Mineurs étrangers à la rue : « Le réseau militant a permis de pallier ces difficultés »

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Julien Vinzent_
14 Mar 2017 0

C’est un parcours, celui de Jules, Ivoirien de 16 ans arrivé à Marseille en juillet 2016, quelques semaines après avoir traversé le détroit de Gibraltar. Mais ce que Mediapart nous raconte dans un article paru il y a quelques jours, c’est surtout la bataille d’un réseau associatif martégal pour faire valoir ses droits. Comme tout mineur isolé étranger, le conseil départemental des Bouches-du-Rhône devait prendre en charge Jules. « J’imaginais que ça durerait quelques semaines. Finalement, il est resté chez moi cinq mois », raconte André, le psychologue retraité qui l’a hébergé à Sausset-les-Pins et a porté les démarches vis-à-vis des autorités. Il faudra six mois pour que Jules soit pris en charge par l’Addap 13, l’association chargée par le conseil départemental de cette mission, puis orienté vers un lieu d’accueil dans les Cévennes.

Au-delà du cas de Jules, « des dizaines de migrants mineurs isolés, pour la plupart guinéens, maliens et ivoiriens, dorment dans la rue et dans des squats à Marseille », rappelle Mediapart. L’institution n’a pas répondu au journal en ligne. Interpellée le 10 février au cours d’une séance publique à laquelle assistait Marsactu, la présidente Martine Vassal n’avait pas été plus diserte, se contentant de contester le chiffre de 65 mineurs à la rue avancé par Gérard Frau, conseiller départemental PCF de Martigues. « 350 enfants sont placés dans nos structures », a-t-elle rappelé.

Pour sa part, le directeur du service « mineurs étrangers non accompagnés » de l’Adapp 13 David Le Monnier ne nie pas l’existence de difficultés. « Le réseau militant martégal a permis de pallier ces difficultés, concède-t-il. Son cas est devenu une priorité dès que j’en ai eu connaissance. Depuis, le département a pris la mesure du flux, qui ne se tarira pas, et nous a donné les moyens de fonctionner. » Les effectifs ont été doublés, tout comme les places de mise à l’abri, de 10 à 20. « Ce qui reste « mathématiquement » insuffisant face au nombre d’arrivées – quelque 130 jeunes depuis qu’il a pris ses fonctions », conclut Mediapart.

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Source : Mediapart

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