Au tribunal, un gang nigérian ultra violent et ses victimes ultra vulnérables
À partir de ce lundi, 15 membres d'un gang nigérian sont jugés à Marseille pour aide au séjour illégal, proxénétisme, violences et violences sexuelles. L'enquête met au jour un système criminel qui exploite la précarité des exilés, en particulier les femmes.
Bâtiment du parc Corot, où le gang des Aro Bagas louait plusieurs appartements. (Photo : LC)
Parti du Nigéria, Emmanuel* doit encore traverser la frontière italienne de Vintimille, la dernière qui le sépare de la France. Pour 350 euros, il paie les services d'un passeur, Lateef, nigérian lui aussi. Une fois à Marseille, le même homme loge Emmanuel dans un appartement de fortune, puis au bout de deux semaines, il demande à son compatriote de vendre de la drogue. Et d'intégrer son gang. Emmanuel refuse. Alors le passeur le menace. D'abord en lui envoyant des hommes armés de machettes. Ensuite en allant au parc Corot, copropriété squattée, violenter sa femme, Favour*, qu'il connaît aussi depuis l'Italie. Lateef la menace de viol, de mort, et veut la contraindre à se prostituer. Mais le 19 août 2019, Favour et Emmanuel décident de mettre fin à leur dette. Alors ils poussent la porte d'un commissariat. Et toute l'enquête part de là.
Grâce à cette première plainte, la brigade de répression du proxénétisme va remonter doucement, mois après mois, surveillance après surveillance, au sommet de la cellule marseillaise d'un gang nigérian. Jusqu'à "comprendre l’ampleur des activités criminelles et délictuelles (proxénétisme, trafic de migrants, violences aggravées, extorsions, viols en réunion) du gang des Arow Baggers", écrivent les magistrats dans l'ordonnance de renvoi. Les Arow Baggers (ou "Aro Bagas"), se font aussi appeler les "Vikings", ou les "bérets rouges". Lateef en est membre : il n'est d'ailleurs pas un simple passeur, mais un des chefs locaux du gang. Il fait partie des 15 hommes, tous d’origine nigériane, jugés à partir de ce lundi par le tribunal correctionnel de Marseille. Tous risquent 10 ans de prison.
L'audience qui s'ouvre pour trois semaines met en lumière la réalité ultra-violente des gangs nigérians, dont la diaspora, sur fond de précarité et d'exil, est victime de plein fouet. Mieux que lors de précédents procès visant d'autres clans, l'enquête sur les Aro Bagas a permis d'appréhender certains rouages cruciaux du fonctionnement de ces organisations. Notamment l'usage systémique de la violence physique et sexuelle. "C'est la première fois que les surveillances téléphoniques permettent d'établir de . . .
Article trés dur et décrivant cette extrême violence. Une précision madame Martot Bacry , qui sont ces nigérians , quel est leur statut ? : clandestins ,sans-papiers, détenteurs de titres de séjour ,bi nationaux, nationaux.
Merci de cette précision.
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Bonjour, ils sont souvent demandeurs d’asile en arrivant, puis les situations évoluent au cas par cas.
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Merci de cette précision
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un maximum de 10 ans pour tout cela, est-ce encore de la justice ?
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Et dire que certains subventionnent des associations qui participent à cette immigration clandestine, à non pardon à aider les migrants, nuance.
Avec nos impôts 🫣
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Eric Zemmour pas besoin de mettre un pseudo, on vous reconnaît !
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Il y a aussi des gens, comme moi, qui aident financièrement une association comme SOS Méditerranée à exister (https://don.sosmediterranee.org/arya/~mon-don), pour une raison très simple : ce qui pousse les migrants à venir en Europe, c’est la misère ou la guerre ou la violence, et certainement pas le fantasmé « appel d’air » que créeraient les quelques associations qui tentent de leur venir en aide. Personne ne quitte son pays et ses racines par plaisir. La seule différence entre l’existence et la non-existence de SOS Méditerranée, ce n’est pas le nombre de migrants, c’est le nombre de noyés.
Si l’on tient à réduire l’immigration en Europe, ce n’est pas en installant des barbelés ou en pondant une nouvelle loi tous les 18 mois que nous y parviendrons, mais plutôt en traitant les causes premières de cette immigration.
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« Vaste programme » comme aurait pu dire le Grand Charles.
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Collabo
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