La Méditerranée face au « terrible appétit des compagnies pétrolières »
L'association WWF publie un rapport fouillé qui détaille l'impact des activités économiques sur la Méditerranée et la manière dont le développement des trafics peut s'accompagner d'une protection du milieu. Co-auteur du rapport, Denis Ody détaille les modalités d'un développement durable.
La Méditerranée face au « terrible appétit des compagnies pétrolières »
Pendant un an, le bureau marseillais de l'association WWF (Fonds mondial pour la nature, en anglais World Wide Fund) a piloté un projet concernant l'impact des activités économiques sur le milieu marin en Méditerranée. Financée par un programme européen et par le ministère du développement durable, l'organisation a rassemblé des données dans les huit pays où elle a un bureau (Espagne, Italie, Grèce, Chypre, Malte, France).
Ce travail a donné lieu à six rapports nationaux et deux rapports de synthèse, l'un sur l'Adriatique et l'autre sur la Méditerrranée. À chaque fois, des cartes viennent appuyer la présentation des données. C'est en partant d'elles que nous avons choisi d'interroger l'un des représentants de WWF à Marseille. Docteur en océanologie et co-rédacteur du rapport, Denis Ody en explique les principaux enseignements.
Le rapport révèle l'existence de zones de tension en Méditerranée, où cohabitent développement économique et richesse écologique. Les faire ressortir était-il le but de ce travail ?
Denis Ody : Pour reprendre l'origine de ce projet, nous avons vu arriver de très loin la planification de l'espace maritime. L'expérience a montré que c'est avant tout un outil de développement et non un outil de gestion de l'environnement . . .
Commentaires
0 commentaire
ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné⋅e.