Hollande, Valls, Aubry, Lamy, Désir, Fontanel… Depuis 2011, les dirigeants du parti socialiste n’ont jamais su sur quel pied danser face au cas posé par Jean-Noël Guérini. Face aux révélations successives sur les activités de son frère Alexandre et la remontée des enquêteurs jusqu’au sommet du Bateau bleu, la première réaction a été le silence. Puis sa défense, quand le pavé dans la mare est venu de Solférino même, en la personne du secrétaire national à la rénovation Arnaud Montebourg.

Au bout de quelques mois, le parti s’est vite trouvé confronté à deux dilemmes. Du côté de l’appartenance au PS, comment exclure un militant mis en examen sans faire “jurisprudence”, selon le terme employé par Guérini, qui a fait sa liste des concernés ? Et dans le domaine moins symbolique de sa présidence du conseil général, comment pallier l’absence légale de procédure de destitution sans imposer aux membres de sa majorité de se désolidariser ? Dans le premier cas, Jean-Noël Guérini a fourni une porte de sortie au parti. Dans le second, la question se pose toujours.

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Julien Vinzent_
Journaliste.

Commentaires

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  1. Anonyme Anonyme

    Article de bonne facture.

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  2. Delair Delair

    C’est çà aussi le “fini parti”…

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  3. Anonyme Anonyme

    Article complet avec la frise.
    Il manque le fait qu’il souhaite à présent créer son propre parti : Comment espère t-il dans ce cas obtenir suffisamment de voix pour sa réélection au CG13 alors qu’il aura un adversaire étiquetté PS ?
    Espère t-il faire démissionner du PS les anciens-futurs conseillers généraux qui l’éliront ?
    Il serait de bon ton qu’un journal efficace (Marsactu ?) pose la question claire aux élus et aux candidats PS des cantonales 2015 : Pour qui voterez vous lors de l’élection du président du CG13 ?

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  4. compadiou compadiou

    Elu sous les couleurs socialiste, puisqu’il démissionne du parti, pourquoi pas de ses fonctions?

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  5. JL41 JL41

    C’est tout à fait amusant de jouer avec ce système de visualisation, même si une simple liste, constituée des mêmes titres et de leur lien aurait rempli le même office.
    Par contre, si vous nous offriez à nous, lecteurs et commentateurs de Marsactu, un système aussi mirobolant listant les interventions de chacun, éventuellement les plus récentes aussi, par exemple sur deux jours ça, nous aiderait énormément à nous repérer et à revenir vers des sujets de débats et les articles qui les introduisent.
    Mais j’en reviens à Guérini, bouc émissaire et source apparemment inépuisable de commentaires. Trois points me paraissent intéressants d’être évoqués :
    1) Au début de l’affaire, des transcriptions des écoutes téléphoniques entre les deux frères notamment ont été publiées. Si pour la justice ça ne suffit pas, le simple des mortels peut toutefois se faire une opinion du haut niveau de connivence qui existait entre les deux frères.
    2) Un sujet plus délicat, peut abordé par la presse, celui des légendes urbaines liées à la mafia, mais du côté des vivants. Pas mal de grandes villes ont de tels « dessous », un ventre, Paris, Lyon, Marseille, Palerme à laquelle Marseille a été comparée à l’occasion d’un récent match de foot. Defferre avait ses réseaux, il en avait peut-être besoin pour que la paix règne à Marseille, les moyens et les méthodes de la police n’y suffisant peut-être pas. L’épouse de Barresi gérait une société de sécurité qui assurait la sécurité du conseil général et celle des matchs de l’OM, donc une institution à Marseille.
    3) Un bouquin vient aussi de sortir, « Délits d’élus, 400 politiques aux prises avec la justice », de Graziella Riou Harchaoui et Philippe Pascot, février 2014, Editions Max Milo. Il remonte le temps jusqu’en 2002, sans se prétendre exhaustif. Il y a des délits mineurs et d’autres plus graves. Ils s’agit « Des élus mis en examen et/ou en garde à vue, placés en détention provisoire, condamnés pour trafic d’influence, impliqués dans des affaires de mœurs, voire des braquages, pour avoir truqué des marchés publics ou pour avoir confondu leur compte en banque avec celui de la collectivité qu’ils administrent. »
    Guérini rappelait fort justement, comme vous l’évoquez dans votre synoptique, qu’il y avait « 57 élus socialistes, maires de grandes villes, parlementaires ou présidents de conseils généraux, qui ont été mis en examen ou condamnés et qui continuent à occuper d’éminentes fonction. »
    Dans le bouquin, 25 noms sont donnés pour les Bouches-du-Rhône, toutes tendances politiques confondues, le record de France à égalité avec les Hauts-de-Seine : Agopian Jacques, Aicardi Gilles, Aillaud Thérèse, Andréoni Serge, Bartolini Raymond, Belviso Alain, Bernardini François, Bourrelly Christian, Ciot Jean-David, Dary Michel, Fabre Charles, Filippi Claude, Gabriel Gérard, De Gueltzel Dominique, Guérini Jean-Noël, Granié Bernard, Joissains Maryse, Jullien André, Latz Arinna, Maggi Jean-Pierre, Noyes Jean-François, Mégret Bruno, Mégret Catherine, Reynaud Jean, Simonpieri Daniel.

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