Greenpeace alerte sur la pollution de l’air autour des terrains de foot

Sportif
Bref
Benoît Gilles
11 Juin 2018 0

Au stade de foot La Martine, situé en bordure de l’autoroute A7, on s’échauffe avec un air chargé en dioxyde d’azote. Publiée ce lundi, une étude de Greenpeace sur la pollution aux abords de six terrains de sport à Marseille, Paris et Lyon n’a fait que confirmer un sentiment diffus au GS Consolat. « J’ai pu remarquer qu’on était plus fatigué, plus essoufflé quand on jouait à La Martine, on est plus à l’aise quand on joue à l’extérieur ou, par exemple, quand on s’entraîne à Septèmes », raconte son directeur Salah Nasri, interrogé par le quotidien. Cité par l’ONG, Gilles Dixsaut, médecin de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris, souligne que les sportifs inhalent 4 à 10 fois plus d’air du fait de l’effort.

Au stade La Martine, la moyenne mesurée entre 17 heures et 19 heures le 21 mai était de 109,9 microgrammes par m3, le record relevé par Greenpeace. Au stade Lebeuc, qui longe l’A50, on atteint 46,8 microgrammes par m3. Ces valeurs sont dans les clous pour l’association de surveillance de la qualité de l’air, Air Paca :  « La norme horaire est beaucoup plus haute, à 200 microgrammes ».

En elles-mêmes, « ces mesures sur des durées courtes » ne constituent pas une preuve d’un dépassement de la valeur limite sur l’année (40 microgrammes par m3), concède l’ONG, qui y voit une vertu d’illustration. Pour le tableau général, il suffit de rappeler que la France est visée par une plainte de l’Europe pour le non-respect de cette même norme annuelle sur le dioxyde d’azote dans 19 agglomérations dont Marseille.

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Source : La Provence

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