Entre risque d’explosion de la majorité et tutelle de l’État, la métropole au pied du mur

Décryptage
le 9 Sep 2026
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Ce jeudi 10 septembre, les conseillers métropolitains d'Aix-Marseille-Provence doivent débattre d'une décision modificative du budget. Au-delà de la décision de privilégier une ligne budgétaire à une autre, ce vote s'annonce comme un choix politique sur l'avenir de cette métropole.

Nicolas Isnard lors de son élection à la présidence de la métropole, en avril 2026.
Nicolas Isnard lors de son élection à la présidence de la métropole, en avril 2026.

Nicolas Isnard lors de son élection à la présidence de la métropole, en avril 2026.

"On a du mal à imaginer qu'il y a deux mois, on se claquait la bise, tout fiers de nous, en se souhaitant un bon été", souffle avec du désespoir dans la voix un maire de la métropole Aix-Marseille-Provence. Le 8 juillet, les élus du territoire semblaient avoir trouvé un accord pour sortir — en tout cas pour l'année 2026 — de la crise budgétaire que connaît l'institution. Mais, à quelques jours de la date fatidique du 10 septembre, où le conseil métropolitain doit justement entériner cet accord, la "métropole des maires", comme elle a été vendue, parait se transformer à nouveau en une guerre entre Marseille et le reste du territoire. De nombreuses hypothèses sont encore sur la table à moins de 48 heures du vote. Mais tous les protagonistes partagent le même sentiment : la métropole est à l'heure des choix et tous les scénarios risquent de tourner à la crise politique.

Pour rappel, en avril, les élus du conseil métropolitain ont refusé de voter le budget 2026 de l'institution, auquel il manquait 144 millions d'euros pour être à l'équilibre, seulement quelques jours après l'installation d'un nouvel exécutif. La chambre régionale des comptes (CRC) Provence-Alpes-Côte d'Azur a alors épluché les comptes de la métropole pour trouver des pistes de ressources avec différentes coupes et proposer une maquette budgétaire. Cette dernière a été soumise au

Marie Lagache
marie.lagache@marsactu.fr

Commentaires

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13 commentaires


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  1. Patafanari

    On dirait le « Marché du Soleil ». Il n’y a que des contrefaçons d’élus.

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  2. MarsKaa

    Le fonctionnement de cette métropole est foncièrement anormale. Et elle nous coûte cher.
    Les communes qui ont indûment touché des AC pendant des années devraient ne pas prendre part au vote.
    Marseille bataille pour ne pas perdre 36 millions durement acquis, la ville n’a jamais récupéré ce qui aurait dû lui être versé pendant des années,
    pendant que d’autres municipalités bloquent pour gagner encore ou garder des sommes indues…
    C’est profondément injuste.

    Les égoïsme locaux, les calculs politiciens droite/gauche, et l’incompétence de certains élus empêchent de sortir par le haut.

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  3. MarsKaa

    Et évidemment toujours pas de procès des personnes qui ont dirigé cette métropole depuis 20 ans et qui sont responsables de cette situation. Et qui pour la plupart sont encore dans l’assemblée métropolitaine… ces élus devraient être disqualifiés.

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    • Leloup

      C’est à nous de disqualifier ceux qui cassent la France. Alors, stop ou encore ?

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  4. Make OM Great Again

    Vivement que nous sortions de ce modèle intercommunal. Nos élus ne se voient que comme des concurrents. Ils n’ont pas la hauteur de vue nécessaire pour ce type de coopération.
    Ce sketch dure encore, maintenant l’Etat doit en tirer les conclusions et nous transformer en collectivité, sur le modèle lyonnais. Ainsi, nous pourrons élire nos représentants directement et il disposeront d’un vrai budget d’investissement pour appliquer leur programme transformateur.

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  5. Electeur du 8e ©

    L’un des aimables surnoms de l’ex-multiprésidente est « Martine Vammal ». Mais en réalité, c’est la métropole qui « Vammal » – et Martine, qui l’a présidée pendant 8 ans, y est pour quelque chose.

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    • Armand Louis

      Et oui ! Mais on n’en parle guère !

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  6. Syol

    « Parmi les délibérations soumises au vote ce 10 septembre, se trouve également un rapport visant à remonter, l’année prochaine, la dotation de solidarité communautaire à son précédent niveau en taxant les entreprises pour aller chercher 26,3 millions d’euros. »
    « tous s’accordent sur le fait qu’il faudra probablement passer par une hausse d’impôts pour l’ensemble des habitants de la métropole, via la taxe foncière »

    Comme d’habitude : on est incapable de maîtriser les dépenses alors on augmente les impôts.
    Tout cela pour des résultats plus que médiocres (transports, propreté pour ne parler que de deux domaines dépendant de la métropole).

    Et pourtant la France tient la tête des prélèvements obligatoires.
    De qui se moque-t-on ?

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    • Leloup

      On se moque du citoyen, qui on le remarque est de plus en plus inculte et incapable de réfléchir.

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  7. Dark Vador

    @Make OM Great Again

    +1

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  8. patrick R

    Croire que lors du prochain budget le gouvernement va proposer une hausse du Versement Transport (VT) est illusoire

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