Roms : après les expulsions de l’été, la difficile reconstruction
Dans la torpeur de l'été, les expulsions de campements roms n'ont pas cessé à Marseille, bien au contraire. Alors que bénévoles et associations font leur rentrée, l'heure est au bilan et surtout au travail de terrain pour retrouver les familles éparpillées.
L’été 2015 a été rude pour les Roms de Marseille. Il y a d'abord eu les 150 personnes qui vivaient dans la caserne Masséna, à la Belle de Mai, mises en errance le 2 juillet. Puis les campements du boulevard de la cartonnerie et du Merlan, tous deux occupés par plus de trente personnes, ont subi le même sort. Et après eux, plusieurs autres plus petits construits par la suite.
Les associations gardent particulièrement en travers de la gorge un épisode vécu en préfecture. Le 24 juillet, le nouveau préfet délégué pour l’égalité des chances, Yves Rousset, installé depuis seulement trois semaines, réunissait la commission en charge de l’insertion par le logement des familles vivant en bidonvilles. Cette commission est composée notamment des responsables d’organismes locaux. Après un tour d’horizon des difficultés des populations roms du territoire, il annonçait l’expulsion des habitants de trois sites dans les jours à venir. Mais les mauvaises nouvelles ne se sont pas arrêtées là.
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