Le groupe Bernard Tapie devant le tribunal de commerce lundi 14 mai

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Jean-Marie Leforestier
9 Mai 2018 1

Le tribunal de commerce de Paris sera amené à se pencher une fois de plus sur le plan de sauvegarde du groupe Bernard Tapie ce lundi 14 mai, comme le lui a demandé la cour d’appel le 12 avril. Condamné à rembourser les 404 millions d’euros de l’arbitrage Adidas-Crédit lyonnais, l’homme d’affaires propriétaire de La Provence avait dans un premier temps obtenu du même tribunal de commerce un étalement sur six ans de sa dette permettant d’éviter la liquidation de sa société, le groupe Bernard Tapie.

Dans sa « lettre hebdomadaire » du 16 avril, dont le contenu a été révélé par Mediapart et le journal belge Le Vif, le président du tribunal de commerce de Paris, Jean Messinesi, s’est livré à un inhabituel commentaire : « Ainsi, nous sommes toujours en sauvegarde. Sans doute semble-t-il difficile de procéder par la voie d’une « modification du plan », la cour avant clairement « rejeté le plan de sauvegarde présenté parles sociétés GBT et FITB ». Il appartient donc maintenant à chacune des parties, le parquet et Bernard Tapie de décider quel sera leur prochain coup : demande de liquidation judiciaire ou demande de redressement judiciaire… A suivre. »

La décision qui ne sera vraisemblablement pas rendue le jour de l’audience aura une influence importante pour le groupe La Provence. Cependant, après avoir beaucoup misé sur son titre de presse pour rembourser ses dettes, Bernard Tapie s’est engagé à ne pas le faire devant la cour d’appel (lire notre article).

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Source : Le Vif / Mediapart

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  1. PromeneurIndignéPromeneurIndigné

    En attendant une hypothétique « réforme »il faut, pour mieux comprendre ,ire absolument d’Antoine GAUDINO
    LA MAFIA DES TRIBUNAUX DE COMMERCE (1996)
    Voici la 4éme de couverture
    En dix ans, les magouilles au sein des tribunaux de commerce et la malhonnêteté avérée de trop nombreux magistrats consulaires et mandataires de justice ont coûté au pays un million d’emplois et, aux entreprises, des milliards de francs ! Tel est le bilan affligeant dressé par Antoine GAUDINO au terme d’un hallucinant tour de France de cette forme de corruption institutionnalisée.
    De la Bretagne à la côte méditerranéenne, de Bordeaux à Boulogne-sur-Mer, en passant par Bobigny ou Nanterre, l’ancien inspecteur de la brigade financière de Marseille, qui avait révélé le scandale des financements politiques occultes, ouvre ses dossiers, dénonce un système perverti, brosse le portrait sans complaisance de nombreux acteurs et en appelle au respect du droit.
    Comment admettre ce partage concerté des dépouilles entre initiés, au mépris des textes ? Comment comprendre que des dossiers puissent traîner des années, alors que le compteur des honoraires continue de tourner ? Pour avoir osé dénoncer ces pratiques, un avocat breton s’est retrouvé en prison. Car nul ne doit, semble-t-il, perturber le repas des vautours…
    Tous les gouvernements, bien que conscients de l’ampleur des dérèglements, ont jusqu’à présent reculé devant la pression des magistrats et différé une réforme indispensable. »

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