[Arrêts sur images] Planète Marseille, Enfants des Comores ou la double appartenance

Interview
le 2 Déc 2017
3

Le 7 décembre prochain France ô diffuse "Planète Marseille, Enfants des Comores", un documentaire de Charlotte Penchenier sur trois Marseillais d'origine comorienne. Retour sur ce portrait de groupe à travers sept images du film commentées par la réalisatrice.

[Arrêts sur images] Planète Marseille, Enfants des Comores ou la double appartenance
[Arrêts sur images] Planète Marseille, Enfants des Comores ou la double appartenance

[Arrêts sur images] Planète Marseille, Enfants des Comores ou la double appartenance

Ils font partie de Marseille. Ils sont l'éclat coloré de la mosaïque multiculturelle censée offrir la métaphore la plus juste de l'identité plurielle de la ville. Avec - au doigt mouillé - 80 000 ressortissants, Marseille est donc la capitale mondiale des Comores. Longtemps, la communauté comorienne a été louée pour sa retenue et sa discrétion, dans une généralisation aux accents d'un paternalisme bon enfant. Ils sont marins, voyageurs, femmes de ménage, à la plonge ou aux cuisines, on ne les voit pas encore.

En 1995, l'assassinat du jeune Ibrahim Ali par des colleurs d'affiches du Front national entraîne une manifestation monstre sur la Canebière. La ville, dit-on, prend alors conscience du nombre de Marseillais issus de ce chapelet d'îles de l'océan Indien.

https://vimeo.com/217623620

Depuis, peu de livres, d'études ou de films interrogent cette situation. C'est en cela que le film de Charlotte Penchenier, Planète Marseille, Enfants des Comores est précieux. Il propose une plongée rare au sein ce qu'on rassemble sous le mot fourre-tout de "communauté comorienne" à travers trois destins.

L'histoire de trois enfants des Comores qui vivent et ont grandi à Marseille. Fatima, Anzui et Faiswal racontent leurs histoires et, ce faisant, soulignent les doutes, les interrogations et les richesses d'une identité-mosaïque : ils sont Marseillais, Comoriens de Marseille et Français. Ils sont d'ici et de là-bas, tour à tour et tout en même temps. Projeté dans plusieurs salles de la ville et lauréat récent du 1er prix du Festival Territoires en Images à Paris, ce film sera diffusé dans la nuit du 6 au 7 décembre à 2 heures 25 du matin sur France ô, et disponible en replay par la suite. Entretien avec la réalisatrice Charlotte Penchenier autour de sept images issues de son film.

Ushababi, la jeunesse en comorien

"Cela faisait longtemps que je voulais faire quelque chose sur les Comoriens de Marseille. Un ami à moi, le musicien Ahamada Smis qui a grandi aux Comores me racontait son enfance, son arrivée ici. Ce qu'il racontait de la rupture et de la r . . .

Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

ordre

3 commentaires


Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres

ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné⋅e.
  1. Lecteur Electeur

    Pourquoi les chaines publiques F2, F3 ou Arte n’achètent pas le film ?

    Signaler
  2. penchi

    Bonjour, je suis la réalisatrice de ce film… Compliqué de vendre un doc à une chaîne après coup. Elles préfèrent entrer en coproduction, et en l’occurence on a eu l’investissement de Mayotte 1ere et France ô. On l’a bien proposé à France 3 Provence, ils n’en ont pas voulu. C’est à eux qu’il faut demander pourquoi !

    Signaler
  3. Menahem

    Très bon, très vivant votre article. Il donne envie de voir le film et aussi d’en savoir plus sur les multiples facettes du travail associatif de la communauté issue des Comores. Avez-vous des pistes de sites ou d’articles sur cette question ?
    Et quels sont les rapports avec la communauté Mahoraise, si elle existe aussi à Marseille ?

    Signaler