Sans EELV, la gauche unie veut tout de même croire au Printemps marseillais

Actualité
le 18 Oct 2019
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Fin de la gestation pour le "Mouvement sans précédent". Après plusieurs semaines difficiles le rassemblement des partis de gauches et militants citoyens a lancé sa campagne ce vendredi, annonçant partir sous la bannière de "Printemps marseillais".

Sans EELV, la gauche unie veut tout de même croire au Printemps marseillais
Sans EELV, la gauche unie veut tout de même croire au Printemps marseillais

Sans EELV, la gauche unie veut tout de même croire au Printemps marseillais

L'enjeu

Malgré le refus d'Europe écologie-les Verts d'y participer, le mouvement d'union de la gauche espère rafler la mairie.

Le contexte

Après des mois de concertations entre partis et collectifs citoyens, le "Mouvement sans précédent" se lance dans la campagne.

“C’est le nom d’une partie gagnante, d’un espoir qui germe”. Après des mois de réunion et deux appels dans la presse, le Mouvement sans précédent a annoncé ce vendredi son entrée en campagne en même temps que sa mue.

Il faudra désormais parler de “Printemps marseillais” pour désigner cette “alliance inédite” entre partis de gauche et militants de collectifs citoyens. Pour les premiers, figuraient en première ligne les représentants du Parti communiste, de la France insoumise, du Parti socialiste, mais aussi des dissidents – suspendus – d’Europe écologie-les Verts. La conférence de presse, placée en même temps que l’assemblée plénière du département, a obligé les deux conseillers départementaux Benoît Payan et Michèle Rubirola, personnalités phares du mouvement, à sécher l’événement. Dans une configuration inédite et difficile à interpréter, ils apparaîtront donc… via Skype.

Le bourgeonnement présenté est assez tardif, à cinq mois du premier tour, et beaucoup au sein du mouvement commençaient à trépigner. Cela s’explique notamment par le fait qu’il a fallu attendre que deux organisations politiques prennent leurs décisions. La France insoumise d’abord, le 28 septembre, a avalisé la “stratégie” d’union, non sans difficultés. Puis l’assemblée générale d’EELV, a validé le choix d’une liste hors de l’union de la gauche. Passées ces embûches où le mouvement a perdu plus que quelques pétales, la voie est finalement libre pour lancer la campagne tant annoncée. Sous une bannière d’un “printemps” à la fois clin d’œil écolo et annonciateur “d’une alternative” à la gestion actuelle. Le premier jour du printemps” coïncidant en 2020 avec “le second tour, qui doit sonner le glas de l’hiver”, indique Théo Challande en révélant le nom de la liste à venir.

“Être clairs et efficaces”

Malgré les pertes en chemin, le projet affiché est toujours celui d’être “la première force citoyenne, face au RN, à LR et LREM”. Parmi la trentaine de personnes faisant face à la presse, la “société civile” occupe sa place, même si on trouve plus de militants participant à titre personnel que de collectifs signataires. Olivia Fortin, initiatrice du collectif Mad mars, se réjouit ainsi de voir réalisé “le but, le seul but de Mad mars”, l’union de partis progressistes et de citoyens. Elle a la charge de présenter les axes programmatiques ou “piliers” à savoir : “Marseille réunifiée” et la lutte contre les inégalités au sens large, “Marseille gouvernée” dans la transparence et de façon participative, “Marseille transformée” par la transition écologique et “Marseille relancée” économiquement.

L’organisation du mouvement, décrite, notamment par certains EELV, comme “opaque” est détaillée. Et particulièrement, le fonctionnement de son “parlement” hebdomadaire où siègent 34 personnes, dont 17 politiques, six membres d’associations ou collectifs et dix personnalités. Il est question de faire “différemment de ce qui a été fait jusque-là”, assure Yannick Ohanessian pour le PS. “C’est une organisation qui a mis du temps, on doit être clairs et efficaces pour ne pas essouffler les militants”, complète Olivia Fortin, actrice incontournable du mouvement.

La tête de liste remise à plus tard

De cette présentation savamment préparée où chacun a son tour de parole, pas d’annonce surprise en dehors de l’appellation. Désigner une tête de liste pour cette campagne dès octobre n’était plus un objectif atteignable pour personne au sein du mouvement. Les échos des “parlements” hebdomadaires laissent penser qu’aucun nom n’a jusqu’ici réussi à faire l’unanimité au sein de cet attelage où les sensibilités politiques et les egos bataillent ferme certains soirs. Mais à la tribune, on revendique plutôt le choix de “penser le projet d’abord”. Le communiste Jean-Marc Coppola appelle de ses vœux “non pas un rassemblement autour d’une personne, mais d’un projet”. Le conseiller municipal d’opposition croit à “une dynamique de premier tour”.

Un “collège électoral” constitué d’un tiers de militants de partis politiques, d’un tiers de membres des collectifs et d’un tiers de signataires de l’appel du mois de juillet tirés au sort tranchera les 303 noms à inscrire sur les listes présentées en mars prochain. Des tractages sur les marchés puis des réunions publiques doivent démarrer sous peu à travers la ville avec pour objectif de faire remonter propositions mais aussi potentiels candidats. “Notre organisation veut montrer que les citoyens ont pris la mesure du désastre de cette ville. On veut donner l’image d’un fonctionnement inédit”, déclare Aldo Bianchi, membre de l’association Marseille et moi et chargé de ces questions électorales.

Un “grand meeting” est annoncé pour décembre, avec, peut-être un candidat ? Pas de promesse de ce côté-là, mais à un moment ou à un autre “il y aura une incarnation, évidemment”, répond Olivia Fortin.

L’image mise en scène est surtout celle d’un collectif soudé, avec le mot “espoir” au détour de chaque phrase. Au sein du mouvement, il n’y a que “empathie, respect, écoute”, assure Aldo Bianchi, quand Jean-Marc Coppola confie qu’il se “régale” à participer aux échanges. Le socialiste Benoît Payan, qualifie lui cette union “d’incroyable” : “on se dit que c’est possible”.

Des embûches sur le chemin

Les obstacles sont pourtant bien connus : une campagne qui démarre avec la liste EELV en concurrence gémellaire, dont il faudra se distinguer si les discussions, “toujours en cours” n’aboutissent pas à des retrouvailles avant le premier tour. Mais aussi la chaise toujours vide des militants des quartiers populaires et du Pacte démocratique qui entend porter leurs voix. Des deux côtés, la convergence semble toujours à l’ordre du jour. Pourtant, nul représentant n’avait fait le déplacement vendredi matin. “Ils ont été invités bien sûr, mais ils ont considéré que ce n’était pas leur conférence de presse”, répond-on. Pourtant sur les réseaux sociaux, Kevin Vacher, l’un des initiateurs du Pacte, a fait savoir son agacement devant les annonces du jour, regrettant de les voir “lancer une campagne en donnant un nom de liste”, quand les discussions en coulisses se poursuivent.

En suspend aussi, la question des stratégies de second tour n’a pas été abordée durant la conférence de presse. “On l’aurait éludée”, sourit Jean-Marc Coppola. Une embûche de plus ou de moins sur la route vers l’éclaircie espérée. “On est prêts à surmonter tous les obstacles”, promet la cheffe de file LFI Sophie Camard.

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Commentaires

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  1. Opiniatre Opiniatre

    Il était temps que ce Printemps sorte de l’ombre. Il y aura

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  2. Opiniatre Opiniatre

    Oups, parti trop vite.
    Je disais Il était temps que ce Printemps sorte de l’ombre. Il y aura toujours des grincheux, mais enfin le mouvement sort de l’ombre, et va pouvoir parler aux marseillais, sortir des débats feutrés, belle avancée. Ah à propos, Barles ne disait-il pas qu’il avait quitté le mouvement parce que l’unité n’était pas possible, finalement il n’y a que lui qui ne veut (voulait) pas l’unité.

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  3. Pythéas Pythéas

    “a perdu plus que quelques pétales” Que voulez-vous dire Mme Castelly ?
    Pensez-vous réellement que Sébastien Barles va pouvoir tenir jusqu’en Mars ?
    Le problème pour EELV, à Marseille comme ailleurs, est que soit ils ont une stratégie autonome, type Jadot. Le gros melon, pensant faire des voix avec les animalistes, les deux gus locaus de Génération Ecologie, les défenseurs des papillons et des micio-algues.
    Soit (et c’est plutôt la ligne J.Bayou qui gagnera au prochain congrès d’EELV), ils pensent qu’il faut être en prise avec la société, avec ses jeunes qui manifestent pour le climat sans adhérer à EELV, avec les mouvements sociaux, les collectifs, … Auquel cas Barles les amène dans le mur.
    Ce n’est d’ailleurs pas la première fois, il leur a déjà planté la campagne en 2014 avec un Pape Diouf aussi insignifiant qu’évanescent…
    S’ils veulent recoller avec la réalité, les portes du Printemps Marseillais leur restent ouvertes. Mais clairement aujourd’hui l’écologie politique, ce n’est pas que EELV !

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    • Kalila SEVIN Kalila SEVIN

      Je ne soutiens pas Barles mais sa démarche est cohérente. Il a essayé de travailler avec le MSP, il en est parti parce s’unir ce n’est pas subir les magouilles politiques, s’unir avec des citoyens ce n’est pas subir des attachés politiques, des candidats abonnés à toutes élections en changeant seulement de vestes…

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  4. Raymond Dayet Raymond Dayet

    On fini par s’y perdre dans ces noms qui changent tous les 15 jours! Mais on a beau changer de nom, on retrouve encore et toujours les mêmes. Quoi de nouveau sous le soleil ? M. Copola pour le PC, Mme Camard pour les Insoumis, M. Payan pour le PS, un représentant du PRG ( qu’il m’excuse, je ne connais pas son nom et je croyais d’ailleurs que ce parti n’existait plus!). On prend les mêmes et on recommence, toujours dans la même logique. C’est désespérant! Et franchement, dans la mesure où toutes ces personnalités exercent des mandats politiques à Marseille depuis des années et des années, le nom de “Printemps marseillais” ne me semble pas très bien choisi!

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    • leravidemilo leravidemilo

      Ben si; Le 2ème tour correspond au premier jour du printemps! Et puis les verts (leur majorité) ont choisi l’hiver semblerait il : Pour se lancer sur la piste verte, encore faut il qu’il neige.Ce qui n’est pas gagné, avec le réchauffement climatique (faut vraiment tout leur dire!).

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    • Titi du 1-3 Titi du 1-3

      Vous êtes un peu dur, nous avons échappé à Cri-cri Madrolle (:-)))

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  5. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    On peut trouver beaucoup de défauts à la démarche du Printemps marseillais, estimer que c’est trop ceci ou pas assez cela. Mais enfin, elle existe, elle va au-delà des partis traditionnels, et Marseille a bien besoin d’une gauche organisée pour tenter de peser sur son avenir.

    Le cavalier seul des Verts solitaires, qui n’ont pas le monopole de l’écologie, durera ce qu’il durera. Ce n’est pas en parlant beaucoup de rassemblement et en faisant le contraire qu’ils vont convaincre les électeurs de leur cohérence.

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  6. B Filippi B Filippi

    Un article plutôt hostile au Printemps, mais sans vouloir le dire,fielleux en fait
    Bizarre !

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    • Jean-Marie Leforestier Jean-Marie Leforestier

      Hostile, je ne crois pas. Un regard critique, comme sur toutes les candidatures, nous semble nécessaire. C’est en tout cas notre engagement de journal dans cette campagne.

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    • Pythéas Pythéas

      @JMLF : Hélas, ce recul critique un peu neutre que vous mentionnez n’est pas ce qui transparaît des articles de Marsactu. Les deux titres sur EELV (4 et 6 octobre) sont bien plus positifs. Quand au contenu même des articles de Mme Castelly, il suffit de relire avec un peu d’honnêteté son précédent article (https://marsactu.fr/a-marseille-eelv-lance-sur-la-piste-verte/) pour discerner un certain parti pris auquel elle a droit mais qui devrait aussi être assumé.

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    • Jean-Marie Leforestier Jean-Marie Leforestier

      Bonjour,
      Je vous laisse cette appréciation. Un mot sur “la piste verte”, c’est dans la tête de Lisa comme dans celle de l’équipe une manière de souligner une sorte de facilité dans le choix, comme sur les pistes de ski…

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  7. B Filippi B Filippi

    J’insiste hostile, la première phrase de l’article démarre sur le refus des verts de participer à ce mouvement d’union et finit sur “le mouvement espère rafler la mairie”.
    Rafler? La gauche ne serait elle pas légitime à diriger Marseille?
    Et quelques autres piques de ce genre à trouver dans le corps de l’article.

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    • Jean-Marie Leforestier Jean-Marie Leforestier

      Je vous laisse à votre avis. DEux points pour répondre cependant :
      – Vous ne pouvez pas nier que le choix d’EELV est un coup dur pour l’union de la gauche. C’est la principale nouveauté depuis le lancement de cette dynamique.
      – Quant au terme “rafler”, je crois qu’ici, il faut plutôt y voir une notion de conquête.

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Un regard critique, distancié, n’est pas nécessairement hostile. Il faut aussi rompre avec cette conception, héritée du passé, selon laquelle les titres de presse devraient accepter d’être instrumentalisés pour relayer le discours officiel de tel ou telle. Pour vous rassurer, j’ai croisé récemment des militants EELV très mécontents des articles de MarsActu.

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    • Lisa Castelly Lisa Castelly

      Bonjour,
      Je me joins aux réponses de Jean-Marie : Marsactu ne fera la campagne d’aucune liste. Nous serons critiques de la même façon pour chacune. En l’occurence, ce papier pointe les handicaps rencontrés par le MSP, et relaie en même temps les éléments de discours présentés vendredi. Il souligne aussi l’enthousiasme des participants, et se conclue même sur une citation de Sophie Camard qui se veut combattive. Rien que de très banal il me semble. Nous présentons les points positifs et négatifs, nous essayons de mettre en parallèle les discours officiels et les informations recoupées dont nous disposons par ailleurs. Comme nous l’avons fait pour EELV.
      Aucune partie prenante du MSP ne vous dira que tout est simple, que ce projet de gauche unie se passe dans la facilité et l’allégresse. C’est tout cela que nous racontons.
      J’entends que les fervents défenseurs du Printemps marseillais voudraient faire que cela n’existe pas, mais de notre côté nous cherchons à croiser les points de vue, pour aller au plus près des faits. Et il suffit de regarder d’autres commentaires dans cette colonne, ou d’aller dans d’autres forums, notamment notre page Facebook, pour voir qu’il y a pléthore de regards, de critiques plus ou moins bienveillantes au sujet de cette liste.
      Quant au mot “rafler”, je n’y mets pas de connotation négative : il s’agit simplement de s’emparer de quelque chose que l’on ne possède pas encore.
      Je ne vais pas chercher ici à vous convaincre de mon absence de “fiel” ou d’hostilité, mais j’espère le prouver par mon travail sur le long terme. Cordialement.

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Méchant miroir !

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  8. Pythéas Pythéas

    @JMLF Je comprends que vous défendiez votre approche éditorialiste. Acceptez cependant qu’elle questionne vos lecteurs historiques.
    Il ne vous a pas échappé, par exemple, que les deux arcticles sur Barles des 4 et 6 octobre concentraient exclusivement le titre sur EELV même, ce qui est tout à fait normal, mais que le titre de l’article sur le Printemps Marseillais d’hier réussit le tour de force de citer EELV dans les deux premiers mots, à la “une” donc.
    Comme vous insistez, je me permets de le faire aussi. Cela ne me semble pas correct et pose indéniablement un problème. Je ne parlerai pas du contenu de l’article sur lequel, également des commentaires sont recevables.
    Je trouve que cette manière d’éluder ces remarques et un peu cavalier et ne correspond pas à l’esprit qui nous a fait apprécier Marsactu.
    Lorsque des remarques sont faites, il convient d’en juger plus sérieusement l’objet, avant de défendre mécaniquement votre liberté éditorialiste. Lorsque des choix de titre sont fait, ils doivent être assumés.
    En l’occurrence, l’éthique que j’ai connue et appréciée à Marsactu me semble, sur ce titre, discutable. La moindre chose que nous pouvons vous demander en tant qu’abonnés, c’est de vous poser, comme nous, des questions, avant de balayer ainsi nos commentaires. Le titre de cet article a été peut-être rédigé en urgence, voire pas débattu ou relu collectivement. Il n’en reste pas moins problématique et il me semble que cela peut être aussi entendu de votre part.
    Nous portons attention à vos articles, merci de nous porter attention.

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Le titre aurait pu être “sans EELV ni le Pacte Démocratique, les partis de gauche tentent de sauver ce qui peut l’être mais restent dans le flou”. Le fait marquant est qu’il y a des absents de marque dans cette union de façade. Et que penser de l’absence de Payan et Rubirola à la réunion ? Quelle urgence y avait il donc à communiquer pour lancer une “marque” sans aucune autre annonce importante ? Plus je lis, plus je trouve que le traitement de ce non-événement par Marsactu est plutôt “soft”…

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    • leravidemilo leravidemilo

      Ce n’est en rien, ce me semble un “non évènement”… Mais sans polémiquer sur telle ou telle phrase, on peut tout de même s’interroger sur le choix des propos rapportés : Par exemple en comparant avec l’article que le Monde consacre à l’évènement ce jour, en tout cas le début de l’article pour les non abonnés, comme moi.

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Je ne veux pas trop polémiquer en effet, en tant que partisan d’un rassemblement sincère et solidaire de toutes les forces d’opposition. Pour moi, un événement serait le ralliement du pacte démocratique, ou une proposition publique de pacte électoral avec les verts, ou encore une prise de position claire sur ce que sera l’attitude du “printemps Marseillais” en cas de risque RN dans tel ou tel secteur. Au lieu d’engueuler les journalistes parce qu’ils n’apportent pas les analyses et commentaires attendus, il vaudrait mieux se demander ce qui cloche encore, et comment changer le regard des citoyens, lecteurs et journalistes… sur ce qui se prépare et présente encore des failles importantes à mes yeux…

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Je suis pour ma part un peu surpris par cette mini-polémique sur le titre : il me paraît factuel, ni plus, ni moins.

      Mais je constate qu’à chaque période électorale, les journalistes de Marsactu sont l’objet de critiques récurrentes, toujours les mêmes : si on cumule celles-ci, ils en feraient simultanément trop *et* pas assez en faveur ou en défaveur de tel candidat ou de telle formation politique, ce qui est un petit exploit.

      Marsactu a sa ligne éditoriale, n’est pas à l’abri d’une maladresse, et tente de décrire à sa façon le paysage local. Pour ma part, je n’y vois aucun texte ayant force de loi biblique, mais des analyses avec lesquelles on a le droit d’être d’accord, ou pas.

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  9. Raymond Dayet Raymond Dayet

    Pour ma part, je trouve l’article absolument pas critique et même très conciliant au regard de la réalité:
    – l’article ne dit pas un mot sur le parcours politique de certaines personnalités qui composent le Printemps Marseillais. Dans la mesure où il s’agit d’un mouvement qui se veut neuf, incarnant le renouveau et une nouvelle façon de faire, on pourrait se demander à minima qui sont les gens qui se trouvent à l’intérieur, non? Mais on ne pose pas la question car la réponse nous obligerait à se confronter à la vérité à savoir: M. Copolla qui représente le PC depuis des lustres, M. Payan qui a été de toutes les écuries du PS depuis au moins 2 décennies ( Guérini, Vauzelle, Carloti, Andrieux et je dois en oublier ), Mme Camard passée des Verts aux Insoumis et qui semble bien loin de représenter la base des militants et….. un Monsieur du PRG???? Si ça, ce n’est pas le vieux monde de la politique? si ça ce n’est pas faire du neuf avec du vieux? Pour ma part, dans tout ça, je ne vois pas trop où se situe le Printemps et c’est une des question qui aurait pu être posée au travers de l’article. Et la question aurait été légitime car tout cela est vérifiable et ne traduit que la réalité politique de notre ville.
    – deuxièmement, l’article occulte (volontairement ou non je ne sais pas ) la question de savoir si les personnes qui s’expriment au nom de certains partis politiques sont mandatés pour cela ou pas? La réalité semble en effet un peu plus compliquée que veulent bien le laisser entendre certains. Par exemple, ce serait bien que M. Payan explique qui est derrière lui au PS? Au nom de qui parle-t-il quand il parle du PS? Mennucci, Masse, Caselli, Carlotti and co? c’est quand même important de savoir avec qui il arrive dans ce Printemps qui est déja suffisamment fané comme cela!! Car de 2 choses l’une: soit il amène avec lui toutes ces personnes et alors là, bonjour le Printemps; soit il n’apporte pas ces personnes mais alors il ne peut pas voir la majorité pour parler au nom du PS . Dans les 2 cas, le Printemps marseillais se fait rouler dans la farine… Quant à Madame Camard, il me semblait avoir lu qu’elle représentait LFI non pas toute seule mais avec un autre binôme qui lui, n’est visiblement pas dans le Printemps Marseillais. Pourquoi cette absence? pourquoi l’absence du Pacte démocratique?
    Vous voyez donc que l’article aurait pu être beaucoup plus hostile si il avait posé toutes ces questions…

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  10. Kalila SEVIN Kalila SEVIN

    Le printemps marseillais… Comme le printemps arabe… De loin ça a l’air beau, de loin seulement…

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  11. AGNES MEDJAD AGNES MEDJAD

    A la France Insoumise, nous souhaitons oeuvrer pour mettre “le peuple aux commandes” de nos communes. “Le dégagisme” est toujours bien vivant dans nos esprits d’insoumisE et de celui de bon nombre de citoyens.nes . Dans cet objectif à atteindre, nous voulons être utile pour organiser la Fédération Populaire afin de siéger ensemble au Conseil Municipal, en dehors des cartels d’organisation politiques éculés, qui ne correspondent plus du tout aux aspirations des habitants.
    Nous voulons contribuer à une nouvelle forme de gestion de Marseille, où la “coconstruction” sera le maitre mot. Etre au service du bien commun, où les questions d’écologie, avec la règle verte, soient le postulat de base des solutions pour un avenir en commun dans la cité phocéenne! Plus qu’un “mouvement” fugace ou qu’un “printemps” éphémère, notre ambition est de revenir aux fondamentaux : Les marseillais.es!

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Si je comprends bien, vous n’êtes pas favorable à un “cartel des gauches” piloté par les partis politiques, y compris celui auquel vous appartenez ? Devant le choix fait par les instances de votre parti de participer à une coalition (je crois comprendre que vous êtes adhérente), qu’elle sera votre attitude dans les semaines à venir ? Vous allez suivre le mouvement en râlant, participer à une liste citoyenne indépendante ou aller à la pêche ? Ne voyez dans ma question qu’une saine curiosité, bonne après midi !

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    • Titi du 1-3 Titi du 1-3

      habitant·e·s !

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Tout ça est évidemment une proposition idéale… pour 2026. Car pour les élections qui auront lieu dans 150 jours, je crains qu’il soit un peu tard pour bouleverser le monde tel qu’il fonctionne aujourd’hui. D’autant plus qu’il y aurait déjà un peu de boulot pour donner un contenu concret à ces grands principes.

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Cher “8e” je vous trouve pessimiste. Un petit groupe bien organisé et déterminé peut changer la face du monde en 100 jours, mais il faut avoir le courage de sortir du rang et ne pas sombrer dans le fatalisme. De très nombreux Marseillais “de gauche” semblent prêts à couper les ponts avec des partis politiques dont ils voient bien que la vraie priorité est de se sauver eux-mêmes…

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Cher Laurent, je ne suis encarté nulle part et n’ai aucun intérêt à la préservation de quelque parti que ce soit, y compris la FI qui en est un parmi d’autres. Je me demande simplement, au ras des pâquerettes, comment on va faire pour se passer de leur logistique si on n’a rien à y substituer.

      Pour être clair, “le peuple aux commandes” et “la fédération populaire” sont pour moi des (grands) mots. J’attends qu’on m’explique concrètement ce que c’est et comment ça marche. Si ça peut être mis en place en moins de 150 jours, c’est que ça existe déjà ailleurs : où ? S’il faut tout inventer, on ne va pas se mentir : ça ne va pas se faire en quelques semaines.

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Cher 8e, je comprends votre scepticisme que je partage certains soirs, mais je veux encore espérer. Je suis un incorrigible optimiste. Je n’ai pas d’exmple à vous proposer, mais l’histoire de la politique regorge d’exemples de situations inattendues, improbables et imprévisibles. Elles tiennent aux circonstances comme à la qualité – ou au courage – des hommes ou des femmes qui prennent des risques et se détachent des analyses convenues. Je crois profondément que les Marseillais.es sont mûrs pour rompre avec des partis qui ne les représentent plus et en lesquels ils n’ont plus confiance (d’après un récent sondage, moins de 10% des Français font confiance aux partis en tant que tels). Bien sûr, faute de proposition vraiment nouvelle, ils feront comme d’habitude : ils joueront la sécurité en élisant des têtes connues, ou s’abstiendront…

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  12. Claude MICHEL Claude MICHEL

    Quand cessera la duperie morale et politique selon laquelle MME CAMARD représente la FI MARSEILLE et parle en son nom?
    Il serait temps que MAD MARS traite ENFIN de cette question et informe ENFIN ses lecteurs de ce qui se passe au sein de la FI MARSEILLE pour ces municipales

    La plupart des militants FI rejettent le MSP ( printemps aujourd’hui pour demain attendons encore quelques jours) qui n’est qu’un rafistolage politicien à l’ancienne destiné à permettre un recyclage du personnel politique marseillais traditionnel que l’on retrouve quasiment à chaque élection quelque soit le type de mandat (M COPPOLA M PAYAN MME CAMARD) sous l’égide d’une société de com dirigée
    par MME FORTIN
    Les militants FI ne sont pas engagés dans ce mouvement pour faire la courte échelle et servir de supplétifs à une sorte de pseudo union de la gauche autour du PS ( de surcroît le PS marseillais) et de ses satellites
    Les militants de la FI MARSEILLE ne supportent plus les grenouillages au niveau de chacun des secteurs où les noyautages de réunion et autres artifices politicards sont mis en œuvre par une petite coterie sans légitimité
    Ne faisons pas de langue de bois et de discours de façade: Cette situation absolument délétère aura bien évidemment des conséquences sur la participation de nombreux insoumises / s à cette campagne voire plus largement sur la FI MARSEILLE

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    • Raymond Dayet Raymond Dayet

      Enfin, on commence à réaliser ce qui se trame. La vérité finit toujours pas émergée.

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    • Zumbi Zumbi

      Il serait bon que chaque membre ou sympathisant de FI (et des autres groupes, collectifs ou partis qui ont tous des débats internes) cesse de s’adonner au très nombrilique exercice consistant à proclamer que son opinion personnelle est celle de “la plupart des militants”.

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  13. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Ca y est MarsActu est vraiment un journal “mature” : chaque camp commence à reprocher à ses journalistes de rouler pour l’autre et réciproquement ;-))
    Il n’y a plus qu’à nommer un médiateur ou une médiatrice pour que ce ne soit pas à la rédaction de répondre !

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    • Pythéas Pythéas

      Non, Félix, ce n’est pas un problème d’opinion des journalistes. Cela relève beaucoup plus de l’éthique qui veut que les choix rédactionnels soient assumés et que les différents titres soient rédigés d’une manière cohérente, surtout sur un sujet comme les municipales.
      L’un des participants à ce forum met en parallèle l’article de Rof dans le Monde et celui de Castelly dans Marsactu. Il a raison. La maturité de Marsactu n’est pas encore atteinte. Mais je ne désespère pas…
      J’ai eu un un long échange cette année avec la rédaction de Médiapart sur un article dont une partie me semblait discutable et à la limite de la charte du site. Le dialogue a été très constructif. L’échange était d’une toute autre nature que la réponse de JMLF qui a sans doute plutôt relevé d’un réflexe.
      Un journal se bâtit aussi avec ses lecteurs. Je suis sûr que certains “reproches” peuvent être écoutés. Les titres choisis ne sont sans doute pas toujours les plus pertinents et mon souci est avant tout d’inviter Marsactu à considérer cette remarque qui est plus un apport qu’une critique.
      Oui, le titre n’est pas neutre. Mais là, parler de EELV avant le Printemps et écrire “veut croire” dans le titre même est insidieux.

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  14. B Filippi B Filippi

    C’est vrai il ne s’est pas passé grand chose: des partis qui se disputent depuis des années vont faire liste commune, ils acceptent que leur liste soit composée à 50% par des gens venus d’assos, de collectifs ou de la société civile, ils préparent un programme avant de parler des places…mais il vaut mieux faire un zoom sur la décision d’une cinquantaine de personnes qui refusent l’union à gauche.
    On n’attend pas des journalistes qu’ils soient militants mais qu’il trient l’important de l’accessoire.

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  15. Opiniatre Opiniatre

    Laissons Marsactu travailler comme il souhaite. Un acte majeur a été posé, qui montre à quel point le cavalier seul d’EELLV est soit stupide soit irresponsable. Quant à ceux qui se sentent encore sur le côté et qui rêvent d’une autre dynamique un peu fantasmatique, la plupart viendront vite participer à ce Printemps car c’est clairement la seule initiative cohérente.

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Donc si on n’est pas “stupide”, ou “fantasmeur”, il n’y a pas le choix… Voilà un discours rassembleur s’il en est et me renforce dans mon scepticisme…

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  16. Claude MICHEL Claude MICHEL

    Une erreur regrettable de frappe m’a fait écrire MAD MARS au lieu de MARSACTU ( lapsus que les psy pourront commenter à leur aise😩)

    Je pense que la FI MARSEILLE se trouve plongée dans un véritable imbroglio voire une impasse politique à propos de Marseille /Printemps etc…que MME CAMARD et ses amis tentent par tous les moyens de masquer

    Or 2 questions n’ont pas été ni traitées ni validées par un quelconque accord interne

    1/ la première est de savoir si on doit considérer le PS comme un Parti de gauche ?
    Cette question n’est pas anecdotique
    MARSEILLE SANS PRÉCÉDENT / MME CAMARD répondent affirmativement
    Après le mandat HOLLANDE VALLS MACRON la très grande majorité de la FI MARSEILLE répond NON
    Le différent est de taille et ne doit plus être tu notamment par MARSACTU

    Dire cela n’est en rien être sectaire C’est une simple réalité politique dont il est difficile de ne pas tenir compte dans ces élections municipales

    Sur quelle base politique accepter ce ralliement sans conditions à MARSEILLE SANS PRÉCÉDENT et en être en toutes occasions le héraut inconditionnel ?
    La FI ne vaut elle pas mieux qu’une place dans le casting?

    D’autant que M PAYAN ( dont le leadership se profile chaque jour davantage malgré les dénégations tous azimuts) n’a pas été ( sauf erreur ou alors d’une manière très inaudible) opposant ( à l’époque on disait «  frondeur « ) ou simplement critique à l’égard de la présidence HOLLANDE
    La FI doit elle devenir à MARSEILLE le soutier de la réhabilitation du PS dans la deuxième ville de FRANCE ?

    2/ On aurait pu espérer que dans cette élection municipale les jeux politiciens autour des mêmes figures locales cessent pour permettre un renouvellement des méthodes des personnes et des programmes
    Or il faut bien constater qu’il n’en n’est rien et que selon la célèbre formule de LAMPEDUSA il faut que tout change (?) pour que rien ne change
    Croit on que la supercherie va tromper encore longtemps les Marseillais/ es ?
    Il est pour le moins étrange que dans un moment de fort rejet des politiques dans une situation de crise démocratique dont les Gilets Jaunes ont été le révélateur exemplaire et les héros il nous soit proposé comme solution….« sans précédent «  que des petits arrangements d’un autre temps

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    • Raymond Dayet Raymond Dayet

      Tellement vrai et tellement juste. C’ est la double peine

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    • Opiniatre Opiniatre

      Vous confondez élection nationale et municipale. Il ne s’agit pas de se compter pour peser plus tard, mais de sortir cette ville de son état catastrophique. Donc rassembler très large (objectif 51%, pas 15% !), proposer aux citoyens-électeurs des personnalités compétentes et un dispositif de contrôle démocratique. Pendant qu’on s’étripe sur Marsactu, Vassal déroule son rouleau-compresseur aux frais des contribuables.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Opiniâtre a 100% raison… le nouveau bouquin de Pujol qui va paraître dans 15 jours nous rappellera à quelle classe politique odieuse, vulgaire, malhonnête et ignorante Marseille et les marseillais sont confrontés et ceux qui prétendent y remédier passe plus de temps à s’excommunier pour des raisons sectaires qu’à affronter le problème.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Opiniâtre a 100% raison… le nouveau bouquin de Pujol qui va paraître dans 15 jours nous rappellera à quelle classe politique odieuse, vulgaire, malhonnête et ignorante Marseille et les marseillais sont confrontés et ceux qui prétendent y remédier passe plus de temps à s’excommunier pour des raisons sectaires qu’à affronter le problème. https://www.slate.fr/story/182933/marseille-livre-chute-du-monstre-philippe-pujol-jean-claude-gaudin-systeme-politique-elections-municipales-2020?amp

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  17. Flodrigue Balanbois Flodrigue Balanbois

    En attendant, le site printempsmarseillais.fr a la même ip que psmarseille.fr
    😀

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      😂 Cqfd

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    • Raymond Dayet Raymond Dayet

      La soumission jusque dans les moindre détail! Ceux qui se disent vraiment Insoumis doivent être écoeurés

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  18. Palissade Palissade

    Je pense qu’il faut faire plus simple, car il y a urgence, d’une part, et, d’autre part, ce ne sont que des élections municipales. Les villes ont aujourd’hui des pouvoirs bien faibles. On ne parle que de cadre de vie, c’est tout, et MM. Payan ou Coppola feront assez l’affaire, même si s’attaquer à FO ne sera pas une mince affaire (ouverture des piscines, bibliothèques, musées ..).
    Bref, à moins que les commentateurs ci-dessus se mobilisent vite pour constituer quelque chose, il faudra sa contenter de ce MSP.

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