À l’Assemblée, la CMA-CGM décrit un journal La Provence en liberté surveillée

Actualité
le 17 Mai 2024
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L'audition désormais publique du patron de la CMA-CGM Rodolphe Saadé et des dirigeants de sa filiale médias a suscité de vives réactions au sein du quotidien marseillais, toujours secoué par la mise à pied du directeur de la rédaction, finalement réintégré.

Le siège du quotidien La Provence, à Marseille.
Le siège du quotidien La Provence, à Marseille.

Le siège du quotidien La Provence, à Marseille.

Secret commercial en pleine négociation pour le rachat de BFM TV, RMC ou encore BFM Marseille oblige, l’audition n’avait pas été diffusée en direct le 27 mars. Mais la publication du rapport de la commission d’enquête sur la télévision numérique terrestre donne l’occasion de lire l’expression du patron de la CMA-CGM, Rodolphe Saadé et des […]
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Commentaires

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  1. julijo julijo

    à la lecture de ses déclarations on comprend mieux pourquoi saade est un “bon” patron !
    on comprend mieux aussi : La Provence doit respecter les “valeurs” de la multinationale qui le possède, que Rodolphe Saadé définit comme “universelles” : “le travail, l’audace, l’ambition, la volonté, l’éthique et le pluralisme”.

    évidemment, c’est devenu un des meilleurs amis de macron !

    bon courage aux journalistes qui tentent de faire leur métier dans ces conditions.

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  2. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    C’est bizarre, je pensais jusqu’à présent que les journalistes devaient respecter uniquement les valeurs de leur profession : déontologie, honnêteté intellectuelle, rigueur, “objectivité”…

    J’apprends donc que celles d’un patron de droit divin leur sont aussi opposables.

    Vive la presse indépendante, qui n’a pas besoin de faire censurer ses “unes” par un actionnaire interventionniste, quelle que soit son “importance” dans l’économie.

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  3. Alceste. Alceste.

    Une belle leçon d’épistémologie.
    Nous démarrons sur une leçon de grands principes sue le journalisme, l’indépendance de la rédaction,la liberté d’opinion ,etc.
    Puis decrescendo , on ” découvre” que la Provence est aussi une entreprise qui perd au bas mot entre 10 et 15 millions et que là il fait bien que le propriétaire comble .Il faut quand même reconnaître au passage que la qualité du contenu a bien évolué favorablement.
    Tout cela pour finir sur les droits d’auteurs.La chair est faible face aux grands principes.
    Un journal est une entreprise comme une autre. Il y a un ou des propriétaires/actionnaires.
    Inévitablement dans le contenu il y a la “patte” des parties prenantes .J’ai rarement vu dans la Marseille ou l’Humanite une rédaction pro MEDEF sauf dans la partie ” libre opinion” comme dans le Monde.
    Après, les journalistes sont humains ,ils vont aussi ou le vent les poussent. Certains sont passés du Point au Nouvel Obs.C’est dire le grand écart intellectuel.
    Une belle leçon d’épistémologie,

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    • julijo julijo

      alors, NON, un journal n’est pas une entreprise comme une autre.

      une entreprise “comme une autre” c’est la définition du libéralisme effrené qu’on voit à l’oeuvre dans la presse depuis une grosse trentaine d’années.
      aujourd’hui seulement 4, voire 5 patrons d’entreprises possèdent quasiment l’ensemble des medias.
      un journal d’opinion a effectivement une “couleur”, mais aujourd’hui c’est l’opinion du propriétaire qui prévaut dans la ligne éditoriale.
      évidemment, une entreprise doit rapporter, et on se trouve loin aujourd’hui des chartes d’indépendance, de l’ethique et de la déontologie des journalistes.

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  4. Marc13016 Marc13016

    Toute cela incite à réfléchir sur le “système” médiatique qui est sensé nous informer, nous autres nobles citoyens …
    Certains penseurs soutiennent que chaque citoyen, justement, devrait contribuer directement à un journal de son choix, au stade de sa feuille d’impôt, selon un barème fiscal. A creuser, je suis pas loin d’adhérer : le journal en question ne serait plus tributaire d’un généreux patron qui se chargerait de lui apprendre les bonnes “valeurs” …
    Pour autant, je continue à parcourir La Provence en attendant mon steak frites à midi … Je vais peut être demander à mes resto préférés de s’abonner aussi à La Marseillaise ! Je pourrais aussi bouquiner Marsactu sur mon téléphone, mais franchement, un si petit écran pour les infos locales, bof !

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    • julijo julijo

      oui, sympa l’idée d’une contribution…c’est ce qui se passait avec la redevance télé, qui avait permis de sanctuariser le budget d’un service public d’info, qui avait une certaine autonomie.
      mais ça ne suffisait pas à nos grands penseurs gouvernementaux,qui ne controlaient pasassez, et qui l’ont donc supprimée, et qui décident aujourd’hui du budget alloué aux télés et radios publiques.
      on et en train de voir ce que ça donne : des directions qui ne se risquent en aucun cas de faire de la peine au pouvoir en place, et qui agissent en conséquence : il faut plaire pour avoir des sous !

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  5. Alceste. Alceste.

    Chers amis , pas besoin de se tourner toujours vers l’Etat ( maladie bien française). qui donne déjà avec nos impôts un peu plus de 110 M€ au profit de ce secteur, sans compter la petite niche fiscale supplémentaire dont bénéficient les journalistes à hauteur de 7600 euros , la noblesse du métier sans doute.
    Les défenseurs de la pluralité de la presse si “nombreux” et “si motivés” ont dans le passé eu l’occasion de démontrer leurs motivations avec “La Marseillaise” et le “Râvi”. Résultat Lou Ravi est mort et la Marseillaise sauvée par les contribuables communistes ou non de la mairie de Martigues.
    En tous cas les lecteurs n’étaient plus au rendez vous de ces deux titres lors de l’achat quotidien ou mensuel ou bien encore par le nombre d’abonnements.
    Un journal qui n’a pas ou plus de lecteurs disparaît. C’est la vie et la liste est longue : l’Aurore;Combat;France Soir;Le Matin de Paris;Le Quotidien de Paris. Que des journaux d’opinions, au passage.
    Petit commentaire , le Matin de Paris était remarquable.

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