À Berre-l’Étang, “on est un peu les délaissés de la santé”

Reportage
le 21 Nov 2022
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À l'est de l'étang de Berre, la ville de 13 500 habitants est une des moins bien dotées en  généralistes du département. Cette situation, complexe pour la population, pourrait se tendre en raison de départs en retraite de médecins libéraux dans les années à venir.

La ville de Berre connaît une forte pénurie de médecins traitants. (Photo : Marcelo Leal/ Unsplash)

La ville de Berre connaît une forte pénurie de médecins traitants. (Photo : Marcelo Leal/ Unsplash)

Carrelage immaculé, photos de paysages exotiques et calme ouaté. Ce mercredi matin, la salle d’attente du cabinet médical de la rue Marcel-Pagnol, dans le centre de Berre-l’Étang, n’est pas bondée. Mais les patients s’y relaient avec une régularité d’horloge suisse. Ici quatre médecins généralistes officient – elles sont deux à recevoir ce matin – et […]

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Commentaires

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  1. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    En Angleterre, c’est la grève des soignants…

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  2. Marc13016 Marc13016

    Si l’année de stage en milieu “rural” se met en place, ça devrait pas être trop dur pour des étudiants de la fac de médecine de Marseille d’aller bosser à Berre, ou aux alentours, pendant un certain temps. L’idée semble intelligente, dans ce cas au moins.

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    • Brallaisse Brallaisse

      Ces étudiants en médecine ne seront pas des médecins au sens de ceux qui sont en train de partir vers une retraite bien méritée, ils seront dans le meilleur des cas de bons techniciens de la médecine, vous n’irez pas dans un cabinet mais dans un atelier médical. Cela est fort différent dans l’approche humaniste du métier.
      Un médecin n’est surtout pas une machine à prescrire, c’est autre chose,et ces centres médicaux ne sont que cela.
      Les mentalités ont bien changées dans le libéral,fric et confort sont les maîtres mots, à tel point que je me demande si l’on peut encore associer vocation et médecine dans la grande majorité des cas.Après, chapeau bas aux médecins du public et notamment aux médecins des marins pompiers qui ne roulent pas en Porsche,qui ne vivent pas à la Cadenelle mais eux savent pourquoi ils font ce métier.Et a eux,grand merci.

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    • Marc13016 Marc13016

      Oui effectivement, des étudiants en formation ne peuvent remplacer des praticiens réguliers et habitués à leur patients.
      Mais ils peuvent assurer la “bobologie”, sous la supervision des médecins en place. C’est sûrement l’idée de cette année de stage.
      Et qui sait si certains ne trouveront pas une vocation de médecin de campagne au travers de ce genre d’expérience …

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  3. TINO TINO

    la médecine libérale devrait s’éloigner du mercantilisme et se rapprocher du service public. Les études de médecine sont quasiment gratuites en France, alors pourquoi , en contre partie, l’Etat n’impose t il pas ,en guise de ” remboursement” a la fin des études une période d’exercice dans les désert médicaux. Il y a beaucoup de métiers où l’on n’a pas le choix du lieu d’exercice. On va là où le boulot se trouve. D’ailleurs, flexibilité et mobilité sont des mots très utilisés aujourd’hui dans le monde du travail. Pourquoi pas dans le milieu médical dit libéral. D’ailleurs, il y a abus du mot libéral, quand on sait la place de la sécurité sociale dans les revenus souvent très conséquents des médecins.

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