17 octobre 2026 : retour sur un « fiasco » policier en cinq actes
Deux jours après les émeutes, le maire de Marseille, Benoît Payan (divers gauche), accuse l'État d'avoir failli dans sa mission de maintien de l'ordre dans la deuxième ville de France. Marsactu revient sur cinq moments de cette journée pour tenter de comprendre les raisons de ce « fiasco ».
La pluie et les agents de la métropole Aix-Marseille-Provence ont lavé une partie des stigmates, mais les traces de la mobilisation du 17 octobre sont encore là, bien visibles. Ici, un centre commercial fermé, là, un magasin de sport aux volets définitivement clos, et partout, des traces de feu, de tensions et de luttes. Mais, c'est surtout dans les esprits que les tensions restent encore vives autour de la "doctrine d'emploi des forces de l'ordre" mise en application dans la journée du 17 octobre. Dès samedi soir, le maire de Marseille, Benoît Payan (divers gauche), déplorait les manquements "ahurissants" dans la gestion de l'opération de maintien de l'ordre dans l'après-midi.
Des propos qu'il a réitérés à l'antenne de France Inter, lundi, en qualifiant de "farfelu" le chiffre officiel avancé par le préfet de région, Jacques Witkowski, dès dimanche, faisant état de "30 000 pilleurs et 8000 émeutiers". "Une défense ridicule, c'est la moitié du stade Vélodrome", balaie l'édile, en évoquant des sources policières comptabilisant "1 500 pilleurs" aux moments forts de l'après-midi. Il parlera même d'un "fiasco ». "Imaginez si ce chiffre de 30 000 est juste et qu'ils ont arrêté 90 personnes, c'est 0,3 % des casseurs. C'est qu'il y a un problème de zéros." Marsactu revient dans le détail sur cinq points chauds de la mobilisation de ce samedi d'émeutes où, effectivement, l'emploi des forces de l'ordre pose question.
Des policiers dépassés d'emblée
Mais, au-delà de la polémique sur les chiffres, il y a un contexte dans lequel s'inscrit ce pic de violences et de saccages. Depuis trois semaines, le mouvement des lycéens a mobilisé de nombreux policiers avec beaucoup de tensions autour des établissements. "Les collègues en sortent épuisés, avec beaucoup de blessés et, en face, très peu d'arrestations. Ces gens qui n'ont pas été arrêtés . . .
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