Erwan Davoux attendra le 3 novembre 2026 pour savoir si Martine Vassal l’a diffamé
C’est le premier round d’un duel qui a mis du sel et pas mal de fiel dans la pré-campagne électorale de Martine Vassal, la présidente divers droite de la métropole Aix-Marseille-Provence et du département des Bouches-du-Rhône, aux municipales de 2026 à Marseille. Ancien directeur des affaires internationales, non reconduit à son poste en janvier dernier, Erwan Davoux a entamé depuis une guérilla judiciaire et médiatique contre Martine Vassal avec un signalement visant notamment des voyages dispendieux et une relation supposée maritale entre la présidente de la collectivité et son directeur de cabinet. En septembre dernier, elle s’est soldée par l’ouverture d’une enquête préliminaire pour des faits présumés de corruption, trafic d’influence et détournement de fonds publics au département des Bouches-du-Rhône.
En réponse à cette guérilla, son ancienne patronne rappelle qu’avant de le licencier, elle a porté plainte contre lui notamment pour “chantage“, donnant lieu en parallèle à une autre enquête préliminaire ouverte. Des propos qu’elle a réitérés devant la presse, en qualifiant son ancien cadre de “lanceur de boules puantes” et de “maître chanteur“, “téléguidé par l’extrême gauche“. Des déclarations qui ont convaincu Erwan Davoux de poursuivre Martine Vassal pour diffamation. Il a élargi sa citation directe à José Do Nascimento, membre du cabinet de la présidente du département, pour divulgation d’échanges privés. Ces conversations par messages électroniques avec celui qu’il croit être un ami ont servi à alimenter la plainte du département à son encontre. Le président du Crif, Bruno Benjamin, est également poursuivi pour avoir repris et commenté les propos de Martine Vassal à son égard sur le réseau social X.
Lors de la première audience dans ce dossier, qui s’est tenue ce mardi 4 novembre à Marseille, le tribunal a fixé la somme de 6 000 euros à consigner pour rendre recevables ces trois citations directes. Les avocats de Martine Vassal, Pierre Bruno et Stéphanie Spiteri, demandaient 15 000 euros, le maximum de l’amende civile en cas de citation directe jugée “abusive et dilatoire“. Le tribunal ne les a cependant pas suivis. L’impossibilité de trouver une date commune aux trois affaires liées à celle d’Erwan Davoux repousse l’examen sur le fond au 3 novembre 2026.
Commentaires
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Ça ressemble un peu à l’affaire de la mairie de Saint Etienne, mais en mode « petit joueur « .
https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_la_sextape_%C3%A0_Saint-%C3%89tienne
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Marsactu, dommage de ne pas mettre le lien de cette interview de pres de 2h d’Erwan Davoux, assez interressante. On en pense ce que l’on veut mais le monsieur a l’air assez droit, en esperant ne pas me tromper :
https://www.youtube.com/live/iopfPXsv63U?si=esvxljEB4aiDPvV6
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Interview très instructive, merci pour le partage. On y retrouve beaucoup d’éléments factuels, permettant de mieux appréhender ce qui est en train de se passer. Et je dois dire que je suis un peu étonnée que ce sujet fasse aussi peu d’échos au sein de la classe politique locale, qui pourrait s’en emparer à l’approche des élections…
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