La France insoumise veut abandonner le projet de gare souterraine à Marseille Saint-Charles
Après avoir présenté un programme complet pour les municipales à Marseille il y a près de deux mois, La France insoumise (LFI) sort, à cinq jours du premier tour, de nouvelles mesures clinquantes. Ce mardi 10 mars, le candidat Sébastien Delogu et certains de ses colistiers ont présenté à la presse leur vision pour « Marseille 2033 ».
Elle repose tout d’abord sur une transformation du port avec le retour d’activités logistiques, un accès à la digue du large par des navettes maritimes, un nouveau projet pour le J1 et le J4, mais surtout une fin planifiée et échelonnée pour les croisières. Maxime Champion, quinzième sur la liste, détaille : « Une centaine de personnes travaillent sur les croisières au Grand Port maritime de Marseille (GPMM), quand on leur aura trouvé des alternatives professionnelles, on mettra fin aux croisières. » Il indique aussi : « On ne veut pas de troisième quai électrifié, on arrête aussi le projet d’électrification des quais pour les croisières et graduellement, on fait reculer le nombre de passages. Ça prendra le temps qu’il faut, trois ou sept ans. »
Outre une place plus importante pour l’économie circulaire, le lancement de petites manufactures, la mise en place d’îlots de fraîcheur, la création d’une piscine de proximité dans chaque secteur de la ville, LFI veut aussi arrêter le projet de gare souterraine à la gare de Marseille Saint-Charles, estimant que les quatre milliards d’euros investis ne serviraient « qu’à faire gagner trente minutes aux Parisiens sur la ligne Paris-Nice ». Imrane Trocmé, septième sur la liste, explique qu’avec ce budget, LFI veut prolonger la ligne 2 de métro vers l’hôpital Nord (15e arrondissement) et La Pomme (11e), mais également en créer une nouvelle de Saint-Jérôme (13e) à Saint-Charles (1er), ainsi qu’un RER métropolitain qui traverserait la ville avec une gare capable d’accueillir des trains à grande vitesse (TGV) à la Blancarde (4e).
Le tout en poursuivant les projets du plan Marseille en grand, de l’extension du tramway à celui de la Belle de Mai (3e) et des Catalans (7e), s’ils sont validés par les comités populaires que LFI prévoit de lancer. « Pour le deuxième tour on vous donne la carte complète de nos projets transports », ironise Sébastien Barles, du collectif Vaï, troisième sur la liste.

Messieurs les anglais, tirez-vous les premiers
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