Les insoumis marseillais se divisent sur l’union à gauche

Actualité
le 30 Mai 2019
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Après un score très décevant aux européennes, la France insoumise s'interroge plus que jamais sur la posture à adopter en vue des municipales à Marseille. Un débat qui avait déjà démarré en interne depuis quelques semaines, non sans créer quelques tensions.

Stand la France insoumise durant la campagne des législatives 2017. Image LC)

Stand la France insoumise durant la campagne des législatives 2017. Image LC)

Il y a quelques semaines encore, bon nombre d’insoumis marseillais se voyaient en locomotive de l’union de la gauche aux municipales. Et lorsque Jean-Luc Mélenchon déclarait, « tous ceux qui veulent se mettre au service de cette fédération du peuple marseillais sont les bienvenus », ces derniers entendaient « pour se rassembler autour de la France insoumise ». La douche froide des résultats aux élections européennes, qui ont vu la FI se contenter d’un petit 8,3 % à Marseille – contre 24,82 % pour Jean-Luc Mélenchon à la dernière présidentielle – a finalement rafraîchi les ardeurs des militants.

Bien sûr, comme dans beaucoup d’organisations politiques, les projections à partir du scrutin européen pour imaginer la donne aux municipales sont rejetées. Mais en coulisses, on sort tout de même les calculettes, avec un frisson.  Suppléante de Jean-Luc Mélenchon, Sophie Camard reconnaît un « coup de bambou ». Et admet qu’il sera plus difficile pour la FI d’être moteur de la gauche marseillaise dans ces circonstances. « On était prêts à jouer un rôle pivot, on est toujours prêts à le faire bien sûr, mais les scores aux européennes nous affaiblissent ». « Ça a l’intérêt de nous rappeler à notre humilité de militants », glisse de son côté Mohamed Bensaada, militant des quartiers Nord encarté FI.

Signer ou ne pas signer l’appel à l’unité

« Le score aux européennes renforce le positionnement des citoyens à créer une dynamique plus large que les uns et les autres, mais cela dépend de leur capacité à y arriver », nuance Sophie Camard. L’ex-EELV ne manque pas de souligner, au passage, que ses anciens camarades divisés en « quatre sensibilités différentes » ne seraient pas plus solides pour mener l’alliance de la gauche, malgré leur bon score récent. Souhaitant encourager la dynamique citoyenne pour un rassemblement à gauche, Sophie Camard a signé l’appel « S’unir ou subir » porté par Marseille en commun, Mad mars et plusieurs autres collectifs dès sa parution le 16 mai.

Un pas qu’une poignée d’autres insoumis marseillais, dont l’ancien candidat aux législatives Hendrik Davi, ont franchi, provoquant un tourbillon en interne, avec en épouvantail une alliance qui irait jusqu’à la République en marche. « Cet appel je ne peux pas le signer, confie Mohamed Bensaada, plus réticent. Le postulat de départ, d’accord, mais, Mad mars, qui est l’un des animateurs, n’est pas contre l’union avec LREM et ça ce n’est pas possible ».

Une vision des choses que Bernard Pignerol, conseiller proche de Jean-Luc Mélenchon formule comme un impératif catégorique. « Du point de vue de la tradition France insoumise, on ne signe pas un appel en même temps qu’un député En marche », déclare-t-il en référence à Saïd Ahamada qui a dit qu’il soutenait la démarche. Sans toutefois signer l’appel. « Ceux qui iront à la rencontre de Mad mars le leur diront : c’est très bien, mais une alliance qui va de la FI à LREM ce n’est pas possible », poursuit-il.

« Aucun parti politique ne pourra à lui seul renverser la majorité actuelle »

Cet antagonisme s’est aussi fait sentir parmi les militants marseillais autour de la rédaction d’un texte prévu pour être diffusé dans la presse appelant à son tour à l’unité. Dans les semaines qui ont précédé les européennes, le groupe chargé de le rédiger a en effet vu se lever de fortes résistances. « On travaillait depuis plusieurs semaines à un texte, en groupe, qui avançait bien, détaille Sophie Camard. Mais depuis 2, 3 semaines, nos réunions ont commencé à être un peu torpillées par des personnes qu’on y avait jamais vues avant, sur une ligne un peu plus identitaire. Il y a eu une mauvaise ambiance, on aurait dit des débats de petit parti ».

Une fois passée la veste des européennes, les tenants de cette ligne « identitaire » veulent gommer la profondeur du clivage. « Dans la fin de la campagne, il y a eu des tensions entre ceux qui travaillaient pour les européennes et ceux qui étaient déjà sur les municipales, plaide Bernard Pignerol. Mais on est vraiment dans l’anecdotique. »

« Je ne vois pas qui est plus fort que nous sur Marseille »

Jusqu’aux scores de dimanche, la question était donc toujours de savoir si la FI était soluble dans l’union ou si c’était à l’union de rejoindre la FI. Interrogés, les militants écologistes Félix Blanc et Sébastien Barles se réjouissent à demi-mots que le temps où « la FI pensait pouvoir être hégémonique » soit révolu. Co-initiateurs, via le collectif Marseille en commun, de l’appel « à Marseille, s’unir ou subir » ils souhaitent voir les partis rester en retrait pour laisser la place à un processus d’union porté par des citoyens.

« Personne n’a dit : « on veut y aller tout seul » mais la question c’est avec qui, quand et comment. Il faut absolument s’appuyer sur une dynamique citoyenne. L’hégémonisme ce n’est pas le sujet, c’est une question de priorités », défend Mohamed Bensaada. Attentifs aux activités des collectifs citoyens, Bernard Pignerol assume tout de même une position beaucoup plus tranchée sur qui doit organiser l’union : « Je ne vois pas qui, dans notre délimitation politique, est plus fort que nous sur Marseille. »

Même après la défaite des européennes, la fracture semble persister, par delà les propos rassurants. « On a des divergences sur la méthode, pas sur le fond », assure ainsi Mohamed Bensaada. « De toute façon, il faut trouver 328 noms, il y aura de la place pour tout le monde », lâche, plus cynique, Bernard Pignerol.

Pour le moment, la date de diffusion du texte a été repoussée sine die. Dans un échange de mails que nous avons pu consulter, plusieurs militants, y compris des proches de Jean-Luc Mélenchon, réclament de le soumettre à l’approbation de tous les insoumis de Marseille. Une forme de consultation jusque-là inédite. Ce que souligne douce-amère, Sophie Camard, qui s’étonne d’une telle consultation, « que nous avons toujours souhaitée et qui nous a toujours été refusée ».

Mois de juin chargé

Désormais le débat a pris une ampleur nationale, par la voix de la députée Clémentine Autain appelant à créer « des passerelles » et à « ouvrir les portes et les fenêtres » au sein du mouvement. Une assemblée représentative de la FI, prévue le 24 juin, pourrait arrêter une stratégie globale pour les municipales.

Au sein des collectifs marseillais porteurs de l’appel à l’unité, l’optimisme est de rigueur, même si le chemin reste ardu. « On a tranché le fait qu’il n’y aurait pas d’étiquette LREM sur la liste d’unité », annonce Sébastien Barles, conseiller municipal EELV, avec sa casquette Marseille en commun. Il espère ainsi définitivement calmer les inquiétudes au sein de la FI mais aussi du PCF. Reste à savoir si le processus transparent prôné jusqu’ici ira assez vite au goût des formations politiques.

D’ici là, le mois de juin s’annonce chargé en rendez-vous pour la gauche et les collectifs citoyens, avec ce samedi les États généraux de la démocratie locale, organisés par Marseille en commun, puis le 7 juin une première réunion publique de Mad Mars, et le week-end du 22 juin, les États généraux de Marseille, portés par les collectifs signataires du manifeste pour un Marseille populaire et vivant (lire notre article). L’enjeu : qu’il n’y ait pas, en fin de course, plusieurs unions de la gauche.

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Commentaires

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  1. skan skan

    Article intéressant, sujet central. Je crains que les déclarations de JLM sur les municipales, même si avant le revers des européennes, n’annoncent rien de bon côté union des gauches. Pourtant quelle opportunité a marseille de changer de cap, et montrer qu’un projet local trans-partisan est possible. A mon sens il ne doit pas y avoir de position de principe par rapport à LREM (pas au fan club par ailleurs) ou pas, la ligne rouge se fait sur un programme pas des personnes (à part pour le RN…). Le camp Vassal les attendra uni le temps des élections.

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  2. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    +1

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  3. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Mais que nous importe de poser la question en terme « d’une alliance qui irait de LREM à LFI » ! Que nous importe les consignes de Macron ou Mélenchon depuis Paris ! Faut-il toujours rejouer la dispute entre Camus et Sartre pour savoir qui est vraiment de gauche et qui est infréquentable ! On meurt à Marseille à cause de l’incurie de la gestion municipale ! L’extrême droite peut prendre une ville qui est le symbole millénaire du métissage et de l’intégration entre communauté !
    Ce qu’il faut faire et avec qui est vraiment si difficile à décider ?

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  4. julijo julijo

    Pas si difficile que ça SI ET SEULEMENT SI il y a un programme.
    Pour l’instant on en est à des supputations sur qui est meilleur que qui, et ça ne va pas suffire….
    L’analyse mathématiques des résultats n’est pas si intéressante que ça. La tendance à oublier ou occulter la particularité des élections européennes est forte mais bizarrement ces résultats là deviennent importants…..
    Pourtant, le fn était déjà premier au dernier scrutin, lrem n’existait pas, mais lfi non plus…eelv était connoté plus à gauche qu’aujourd’hui et a fait un résultat moindre qu’avec cohn bendit en son temps, l’ump était plus dynamique et le ps existait et …50 % des électeurs n’ont pas voté dimanche dernier…etc.

    Alors, pour les prochaines élections, un peu plus importantes localement, il y a qu’à, et faut qu’on……. Un programme peut être, des propositions concrètes, chiffrées, pas des promesses d’élus…..????
    N’oublions pas que la ville étant largement sinistrée dans de nombreux secteurs le boulot ne sera pas facile.
    Toutes les bonnes volontés sont effectivement nécessaires.

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  5. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    +1 oui !

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  6. Pascal L Pascal L

    Il a toujours été facile de mobiliser « contre », il est beaucoup plus délicat de se mettre d’accord « pour ».
    Un exemple, personnellement je suis « un peu pour » le projet Euroméditerrannée même si je n’en profite pas et que j’ai des réserves sur le manque d’espaces verts et le coté Disneyland pour touristes et béton pour investisseurs. Mais il y a aussi plein de « contre » qui hurlent à la gentrification.
    Allez, on est entre nous, je déroule mon programme : plutôt qu’Euroméd, je préférerais nettement que dans chacun des 40 quartiers de la ville on construise un site, une esplanade ombragée et protégée du Mistral, du bruit et des gaz d’échappement avec des bars mixtes et des trucs sympa pour les gosses qui serviraient de zone de relaxation pour tous les habitants. Mais ces zones ne devraient pas empêcher de dormir les riverains donc on pourrait y construire des zones super isolées pour ceux qui ont envie de s’assourdir. Peut-être que ces « places de village » auraient plus d’effets que le Mucem pour attirer les touristes : une réputation de ville sympa où il fait bon vivre, c’est peut-être « vendeur ».
    Mais j’ai aussi un coté qu’on pourrait taxer de facho :
    Je suis pour interdire aux gamins de mendier et les obliger à aller à l’école mais en échange d’augmenter le nombre de travailleurs sociaux qui pourraient chercher d’autre solution.
    je suis pour interdire aux SDF de s’installer dans les rues mais en échange d’augmenter sensiblement les places en foyer.
    je suis pour interdire les marchés aux esclaves à proximité des grossistes du bâtiment où des artisans peu scrupuleux pratiquent le dumping social en faisant faire les sales boulots sans charges ni assurances (et parfois en votant pour des partis qui veulent rejeter ces mêmes esclaves à la mer) mais en échange de mettre en place des lieux de formations pour ces jeunes afin qu’ils obtiennent une certification qui valide leurs compétences mais aussi les protège des vautours.
    je suis pour des amendes très lourdes pour ceux qui jettent leur détritus par la fenêtre de leur voiture et pour de la prison ferme aux salopards qui déversent leur déchets aux coins des rues mais en échange d’augmenter sensiblement le nombre de déchetteries.
    Je suis pour interdire les ventes de clopes de contrebande au marché au puce et à Noailles et là je n’ai rien à proposer en échange !

    Ensuite je regarde ceux qui se présentent … et là je pleure !
    A ras de chez moi Mme Ghali à résolu le problème des infrastructures des quartier nord : une piscine de 25 m à la Castelanne pour 150000 habitants et une piscine de 15 mètre pour elle dans sa propriété du 7e
    Dans mon secteur Mme Narducci, la girouette qui se gargarise des réalisations … d’Euroméd.
    Et dans le 13-14 M. Ravier qui va présenter ses petits copains dans le 2-3 et le 15-16, petits copains qui ont de très fortes chances car si la gauche y existe encore, elle est tellement divisée que c’est un boulevard (pire, une Route Nationale).

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  7. Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

    La discussion sur une alliance de la gauche plurielle et En Marche me semble déjà d’un autre temps, alors qu’il semble désormais bien établi qu’En Marche est une formation ancrée à droite, à Marseille comme ailleurs (perte d’influence dans les quartiers populaires et/ou bobos, renforcement dans les quartiers chics).
    Il est par ailleurs très étonnant de voir les sympathisants de gauche, de toutes origines, s’interroger sur la pertinence d’une alliance avec En Marche alors qu’on ne connaît pas la position de ce parti sur ce point ! Et tout aussi surprenant d’entendre Sébastien Barles trancher, d’autorité, que le logo En Marche ne figurerait pas sur des affiches. La belle affaire !
    Le plus probable est qu’En Marche présente sa propre liste au vu de résultats plutôt encourageants pour elle. Et je verrais bien Martine Vassal ou Renaud Muselier répondre favorablement à l’appel de leurs amis d’Agir (téléguidés par Macron) pour en prendre la tête !
    Cela pourrait conduire, entre autres scénarios possibles, à une confrontation au premier tour entre Muselier et Gilles qui sauraient se retrouver au second tour…
    Donc il est inutile de vous disputer, chers amis, car il n’y aura pas d’alliance de la gauche avec En Marche. Parce qu’En Marche n’en voudra pas, et parce qu’elle est contre nature. Imagine t’on Giscard participer à l’union de la gauche avec Mitterrand et Marchais ?!

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  8. Pascal L Pascal L

    « Imagine t’on Giscard participer à l’union de la gauche avec Mitterrand et Marchais ?! »
    Qui c’est ces gars là ???

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  9. Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

    @Pascal
    J’admets que la référence est un peu vieille mais ces gars là (Mitterrand et Marchais) ont conduit la gauche au pouvoir en 1981, en dépit de leur méfiance et de leur détestation réciproque. Le troisième, Giscard (le Macron des années 70) ne s’en est jamais remis. Un exemple à méditer !

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    • Karo Karo

      Et le pcf en est mort !

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  10. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    @Laurent Malfettes.
    Que nous importe l’avis des nationaux de tel ou tel parti. Si Mélenchon décide que LFI doit partir seule sous ses couleurs et que des militants, des cadres et des élus refusent la consigne et rejoignent une union marseillaise progressiste : doit on

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  11. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    exiger qu’ils déchirent leurs cartes et rompent avec le programme de LFI a d ‘autres occasions ?
    Non ?
    Et bien le même raisonnement vaut pour les militants, les cadres et les élus de LREM.
    Leur repérer sans cesse qu’ils ne sont pas dignes de ce considérer « de gauche » ou de participer à une alliance « à gauche » … Camus a répondu à ce genre de position il y a 70, et il a toujours raison.

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  12. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Un exemple méditer aussi !

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  13. Electeur du 8e Electeur du 8e

    La question qui se posera un jour est de savoir si, sous prétexte de pureté idéologique, certains ne préfèrent pas le confort de l’opposition à l’inconfort du pouvoir.

    Le prochain maire, quel qu’il soit, héritera d’un sac d’emmerdements qui lui aura été soigneusement préparé depuis plusieurs années par Gaudin. Face à l’immensité des retards et des besoins, il n’aura quasiment aucune marge de manoeuvre et ne pourra pas satisfaire tout le monde en six ans.

    Entre d’une part la nécessité de réinvestir dans les écoles et les équipements sportifs, de reconstruire une administration municipale fonctionnant sur des critères de compétence, de créer une véritable politique de l’habitat et de l’urbanisme, etc., et d’autre part les dépenses somptuaires qui plombent durablement le budget, la voie sera étroite.

    Il faudra dire aux Marseillais•es que le redressement ne sera pas simple, et il n’y aura probablement guère d’état de grâce. Le prochain maire devra être courageux !

    Mais si l’on veut enfin sortir cette ville du laisser-faire dans lequel elle s’enfonce, il n’y a qu’une solution : se rassembler entre personnes de bonne volonté autour de priorités communes, sans exiger a priori un certificat de baptême ou de non-appartenance à telle ou telle chapelle.

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Tout à fait d’accord avec Félix Weygand et Electeur du 8e. Un rassemblement transpartisan des militants et des sympathisants qui s’affranchiraient de la tutelle de leur parti m’irait très bien. Quand on prend le maquis, on ne fait pas les difficiles et on ne se demande pas trop d’où l’on vient. Tous les combattants sont bienvenus s’ils ont le même objectif et des amitiés improbables peuvent même naître…

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  14. David David

    L’alliance avec LREM est non seulement grotesque (vu que c’est un tas d’ex p »s » ou ump, donc bonjour la famille progressiste), mais le pire, ça n’est pas ça, c’est plutôt qu’ils y aient pensé… Comment pourraient ils croire un instant qu’une liste « d’union » avec des marcheurs recueilleurait toutes les voix de la gauche ? Je me retiens pour ne pas dire même « la vraie gauche », car quand on voit la politique antisociale, réactionnaire, ultra libérale des macronistes, comment se fait il que des ânes dépolitisés aient pu imaginer pareil scénario ? À moins de jeter aux orties l’opinion de la Gauche Radicale ?

    On se verrait pas en démocrates vs républicains à Marseille ? Ils serait temps de réaliser que cette ville n’est pas dans le même moule que les autres.. ‘

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  15. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    @David, le PS c’est un tas d’ex trotskystes, LFI un tas d’ex PS…😉 avant de dire des opinions des autres qu’elles sont grotesques et émises par des ânes dépolitisés, il faut peut-être envisager d’autres arguments…

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    • Zumbi Zumbi

      on peut éviter de dire n’importe quoi pour une fois qu’il y a quelques éléments d’un vrai débat dans les commentaires ? Le PS à Marseille c’est un tas d’ex trotskystes ? Je n’en connais pas un. Et LFI un tas d’ex PS ? je ne les ai toujours pas rencontrés…

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  16. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Quand à l’argument « à Marseille c’est pas comme ailleurs » ! C’est justement celui qu’on nous ressert sans cesse pour nous faire croire que nos problèmes sont « normaux » puisqu’on n’est « pas du même moule ».

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  17. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Enfin il s’agit justement de ne jeter aux orties l’opinion de personne pour créer un rapport de forces politique permettant d’avoir une majorité sur un programme et de pouvoir le mettre en oeuvre.

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  18. barbapapa barbapapa

    Pour gérer une ville, sauf coups tordus triangulaires ou quadrangulaires, il faut rassembler plus de la moitié des votes exprimés (même si à Marseille la loi est légèrement plus compliquée)
    Si « s’unir ou subir » porte des propositions que formulent ici Félix Weygand et Electeur du 8ème (qu’il serait bien d’avoir comme candidats ;)) et d’autres… il est plus que possible de rassembler une majorité de marseillais.es

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  19. Titi du 1-3 Titi du 1-3

    Entre les deux tours de la dernière régionale Camard voulait ardemment que Castaner se maintienne et la prenne sur sa liste puisqu’elle n’avait la capacité à se maintenir……

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  20. leravidemilo leravidemilo

    ( « I have a dream ».
    : Peut être qu’un de ces jours, pour les prochaines européennes par exemple, l’équipe de Marsactu réalisera que la touche REPONDRE ne fonctionne pas, et qu’il va pas falloir tarder à faire quelque chose, renouant ainsi avec ce qui est, selon moi, une de ses vocations : créer les conditions les plus favorables qu’il soient à la qualité du débat public)
    Quel étrange scénario que de voir des gens attendre et espérer ici, des « unions » tous sauf Gaudin/Vassal and co et sauf Ravier bien sur. Et que les susnommés doivent donc se gondoler, version « même pas peur » chez Vassal, et version « continue tu m’intéresse, en tous cas tu commence à » chez Ravier!
    Cela ne sera pas, car cela ne peut pas être. On ne peut absolument pas, en tout cas dans la deuxième ville du pays, prôner et s’engager à commettre la politique contraire, opposée à celle qu’on applique méthodiquement, ou qu’on s’engage à réaliser à l’échelle du pays. Tout d’abord parce que cela reviendrait à un suicide politique, à l’échelle du pays, en terme de simple crédibilité politique, et que ce n’est pas ainsi que meurent les formations politiques. La chose est claire et limpide pour ce qui concerne LFI et LREM, ainsi que, je suppose, pour le PC. Je serai bien sur beaucoup moins affirmatif pour les branches pourries du P »S » marseillais (les fins de dégénérescence sont toujours confuses et les organismes morts ont toujours du mal à rejouer leur mort…), et pour E.e.L.v dont les multiples, et habituelles, formes de porosité aux vents dominants de l’heure permettent tous les espoirs et désespoirs. Et si, raisonnant par l’absurde, cela se faisait, ça n’aboutirai qu’à un échec grandiose, sauf à penser que les marseillais sont tous des cons ( c’est vrai qu’on est pas très futés, mais quand même!…).
    Ensuite, et comme l’ont bien résumé @Laurent Malfette et David, parce que LREM qui ne savait pas bien par quel trou passer dans le contexte à la fois enquisté et mouvant (et combien douloureux) de notre bonne ville, n’a plus besoin de trop se poser de questions ni de se tordre le neurone, et quand une chose rebute, et qu’on en a pas besoin et bien on ne la fait pas. Et après les récentes ouvertures des urnes (quelques peu funéraires concernant nos espoirs) la voie est toutes trouvée, et il y a fort à parier qu’il suffit d’attendre les successives défections/conversions pour…passer au sujet suivant.
    Qui plus est, et en dehors de ces considérations, la chose est tout sauf souhaitable car si peu éthique, et il ne reste que très peu de temps à notre République pour ré injecter une bonne overdose d’éthique dans ses pratiques/arrangements/recettes… si on veut éviter l’effondrement qui vient, quelque chose entre la fin du mois et celle du monde…
    La profusion récentes de collectifs citoyens, dans le contexte douloureux que nous connaissons, est porteuses de tous nos espoirs et de bien des projets, mais sans doute itou de quelques manigances. Certain se caractérise surtout par leur capacité à communiquer (Mad Mars c’est bien trouvé, et ça semble effectivement « coller ») et pour être néo(s), ils semblent avoir bien compris que le lancé de bouchon, ou de cochonnet, était une forme incontournable de distinction locale. Mais lorsque sa porte parole nous propose ici même (article récent de Marsactu) quelque chose comme « une démocratie moderne et sexy », un gros doute, une incompréhension massive, voire la perception d’un sentiment du tragique, s’insinue chez les indigènes, à l’heure du petit jaune! Mais voir certains.es de LFI signer un appel qui laisse la porte grande ouverte à LREM dans l’union fusionelle et coollectiviste, je dois avouer que ça m’a laissé…sur le cul! Embrassons nous folle ville, c’est pas terrible pour les chartes et autres démarches programmatiques…
    On attribuera ça à un coup de mou teinté d’un désespoir qu’on leur souhaite passager, et à une étonnante naïveté (ne pouvant prêter de l’innocence à des responsables politiques.)
    Bon, l »union » de tout le monde pour foutre l’autre dehors sans faire rentrer le troisième (et pire) larron, ça va pas le faire, et il faudrai pas que ça devienne un mantra, genre « rattraper le retard sur Lyon » à propos de la métropole, alors qu’on nous l’a ficelé de telle que façon que c’est strictement impossible que l’on ne l’amplifie pas ce satané retard, et que l’agrandissement actuellement comploté va rendre la note encore plus salée en la matière. Pourrait on passer au sujet suivant siouplait?

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    • Lisa Castelly Lisa Castelly

      Bonjour, concernant la capacité à répondre aux commentaires, notre responsable du site s’est penché sur le sujet et n’a pour le moment pas pu le résoudre, notamment parce qu’il semble aléatoire (la preuve : je parviens à vous répondre ici, mais j’ai déjà connu le même bug sur d’autres papiers). Promis on y travaille, pour avant 2024 🙂

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  21. Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

    À quoi sert de rester « droits dans ses bottes », chacun de son côté, si cette posture permet à ceux que nous voulons voir partir de se maintenir ? Aurons-nous bien servi nos valeurs communes ? Aurons-nous pris nos responsabilités ?
    Il faut se demander comment les prochaines élections municipales peuvent être gagnées, ce qui oblige à une réflexion stratégique et à quelques adaptations tactiques. Tant pis pour ceux qui n’aiment pas l’odeur du cambouis. L’heure est assez grave pour que la fin justifie le moyen.

    La fin : gagner les élections ;

    Le moyen : organiser un rassemblement de tous les Marseillais désireux d’un changement profond, sans préoccupation d’étiquettes politiques, mais autour de valeurs largement partagées telles que la solidarité, l’écologie, la démocratie participative, la transparence et l’éthique.

    Il me semble évident qu’aujourd’hui à gauche, aucun parti, mouvement politique ou collectif n’est en mesure de prendre, seul, la direction d’un tel rassemblement. Toute initiative des uns serait immédiatement suspectée d’arrière-pensées par les autres et risquerait d’être sabotée. L’exemple récent des gilets jaunes qui, après avoir suscité une forte sympathie ont dilapidé leur capital et se sont perdus corps et biens faute d’avoir su s’organiser et livrer un combat politique « conventionnel », doit faire réfléchir. Voulons-nous être les gilets jaunes des prochaines élections municipales ? Aboyer un bon coup puis rentrer à la niche avec le sentiment du devoir accompli, ou prendre la place du maître pour de bon ? Toute la question est là !

    Il existe deux façons d’organiser le rassemblement.

    La première consiste à laisser les appareils politiques discuter et négocier, sous le regard vigilant (sinon le contrôle) d’un groupe de citoyens engagés réunissant associations et collectifs. Un processus dans ce sens est amorcé, il faut le soutenir tout en restant lucide sur ses chances de succès. Vu les antagonismes, les animosités, les intérêts de certains élus sortants et les ego en présence, je crains qu’une telle démarche se termine en fiasco dans un climat de défiance généralisée.

    La deuxième consiste à laisser les citoyens prendre les choses en main, en considérant que l’avenir de Marseille est une affaire trop sérieuse pour la confier à des appareils politiques qui ont trop déçu. Cela implique d’organiser une structure et d’élaborer un processus démocratique et transparent de désignation de candidats nouveaux pouvant venir de tous les horizons pourvu qu’ils partagent les mêmes valeurs et une même vision d’avenir pour la ville. De nombreux sujets « ni de droite ni de gauche » peuvent rassembler au-delà de la gauche même : la rénovation de l’habitat, la politique de transports, la propreté, la sécurité, la qualité de la restauration scolaire… J’en passe.

    La question de la « tête de liste » ne se pose pas immédiatement. Gageons qu’au sein d’une équipe de volontaires engagés, éventuellement tirés au sort, certains se distingueront au combat et gagneront leurs galons de futurs cadres. Je forme le vœu que le prochain Maire de Marseille et les maires de secteur soient désignés au mérite, et non en raison de leur ancienneté ou de leurs états de service au sein de telle ou telle formation politique !

    Sauf à prendre ce chemin, certes escarpé, nous nous condamnons à devenir les témoins impuissants d’un match opposant les héritiers de Gaudin, les partisans de Macron et ceux de Marine Le Pen. J’ai un souvenir trop amer du 21 avril 2002 pour m’y résigner…

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  22. Pascal L Pascal L

    Moi je veux bien les perdre les élections et je m’en balance que X ou Y ait des arrières pensées. Tous le monde en a.
    Moi je voudrais qu’on puisse parcourir la rue de Lyon avec une poussette et un vrai bébé dedans (parce que si dans la poussette on met ce qu’on a ramassé dans les poubelles, c’est encore envisageable). Si vous avez un gosse de trop, essayez !
    Moi je voudrais ne pas à avoir à balayer chaque semaine une couche de poussière d’alumine qui m’arrive de la porte 3 du port. Je voudrais bien ne pas me faufiler entre les poubelles et les gravats abandonnés, ne pas attendre les bus 40 minutes, ne pas risquer ma vie parce que des cinglés roulent à 100 à l’heure dans les rues, avoir une piscine municipale qui n’est pas à des kilomètres et fermée un jour sur quatre sans préavis.
    Et comme cette situation est le résultat des sortants, je vote le plus utile pour sortir les sortants.
    Je sais c’est « corpo » comme on disait dans les facs il y a 30 ans. Mais ceux qui paient le plus le « laisser aller », ce ne sont pas ceux qui vivent dans les quartiers privatisés entourées de grilles.
    Si on regarde bien c’est dans le 15 16 que l’abstention est la plus forte (plus des 3/4). C’est suivi par le 13-14 et le 2-3 (mon secteur – je vais bientôt sortir Mélanchon !).
    Et encore ! On ne compte que l’abstention par rapport aux inscrits. Si on comptait par rapport aux habitants, il faudrait certainement multiplier par 2.
    Les habitants du nord de Marseille ne votent pas, ils subissent. Alors certains sont prêt à croire au père Noël. Le RN l’a compris et va l’utiliser.
    Et pendant ce temps d’autres se battent pour savoir qui sont les purs. Mais ça, tout le monde le sait : les purs ce sont ceux qui pensent comme moi ! (Ah, merde, je suis tout seul !)

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  23. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    @zumbi.
    Pas le PS marseillais ! Jospin, Cambadélis, Mélenchon, etc. des lambertistes. Dray, etc
    des liguard.
    Et du coup Mélenchon et les autres fondateurs du PG (le « coeur » de LFI), des trostkars directs, ou passes par le PS.
    Mais ce n’est pas grave…

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  24. Tarama Tarama

    L’incompatibilité d’une alliance avec en marche ce n’est pas par détestation de la marche, de la couleur orange, ou que sais-je… Mais bien une incompatibilité politique, des différences de fond, qui font par exemple que ce parti cartonne dans le 6-8 tout simplement parce qu’il est… de droite.

    Vous me direz que Juppé et Collomb aussi (krr krr krr) et paraît-il qu’on vit bien mieux aujourd’hui à Bordeaux et Lyon qu’à Marseille (vit-on mieux à Vénissieux que dans le 15ème, je n’en sais rien).

    Une alliance de la gauche radicale jusqu’au PS type Benoît Payan, ce serait déjà un bel exploit.

    Autre réflexion : Mélenchon à Marseille c’est un échec… je ne sais pas combien de temps il y passe, mais il est invisible.
    Donc amis de la FI, attention, et avec le boulevard ouvert par la nullité de l’équipe Gaudin et son usure depuis 25 ans de pouvoir, il est presque incompréhensible de ne toujours pas être en ordre de marche et de ne pas avoir de programme alternatif, de contrecarrer partout et tout le temps l’équipe de branquignoles qui nous gouverne.

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  25. Brallaisse Brallaisse

    La Gauche à Marseille est en ruine, la France insoumise n’est pas du tout crédible avec Mélanchon en tête et les Verts ont une aspiration d’indépendance comme à chaque fois quand un épiphénomène électoral redonne un peu de vigueur à ce mouvement. Et pendant ce temps là le RN/FN cartonne sur Marseille.
    Comme d’habitude nous sommes dans des disputes de personnes , et là Gauche comme Droite sont à mettre dans le même panier. Pas de programme, pas de visions.Et pendant ce temps là le RN/FN cartonne sur Marseille.
    Encore un petit effort et Vassal set partie pour 25 ans.

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  26. ALIBI ALIBI

    Débat, débat, des bas, des très bas
    jamais aux commandes, jamais aux manettes, surtout pas, j’ai peur
    bla, bla, bas
    « qu’est-ce que j’vais faire, j’sais pas quoi faire ! »
    tourner à gauche, mais vraiment à gauche, ou rester au milieu de la route, on va se faire écraser, non ?
    mais à gauche, tu veux dire, vraiment à gauche où on commence à prendre le pognon là où il est, vu que ça déborde de partout et qu’on nous fait croire à une crise (coucou Carlos), où on commence à dire que faire de la politique un métier c’est plus possible, qu’on en a marre des têtes de listes, des listes sans têtes qui réfléchiraient plus loin que leurs intérêts personnels, familiaux
    on en a marre des mecs qui donnent des leçons, jamais aux commandes, jamais aux manettes, qui nous parlent de haut, très haut, les grands chefs sioux qui monopolisent la parole parce qu’ils savent parler, parce qu’on les vénère,
    idole, idylle, que dalle
    et bla, bla, bas
    débat, débat, des bas, des très bas
    c’est ça, continuez

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  27. MarsKaa MarsKaa

    Il reste combien de mois avant les élections ? Il y a des listes à former, un programme à monter, des tracts et affiches à imprimer….
    toutes ces initiatives citoyennes sont formidables, et soulèvent de l espoir, mais la machine électorale a ses contraintes…. que l équipe gaudin vassal maitrise parfaitement, ainsi que le FN RN….
    je redoute l impréparation de l opposition citoyenne de gauche.
    La démocratie demande du temps, des debats, des echanges, ce n est pas que du bla bla…mais purée ça prends un temps fou !

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      C’est certain ! La droite et les fachos sont en train de prendre un avantage en terme d’organisation qui est terrible… Et pour la droite malgré son bilan dont on mesure chaque jour la catastrophe, ils sont en train de prendre un avantage programmatique, grâce au collectif d’experts que Vassal a fait travaillé et qui rend ses conclusions début juillet, et ils ont tous les dispositifs clientélistes entre leurs mains, grâce à la maîtrise exclusive des collectivités territoriales.
      La pente à remonter va être sacrément raide…

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      Il reste 9 mois avant les élections municipales. 9 mois. Qui, à gauche, prend le manche pour avancer ? Il ne faudrait pas répéter l’opération Pape Diouf de 2014, sympathique mais tardive et aussi brouillonne qu’impréparée…

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Hélas d’accord… J’ai la très désagréable impression que les partis de gauche et assimilés vont bricoler un accord sur un coin de table pendant l’été, avec deux ou trois alibis d’ouverture à la société dite « civile » et se présenter à nous dans la plus grande impreparation, ce qui justifiera les aventures personnelles et précipitera la défaite. Et maintenant qu’on a dit ça, qu’est ce qu’on fait ?

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