Assemblée parlementaire de la Méditerranée : Christian Estrosi blâme le Quai d’Orsay

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Lisa Castelly
1 mars 2017 1

Au lendemain de l’article de Marsactu annonçant que l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée ne s’installera finalement pas dans la Villa Méditerranée, Christian Estrosi assure qu’il n’est pour rien dans l’échec de ce projet. Dans un communiqué envoyé aux rédactions mercredi après-midi, la région assure ainsi que « depuis la première initiative de Michel Vauzelle sur ce projet, Christian Estrosi a apporté son soutien à cette hypothèse, considérant qu’elle serait parfaitement conciliable avec l’ambition du projet structurant de reconstitution de la grotte Cosquer ». Il se défend ainsi d’avoir plombé le dossier, comme le lui reprochait son prédécesseur, qui a estimé qu’il avait « changé d’attitude » en cours de route.

Pour Christian Estrosi, le maillon faible a davantage été le ministère des Affaires étrangères, à qui la finalisation du projet et l’importante charge financière de cette installation seraient revenues. « Force est de constater que, dans le contexte sensible de la présidence de l’Union européenne par la République de Malte, le ministère des affaires étrangères de Jean-Marc Ayrault ne semble tout simplement pas avoir souhaité accompagner cette initiative », analyse le communiqué. Au sein du cabinet du président de région, l’argumentaire se veut même plus direct et agacé à l’endroit de Michel Vauzelle : « Faire porter la responsabilité de cet échec au Président de la Région n’est pas à la hauteur (…). Et si on disait les choses comme elles sont ? C’est le refus du Quai d’Orsay de soutenir l’initiative de M. Vauzelle qui a été déterminant, bien au-delà de la seule question du lieu d’accueil de ce Parlement. »

Avant de s’atteler pleinement au projet de réplique de la grotte Cosquer, la région a cependant fait un geste d’apaisement en direction de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée. Christian Estrosi annonce qu’il a proposé d’accueillir une séance plénière « de cette institution prestigieuse » à l’horizon 2018, « un moment fort pour la politique méditerranéenne de notre territoire », estime-t-il, à défaut d’une Villa. La formule ne précise pas si l’événement se tiendra à Marseille ou, par exemple, à Nice.

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commentaires

  1. laplaine

    Hé hé la bonne vieille technique du : c’est pas moi c’est l’autre. Bon, sur le fond la problématique de la Villa remonte à sa création et la pérénité de son fonctionnement qui n’a jamais été sérieusement envisagée.

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