elle gère avec l'argent que lui donne son mari des biens qu'elle met en location, comme ces deux appartements, sis au 5 rue Caussemille (3e). Le 22 novembre 2018, les marins-pompiers y interviennent en urgence. En cette sombre et pluvieuse période, ils passent leur temps à procéder à des évacuations. On croise des gens avec des valises, hagards, les hôtels se remplissent.

Dans cet immeuble défraîchi, les désordres sont plus frappants qu'ailleurs : l'immeuble est . . .

Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

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1 commentaire


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  1. PromeneurIndigné

    Le délibéré a-t-il été rendu dans l’affaire  » L’ILOT JOUVEN, symbole d’une ville gangrenée par les taudis  » ??

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