24 octobre à Marseille : le préfet réfute l’idée de « vouloir mettre la ville sous cloche »
Ce vendredi 23 octobre, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, est revenu face à la presse sur les mesures prises en lien avec la mobilisation prévue samedi 24. « Je remercie la CGT de prendre la responsabilité d’organiser dans les formes une manifestation », souligne le représentant de l’État, qui a accepté, après discussion avec le syndicat, un parcours partant des Réformés à 14 heures pour aller jusqu’à la place Castellane. « Je n’appelle pas à fermer les commerces. Il appartient aux commerçants de le décider », indique également Jacques Witkowski. Lors de la mobilisation du 17 octobre, plus de 300 commerces ont été sinistrés ou pillés.
Le représentant de l’État s’est aussi expliqué sur la suspension de l’ensemble des transports en commun à Marseille, annoncée par la préfecture avant un rétropédalage quelques heures plus tard. « J’avais souhaité, et non pas décidé de façon autoritaire », affirme Jacques Witkowski, qui réfute l’idée de « vouloir mettre la ville sous cloche ». Avant de poursuivre : « Hier soir, le consensus n’a pas pu être trouvé, donc je ne passe pas de manière autoritaire sur le sujet. » « Je ne suis pas sûr que ça serve à grand-chose. Le maintien de l’ordre ne passe pas par la privation de liberté », avait notamment déclaré le maire de Marseille Benoît Payan (divers gauche) sur BFM hier soir.
« À notre connaissance, ni la RTM, ni la métropole Aix-Marseille-Provence, ni le département, ni la région, ni les commerçants ne se sont opposés à votre décision », rétorque au préfet, dans un courrier consulté par Marsactu, le collectif Une génération pour Marseille, réunissant des personnalités politiques de la droite et du centre. Enfin, sur le dispositif policier prévu, le représentant de l’État refuse de commenter : « Je garde mes secrets. Nous espérons que nous soyons opérationnels, c’est un devoir, une obligation. » Relancé sur la présence potentielle du Raid, comme en 2023, malgré les nombreuses critiques dans sa gestion du maintien de l’ordre, le préfet balaie : « Je vous le dirai demain. » Rendez-vous samedi 24 octobre dans les rues de Marseille pour le savoir.

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