Un satellite de la région condamné aux prud'hommes

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le 17 Sep 2014
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L'imbroglio politique aura finalement coûté 125 000 euros et une condamnation aux prud'hommes. Le directeur de l'agence régionale d'équipement et d'aménagement (Aréa), Louis Pesenti, a été licencié pour faute grave le 7 avril dernier par son président, le conseiller régional Ladislas Polski, représentant de la tutelle. Le tribunal des prud'hommes n'a pas cru au scénario de la faute grave et rétabli dans ses droits le directeur de l'aménageur régional. Ce dernier, qui ne demandait pas sa réintégration, va toucher en guise d'indemnités 124 437 euros.

Louis Pesenti s'est retrouvé en septembre 2013 au coeur d'une polémique mettant en scène Michel Vauzelle et celui qui était à la fois le président du groupe socialiste à la région et de l'Aréa, le Toulonnais Robert Alfonsi. À l'époque, le président Vauzelle ne digère pas d'avoir appris dans la presse que la Villa Méditerranée, construite par l'Aréa, faisait l'objet d'une plainte pour plagiat intentée par un jeune architecte. Plus généralement, il déplore alors que la gestion de l'Aréa ne lui permette pas d'exercer "le contrôle analogue", à savoir la vérification comptable des actes de son antenne. Dans un courrier adressé à Alfonsi, Vauzelle avait alors signifié "la perte de confiance" en Pesenti : il souhaitait l'écarter et Alfonsi faisait corps avec son directeur et finit par démissionner. 

C'est dans ce contexte qu'est arrivé – un peu à reculons – un nouveau président Ladislas Polski. Ce vice-président du conseil régional est vite confronté au cas épineux de Louis Pesenti qu'il faut à tout prix extirper de l'Aréa. La rupture conventionnelle que les deux parties disent avoir ardemment souhaitée n'aboutit jamais, chaque partie renvoyant la responsabilité de l'échec à l'autre. L'organisme public décide alors d'employer la manière forte : ce sera un licenciement pour faute grave.

Des hausses de salaire en question

L'Aréa accuse tout bonnement Louis Pesenti de s'être par deux fois augmenté tout seul. Les montants sont substantiels puisque la seconde hausse de salaire s'élevait à elle seule à 1200 euros. Problème, le tribunal des prud'hommes n'a pas vraiment trouvé de quoi accréditer la version de l'employeur. Pesenti a toujours eu un président au-dessus de sa tête et la défense a même produit un accord signé d'une ancienne patronne de l'Aréa, Pascale Gérard, pour justifier l'une des deux augmentations. Pour se défendre, la région a argué du fait que Pesenti, qui proposait un ordre du jour au conseil d'administration, n'y avait jamais inscrit ses traitements salariaux. "Il n'est pas rapporté qu'il appartenait personnellement et seulement à lui, d'accomplir d'éventuelles formalités de validation de ses situations successives de salarié devant le conseil d'administration ainsi que l'assemblée des actionnaires", a conclu le tribunal renvoyant ainsi la balle vers la présidence de l'Aréa.

Le tribunal des prud'hommes n'a toutefois pas donné des droits à l'ensemble des demandes de Pesenti qui nous a fait savoir qu'il se refusait à tout commentaire sur ce jugement. Celui-ci demandait une indemnisation bien supérieure aux 125 000 euros octroyés et n'a pas réussi à faire reconnaître l'existence d'un harcèlement moral de la part de Michel Vauzelle, le tribunal estimant avant tout examen que le président de région n'était pas l'employeur dans cette affaire. Ceci explique sûrement pourquoi "l'Aréa prend acte de la décision et ne fera pas appel", comme nous l'explique Ladislas Polski. Dans un courrier aux autres conseillers régionaux de la majorité, Robert Alfonsi ne s'est pas privé de tacler une fois de plus le président de région : "La décision de Michel Vauzelle a un double coût très élevé : politique bien sûr, mais aussi financier. C'est du perdant-perdant et c'est bien dommage."

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Commentaires

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  1. Débranchu Débranchu

    Ben voyons ! Moi, j attends toujours mes 200 euros d augmentation.

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  2. Citoyen de L'Estaque Citoyen de L'Estaque

    Le tribunal des prud’hommes rétablit dans ses droits….

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  3. Anonyme Anonyme

    Scandaleux ! un DG qui : touchait 10000€/mois sans rien faire; passait son temps au restaurant sur la CB de la société; cumulait salaire et retraite; a détruit la relation privilégiée historique de l’AREA avec la Région en s’affranchissant de toute autorité ; n’a jamais sécurisé ni même diversifié les activités pour faire face au déficit important; et en interne : a embauché son ami architecte de la Villa comme DGA; a distribué des primes, mais à ses amis uniquement; menaçait ou méprisait les autres salariés. Dommage que ni la presse ni les Prud’hommes n’aient interrogé le personnel sur cette affaire.125 000 € obtenu et payé par l’Aréa c’est 2 emplois pendant une année puisque depuis son passage dans la société, les emplois sont menacés. 1200€/mois d’augmentation pour lui, c’est environ le montant des petits salaires qu’il consentait à augmenter de 6€/mois en janvier, et 6€ de plus en septembre. Bravo.

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  4. Anonyme Anonyme

    Et pendant ce temps l’orchestre continue de jouer.

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  5. Tresorier Tresorier

    A vendre ou a raser.
    Inutile et dispendieux.
    Maisil faudra prevenit que le centre de reunions internationales vauzelle, c’est 300 personnes poids plumme, pas trop couvertes, pendant une heure maxi……

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  6. REALITE REALITE

    Anonyme de 13:48 à bien raison. Vauzelle n’est jamais au courant de rien quand il y a “mauvaise odeur”.Il ne sait jamais ce que font ces élus ou collaborateurs quand il sent le mauvais vent.Par contre lorsqu’il y a des dorures à se mettre sur la tête , alors là, vous le voyez pavaner. Il a toujours eu ce comportement.Même en 1983 lors qu’il fut battu aux élections municipales d’Arles, il venait aux cérémonies officielles,avant le commencement, ce faisait photographier par la presse locale (dont le Rédacteur local de la Provence lui était dévoué) puis repartait.Le lendemain il y avait une belle photo (sa binette) dans le quotidien, signalant que Vauzelle (conseiller municipal d’opposition était à la cérémonie!) – Donc ce qui se passe à la Région, trop longtemps étouffé, commence à remonter à la surface et ce n’est pas fini.

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  7. Anonyme Anonyme

    Les facéties du Monarque provençal continuent . Après l’affaire Andrieux dont il ne savait rien ;après la gabegie de la villa méditerranée après le rapport dévastateur de la chambre des comptes voilà une condamnation par les prud’hommes de ses manières désinvoltes de traiter les problèmes . a quand le prochain épisode ?

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  8. Anonyme Anonyme

    ah qu il est beau l enfant de la cougourde
    le probleme c est qu a part lui-meme il ne s interesse a rien sauf a ses retaites et indemnites
    mais les courtisans sont la pour magnifier ce genie qui sait accumuler titres et fonctions pour sa gloire

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  9. Anonyme Anonyme

    une fois de plus, honte à vauzelle et son cabinet de bras cassés, ils ne savent jamais rien de rien, autorise tout et une fois un “bon” coupable désigné en interne le livre pieds et poings liés à la justice. superbe mentalité… vivement sa retraite et celle tant qu’on y est de ce b morel presque septuagénaire!!!!

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  10. cani cani

    pardon pour le bug

    il va bien trouver le moyen de la louer au Qatar ou autre !
    mais sommes nous d’accord ?

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  11. Anonyme Anonyme

    il est beau le cougourdais mais son ame est noire

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