Benoît Payan annonce la rupture six mois plus tard

Actualité
le 8 Jan 2021
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Le nouveau maire de Marseille a dévoilé les grandes lignes de sa feuille de route politique quelques semaines après son élection. Il annonce à la fois une rupture politique, passant outre les six mois déjà écoulés et des finances très contraignantes.

Benoît Payan, maire de Marseille lors de la conférence de presse de rentrée. Photo : B.G.

Benoît Payan, maire de Marseille lors de la conférence de presse de rentrée. Photo : B.G.

“Comment ça se passe ? Je reste là ?” Benoît Payan, maire de Marseille, joue les débutants au pupitre de sa “conférence de presse de rentrée”. Il vient de conclure un discours de politique générale qui ponctue d’ordinaire la traditionnelle cérémonie de vœux à la presse qui se tenait chaque début d’année précédente. Les consignes sanitaires et la volonté de rupture sont passées par là : pas de lieu choisi avec soin, d’hôtesses ni de petits fours et de cadeaux symboliques aux journalistes.

La Ville reçoit dans la salle un peu froide des pas perdus de l’espace Bargemon, où le nouveau maire prend ses marques dans l’exercice. “Est-ce que j’ai le droit de le dire ?”, interroge-t-il en guettant du coin de l’œil, son nouveau directeur de cabinet, Arnaud Drouot et le prédécesseur à ce poste, Christophe Pierrel, désormais “conseiller spécial du maire”. Si l’aspect cérémoniel ne lui sied guère, Benoît Payan est plutôt à l’aise dans ses relations avec la presse, qu’il a côtoyée lorsqu’il était président du groupe d’opposition socialiste face à Gaudin.

“Les héritiers de personne”

Ce premier rendez-vous médiatique doit permettre de fixer le cap politique. Porté par la vague plurielle et citoyenne du Printemps marseillais, Benoît Payan est encore paré des oripeaux du politique de métier. Qui plus est biberonné au socialisme local, dont l’histoire récente n’est pas toujours gage de probité politique. “Si nous héritons d’une situation, nous ne sommes les héritiers de personne”, énonce-t-il d’emblée pour marquer la rupture avec Jean-Claude Gaudin comme de plus lointains prédécesseurs dont le maire illustre, Gaston Defferre.

 Certains agents ont passé 30 ans assis dans la même chaise à faire le même travail. Il faut une rupture.”

Benoît Payan

Il fustigera plus loin “l’habitus clientélaire” qui a longtemps régi la relation de la municipalité à ses administrés. “Une des premières tâches est de faire fonctionner la Ville”, lâche-t-il en référence à “la sédimentation incroyable” que constituent “14 directeurs généraux adjoints”. “17 500 agents en comptant les marins-pompiers et les vacataires, c’est un poids mais c’est aussi une chance. Certains agents ont passé 30 ans assis dans la même chaise à faire le même travail. Il faut une rupture.”

Le tableau “très inquiétant” des finances de la Ville

La rupture. C’est le maître mot de ce discours de politique générale censé poser les jalons de l’année 2021, comme si les six mois d’installation de la nouvelle majorité n’avaient compté que pour du beurre. À l’actif du premier bilan, les actions entreprises sur le front sanitaire, les recrutements de policiers municipaux et d’agents des écoles. Au passif, les freins internes d’une haute administration peu encline aux changements et un budget contraint, dont un prochain audit commandé –“je peux donner le nom ?”– au cabinet Deloitte dresse un tableau “très inquiétant”.

Les caisses sont vides et laissent peu de place à des brassées de promesses. À cette feuille de route de la rupture, Benoît Payan inscrit des thématiques très attendues : la participation citoyenne, la rénovation des écoles et la lutte contre l’habitat indigne avec notamment la mise en place de travaux d’office lorsque les propriétaires sont défaillants. Sur ces deux points, Michèle Rubirola avait posé quelques millions supplémentaires dès cet été dans un budget ficelé par l’équipe Gaudin.

Cela n’a pas permis d’éviter la crise à répétition dans les écoles. Ni d’éteindre celle toujours vive de l’habitat indigne : des centaines de délogés vivent encore dans des hôtels ou des logements provisoires. Quant aux travaux d’office, ils n’ont concerné en 2020 qu’une poignée d’immeubles. Sur tous ces sujets, Benoît Payan promet de passer “à la vitesse supérieure”. “Entouré par une équipe d’adjoints parfois incroyables, nous vous montrerons cette rupture et ce changement”, insiste-t-il.

Trouver des “gisements d’économie”

Il faudra faire avec les caisses vides qui lui imposent d’ores et déjà de trouver “des gisements d’économie”. Il cite en exemple les 500 000 euros de subvention au congrès mondial de la nature pour lequel “100 000 euros sont dévolus aux buffets et 200 000 euros à la communication : ça, cela n’existera pas”. Sans les nommer, il annonce l’abandon à venir “de grands travaux improbables” décidés par la précédente majorité.

En sus, il compte aller chercher des partenariats auprès de l’État comme des collectivités locales. À plusieurs reprises, le maire rappelle qu’il doit échanger avec le Premier ministre avant son allocution prévue ce jeudi soir. Il doit également rencontrer le président Macron en début de semaine prochaine, “si le rendez-vous est confirmé”.

Pour le reste, le nouveau maire devra composer avec ses adversaires politiques d’hier et de demain, désormais partenaires financiers : Renaud Muselier à la région qu’il a rencontré juste après son élection et Martine Vassal, qui pilote la métropole et le département. “C’est comme en amour, il y a les mots et les actes”, formule l’élu. Il entend donc “peser politiquement” dans la relation avec l’instance intercommunale sur les sujets du transports, du logement et de l’habitat indigne, préférant les lignes de transports en commun “vers l’hôpital Nord” plutôt que “celles qui débouchent sur la mer”. Il vise sans le nommer le projet de prolongement du tramway vers la place du 4-septembre qui a déjà passé le stade de la concertation publique. Mais il est sûr que des projets cohérents permettront d’aller chercher plus facilement le soutien de l’État, à l’instar des autres métropoles françaises.

“De la même façon, on ne peut pas imaginer que le conseil départemental vote une enveloppe de 100 millions d’euros pour Marseille qui irait contre l’avis des élus marseillais, illustre-t-il. En clair, on n’est pas contre le ravalement des cathédrales et des églises, mais ce n’est pas notre priorité”. Mais le nouveau maire ne place pas tous ses espoirs dans sa capacité à peser dans la relation avec les autres patrons de collectivités. Il espère également dans les rendez-vous électoraux à venir : il espère une union de la gauche aux régionales comme aux départementales, mais aussi que la justice puisse offrir au Printemps marseillais une nouvelle opportunité en donnant raison aux contestations électorales en cours dans les 13/14 et le 11/12.

L’espoir de recours favorables

Il n’insiste pas plus avant dans son discours officiel, mais en coulisse, il décrit avec délice la martingale politique que constituerait une double annulation des élections dans les secteurs les plus peuplés de la Ville. Si le Printemps l’emportait dans le secteur le plus au nord, le conseil de territoire basculerait aussitôt. Or, la réélection de Martine Vassal à la tête de la métropole est passée par un accord avec chaque territoire qui gère désormais directement de nombreuses compétences.

En attendant cette issue encore hypothétique, le nouveau maire doit réussir à faire parler d’une seule voix les composantes du Printemps qui siège au Pharo. Ils y votent aujourd’hui en fonction de leur couleur politique plutôt qu’en fonction de la palette arc-en-ciel du Printemps marseillais. “C’est parce qu’il n’y avait pas encore de groupe politique, explique-t-il. Il y en aura bientôt un seul pour représenter notre mouvement“. On ne sait si celui-ci comptera en ses rangs les élus de Samia Ghali qui revendique désormais le statut de “maire adjointe” depuis son élection. Une simple inversion grammaticale qui dit l’ampleur du défi qui s’offre à à Benoît Payan : construire une rupture tout en étant le ciment de sa majorité.

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Commentaires

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  1. François Romagnan François Romagnan

    la rupture ? ainsi Benoit Payan va rompre le silence de la mairie depuis plus de 31 ans et mettre en place la commission d’enquête que notre famille réclame depuis la première réunion du nouveau conseil municipal.

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  2. petitvelo petitvelo

    Un maire sans cravate à barbe de 3 jours, c’est aussi une rupture. La tâche est immense, le capitaine semble savoir où il va et comment, mais le coup des caisses vides (oh surprise !) reste un incontournable

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    • Bibliothécaire Bibliothécaire

      Pas de sang mais beaucoup de larmes certes. Piscinophile marseillais, j’ai bien pris note du refus des études de réhabilitation de la piscine de Luminy. Ca fait pas plaisir mais c’est pas avec les poches vides qu’on va reconstruire une ville. Une “rigueur” qui réoriente les dépenses.

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    • patrick patrick

      Il faut bien paraitre cool et faire un clin d’œil aux frangins. Et ça nous change du sénateur

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  3. max Roubaud max Roubaud

    Il ne parle pas de tram dans l’orientation des transports en commun avec la Métropole mais du boulevard urbain sud qui aboutit face à la mer c’est ce que j’ai compris…. à suivre

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  4. Assedix Assedix

    6 mois plus tard? Il n’est pourtant maire que depuis 3 semaines. 😉

    Plus sérieusement, cette entrée en fonction “normale” de Benoît Payan montre bien, rétrospectivement, à quel point la situation des 6 derniers mois était aberrante avec une maire qui n’avait pas choisi son directeur de cabinet parmi ses personnes de confiance (un article de Marsactu avait révélé, me semble-t-il, qu’il s’agissait d’un proche de B. Payan) et qui n’avait même pas abordé la question des hauts-fonctionnaires de la ville (naïvement, je m’imaginais que leur sort avait été scellé dans la première semaine).

    Quant à la question de la Maire adjointe, puisque le titre n’a apparemment aucune réalité juridique, n’est-ce pas simplement une manière de signifier que c’est elle qui serait amenée à remplacer le Maire actuel s’il était empêché ? Je l’avais compris comme cela. (Remarquez: ce serait marrant que ce soit la nouvelle 1ere adjointe qui s’en charge 😀 )

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  5. BRASILIA8 BRASILIA8

    petite précision les Marins Pompiers sont des militaires qui ne dépendent nullement de la Ville qui paie le matériel

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    • RML RML

      votre intervention m’a mis le doute, Vous avez raison , ce sont des militaires mais, voici ce qu’on trouve comme informations sur le net :
      Le Bataillon de marins pompiers de Marseille est chargé sous la direction et d’après les ordres de son maire, des secours tant contre l’incendie que contre les périls ou accidents de toutes natures menaçant la sécurité de la commune et dans les ports de Marseille.
      En 2018, les dépenses du Bataillon pour la défense « intra-muros » sont de 107,5 M€ pour 38,3 M€ de recettes. La répartition des financements est répartie comme telle : Ville de Marseille : 65 % – Métropole : 11 % – État – 9 % – Département : 9 % – Remboursement d’activités : 4 % – FCTVA (fond de compensation de la TVA) : 2 %.
      Apparemment, la Ville en serait donc le premier financeur…

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    • PAGNOL PAGNOL

      La Ville rembourse les salaires et les charges à l’Etat également

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  6. BRASILIA8 BRASILIA8

    ce qu’il y a de bien avec les politiques c’est que l’on est jamais déçu par le discourt
    – la rupture quel est le politicien qui ne nous a pas promis la rupture dans les cinquante dernières années ? certains plus honnêtes parlaient de changement dans la continuité la différence entre le col roulé et l’accordéon
    – les caisses sont vides même JC Gaudin les avaient trouvées dans cet état en arrivant
    – la démocratie participative par exemple les 150 citoyens pour le climat comme le disait Coluche dites nous de quoi vous avez besoin on vous apprendra à vous en passer
    – les Régionales et pourquoi pas dans 12 ans la présidentielle ?

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  7. Tarama Tarama

    Le Printemps Marseillais devrait se méfier de placer trop d’espoirs dans de nouvelles élections dans deux secteurs. Pas sûr qu’un nouveau vote leur soit si favorable, il y a des “moments” politiques qui passent.

    J’espère que le maire, même si ce n’est pas sa famille d’origine, n’oubliera pas l’environnement, la “transition écologique”, qui semble absente de son discours ou en tout cas n’apparaît pas dans l’article.

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  8. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Quel que soit sa majorité, le nouveau-nouveau Maire de Marseille à du pain sur la planche. Des finances exsangues, une majorité fragile en attente des ”contestations ”électorales du 13/14 et du 11/12, une métropole et une Région adversaires politiques. Il ne lui suffit plus qu’à faire du ”chiraquisme municipal”. Gérer les affaires courantes en évitant le dérapage incontrôlé car rien ne lui sera épargné surtout des siens…! Bien que je n’ai pas voté pour lui, tête de liste, bon courage à son équipe !!!

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      Gérer les affaires courantes sans dérapage ce sera déjà une grande rupture

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  9. Manipulite Manipulite

    Un audit (cher payé) par le cabinet américain Deloitte pour dire l’état de la ville ? Une situation pourtant connue par tous et surtout par les services qui disposent de toutes les infos. Voilà qui sent le New Public Management qui nous inonde depuis 30 ans de doctrines néo libérales. Un ou une élue essaie d’appliquer ce qu’elle a dû entendre dans un colloque mal digéré. Merci le Printemps de gauche.
    Un directeur de cabinet remplacé mais nommé “Conseiller spécial” : tiens ça ne fait pas d’économie de salaire.
    Le maire est jeune ; certes mais il n’est pas obligé de venir à une conf de presse comme s’il était tombé du lit sans avoir eu le temps de se raser. Ceci dit, des goûts et des couleurs…

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    • Brallaisse Brallaisse

      Si vous êtes capable de nous expliquer les acrobaties comptables de l’ancienne majorité faut pas vous gêner.

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      Tiens, un autre spécialiste de la comptabilité publique et des after-shave

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    • BRASILIA8 BRASILIA8

      Deloitte a des bureaux à Marseille et a souvent fait du conseil pour la ville et la métropole

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  10. Manipulite Manipulite

    @braillasse : lisez simplement le rapport précis de la chambre régionale des comptes (CRC) et cela n’a pas coûté un euro au caisses municipales

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    • Brallaisse Brallaisse

      Cher Manipulite cela est déjà fait depuis longtemps, pas coûté un euro cela est faux car nos impôts payent la CRC
      Étant un peu de la partie,la CRC et Deloitte ont un cousinage dans les méthodes mais les résultats seront différents du fait des domaines abordés qui ne sont pas les mêmes

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    • 236 236

      Gaudin avait balayé d’un revers de main le rapport de la Chambre Régionale des Comptes. Un audit par un cabinet réputé précisant les conclusions de la CRC mettra en lumière la gestion opaque de la précédente majorité. Si un pré-rapport pouvait être publié avant les élections, ça serait tout bon. Pour l’habitat indigne il faudrait vraiment mettre le paquet sur les travaux d’office et récupérer le coût des travaux avancés rapidement pour enchainer d’autres travaux.
      Que le PM reste unis et parle d’une même voix pour être clair et fédérer encore et si il y a des divergences après les victoires aux prochaines élections, on se frittera en Septembre.
      Pour terminer, un vœu pour 2021, pourvu que les contestations électorales soient justifiées et permettent l’avènement d’une nouvelle majorité forte et harmonieuse, qui, portée par le même esprit de renouveau et de justice fera de Marseille une grande ville et la fierté de ses habitants. Y a du taff mais c’est possible!

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  11. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Sur l’audit commandé à Deloitte, on peut quand même considérer que l’on en sait assez avec le rapport de la CRC et que ce nouveau rapport va surtout servir pour faire la pédagogie des difficultés que la Mairie va avoir à mener en oeuvre des réformes “agréables” et de l’obligation de faire un désagréables assainissement des finances.
    Si cette équipe sous l’autorité de Benoit Payan, réussit à redresser les finances, à reprendre en main les RH et l’administration et à conduire des politiques des écoles et du logement qui commence à rétablir la situation ! WOW ! elle aura déjà mérité plus que des félicitations, des acclamations !
    Tout cela va être épouvantablement difficiles sans aide des autres collectivités territoriales (pour ne pas parler de franche hostilité) et guère de l’Etat.
    Si effectivement la majorité pouvait se renforcer de bonnes nouvelles dans les secteurs touchés par les fraudes et la trahison de Bacchi se serait quand même bien.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      pardon pour les fautes de grammaire ! j’ai cliqué sans relire ;-D)

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  12. Brallaisse Brallaisse

    Cet audit est indispensable pour une simple raison.
    Deloitte ne peut-être accusé de quoi que ce soit par Vassal et Muselier contrairement à ce qui a été dit par la gaudinie à l’encontre de la CRC précédemment.
    De fait face à la situation des finances de la ville après 25 années de gestion par la droite et de sa responsabilité dans cette faillite financière , département, métropole et département ne pourrons que financer les projets marseillais.
    A moins que Deloitte soit de dangereux gauchistes

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Donc cette étude ne sert qu’à soutenir une argumentation pas à en savoir plus.
      Vassal et la clique Gaudin accuseront Deloitte d’être gauchiste ou d’être acheté avec le même aplomb que Trump nous a appris l’existence de “vérités alternatives” et pour les mêmes raisons.

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  13. BRASILIA8 BRASILIA8

    Deloitte connait bien la situation ce bureau a beaucoup travaillé pour la Ville et la Métropole et avant pour la Communauté Urbaine un peu juge et parti

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    • Brallaisse Brallaisse

      L’argent n’a pas d’odeur.

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  14. GENIA GENIA

    En principe quelqu’un qui fait rouler ses yeux à droite, à gauche, et jamais en face, sauf 2 secondes en plissant les paupières ne laissant plus qu’une fente, comme éblouit, ça signifie quoi ?
    Moi, je n”ai vu ça que chez les aveugles.
    Mais là j’ai des doutes, car pas de canne ni de chien accompagnant ….

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    • 236 236

      Discours volontariste et sincère, on le verra j’espère par la suite. Pour la forme, il ne roule pas les yeux à droite et à gauche mais porte attention à tout l’auditoire comme il se doit. Les yeux bridés, ça c’est tout les dossiers qu’il doit se coltiner jour et nuit comme la presque totalité de ses adjoints. Bon courage à eux.

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  15. Brallaisse Brallaisse

    Non Félix, les gens de Deloitte ne sont pas des poètes.
    Le rapport sera ce qu’il sera et ne pourra pas être mis en doute par la droite. Il serait étonnant qu’il contredise celui de la CRC ,il risque même de l’empirer sur d’autres critères. Muselier et Vassal se sont ridiculisés avec la CRC ,mais Muselier pas tant que cela,ils chargeront le gaudinosaure comme dirait 8 e

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