François Cervantès explore la généalogie des acteurs
François Cervantès explore la généalogie des acteurs
Pieds nus, les acteurs se meuvent lentement sur la scène. L’un après l’autre - et durant tout le spectacle - ils évoquent une anecdote personnellement vécue ou familiale : « Je suis Catherine, j’ai huit ans, je suis rouquine… Moi je suis Dominique, j’ai quinze ans et je veux être acteur…» Parfois, un ancêtre convoqué sur scène affronte sa descendance empathique ou survoltée. Les mots sont tantôt crus, tantôt tendres, souvent drôles. Subitement, les cinq acteurs s’élancent, tourbillonnent, bondissent dans un mouvement désordonné et bruyant. Sans doute est-ce là une façon d’extraire de leur corps le poison de l’amertume…Ou, bien au contraire, de libérer un grand rire contagieux. Rien de plus logique pour François Cervantès : « Dans cette pièce, ce n’est pas le texte qui est premier, c’est le corps qui libère une forme de . . .
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