Une “géographie des périls” dans les logements marseillais
Depuis fin 2018, les cadenas fermant les immeubles en péril se sont multipliés dans les rues de Marseille. (Photo LC)
C’est un panorama édifiant. La Marseillaise de ce mercredi 11 mars dresse, avec Élisabeth Dorier, géographe au laboratoire Population Environnement Développement (LPED) d’Aix-Marseille Université, une géographie des périls dans les logements marseillais. Cette photographie révèle “des contrastes et des contrariétés” dans la présence de l’habitat indigne sur notre territoire, écrivent nos confrères.
La géographe note que 2 343 arrêtés de péril ont été pris entre novembre 2018 — et le drame de la rue d’Aubagne — et septembre 2025. Et si elle salue l’action volontariste de la Ville de Marseille, elle remarque que “Benoît Payan reste tributaire de politiques partenariales largement pilotées et financées par l’État et la métropole”. Dans le même temps, les évacuations sont, elles, en baisse et les mainlevées des périls se poursuivent : elles ont concerné 251 immeubles en 2025 et 220 en 2024, contre seulement 79 en 2021, note La Marseillaise. Concernant les travaux d’office, une autorisation de programme a été ouverte en 2020 pour 48 millions d’euros par la municipalité. “En 2024, 40 chantiers ont été achevés, qui avaient mobilisé 3,9 millions d’euros aux frais avancés des propriétaires défaillants, contre 4,2 millions en 2023. Huit chantiers ont été achevés en 2025, cinq nouveaux ouverts au dernier trimestre dernier. Vingt-trois immeubles sont encore pris en charge”, souligne le quotidien.
Point crucial, enfin, que celui du relogement. Entre 2018 et 2025, 3 498 ménages, soit 7 776 personnes, ont été évacués à Marseille. Seuls 12 % de ces ménages ont bénéficié d’un relogement dans le parc social. Un “faible taux” qui réclame “la production de logements sociaux et exige un changement de braquet de la métropole”, pose Élisabeth Dorier, qui ajoute : “La marge de manœuvre de la Ville en relogement est très faible, car la métropole n’est pas à la hauteur de ses prétentions.” De ce fait, nombre de relogés n’ont eu d’autre solution que de trouver un nouveau logis par leurs propres moyens et, de plus en plus souvent, loin de leur quartier d’origine.
Source : La MarseillaiseCommentaires
Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local.
Découvrez nos offres
ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.
Vous avez un compte ?
Mot de passe oublié ?Ajouter un compte Facebook ?
Nouveau sur Marsactu ?
S'inscrire

Un document qui devrait être remis, avec obligation de le lire, à tous les élus et en particulier au nouveau maire et au futur ou à la future présidente de la Métropole
Se connecter pour écrire un commentaire.