Aix-en-Provence : un colloque littéraire annulé à cause d'un boycott d'Israël

À la une
le 21 Juil 2010
2
Aix-en-Provence : un colloque littéraire annulé à cause d'un boycott d'Israël
Aix-en-Provence : un colloque littéraire annulé à cause d'un boycott d'Israël

Aix-en-Provence : un colloque littéraire annulé à cause d'un boycott d'Israël

« Ecrire aujourd’hui en Méditerranée : échanges et tensions« . C’était le thème d’un colloque que devait accueillir l’année prochaine l’Université de Provence. Seulement les tensions l’ont emporté sur les échanges. « La présidence de l’université a été informée du refus de certains participants de dialoguer avec un auteur et universitaire israélien. La décision a été prise d’annuler la manifestation« , indique-t-elle dans un communiqué.

L’explication du président d’Aix-Marseille I Jean-Paul Caverni est brève, voire sèche : « toute entrave à l’universalité est contraire à l’essence de l’université. Tout universitaire qui met comme condition à sa participation à un colloque la non participation d’un autre universitaire falsifie l’esprit de l’université et par là-même s’en exclut. »

Un « auteur majeur » à la manoeuvre

Sur Rue 89, Jean-Raymond Fanlo, professeur de littérature espagnole et membre du comité d’organisation rappelle que la plupart des co-organisateurs étaient opposés au boycott, mais précise : « nous étions coincés, dans la mesure où l’un des auteurs boycotteurs est un écrivain majeur, autour duquel nous allions organiser une vaste opération dans les écoles marseillaises à la rentrée prochaine. » Car l’autre option un temps envisagée, repousser la venue de l’auteur israélienne Esther Orner est mal passée auprès d’elle.

Tout comme le projet d’Union pour la Méditerranée, l’art est encore une fois victime du conflit israélo-palestinien. En 2008, le Salon du livre de Paris, dont l’invité d’honneur était Israël avait déjà fait l’objet d’un boycott (controversé y compris parmi les écrivains du monde arabe). Et en juin, les cinés Utopia avaient déprogrammé une comédie romantique israélienne après l’assaut contre la flotille humanitaire qui tentait de briser le blocus de Gaza. On regrettera surtout que les auteurs du colloque d’Aix-en-Provence n’aient jusqu’à présent pas souhaité justifier leur acte (Jean-Raymond Fanlo affirme s’être engagé formellement à ne pas divulguer leur nom).

Un lien Marseille sait pourtant donner la place à un autre regard sur le ciné israélien, sur Marsactu

Un lien Et même tenter d’apaiser le conflit via la télé-réalité (à voir…), sur Marsactu

Un lien Salon du Livre : boycottons le boycott, par Télérama

Un lien Les salles Utopia refusent un film israélien après le drame de la flotille

Un lien Israël et les pays arabes font échouer la conférence de l’UPM sur l’eau

Cet article vous est offert par Marsactu

Cet article vous a plu ?

Vous seul garantissez notre indépendance

JE M’ABONNE À PARTIR DE 1€

Si vous avez déjà un compte, identifiez-vous.

Commentaires

L’abonnement au journal vous permet de rejoindre la communauté Marsactu : créez votre blog, commentez, échanger avec les autres lecteurs. Découvrez nos offres ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

  1. rimbau rimbau

    Honteux!
    pourquoi pitoyablement refuser de publier le
    nom des écrivain à l’origine de ce boycott,
    pas leur nationalité, leur médiocrité en souffrirait?
    c’est le rôle des organisateur d’être transparents
    et didactiques.

    Signaler
  2. jean-bernard jean-bernard

    merci à la politique pro-palestinienne de la france

    merci à l’europe qui envoie des milliards € au regime corrompus du hamas

    Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire