Six mois après les élections, la métropole s’enfonce toujours plus loin dans l’incertitude
Le conseil de la métropole Aix-Marseille-Provence de ce jeudi 10 septembre était attendu comme une clarification de la crise que connaît l'institution. Mais, finalement, la séance s'est conclue avec encore plus d'incertitudes, aussi bien politiques que budgétaires.
Les élus de la métropole Aix-Marseille-Provence lors du vote à bulletin secret ce 10 septembre 2026. (Photo M.L.)
"Comme quoi, l'union des droites, ça ne fonctionne pas", ironise-t-on... au sein de la droite. Ce jeudi 10 septembre, au conseil métropolitain Aix-Marseille-Provence, il y a eu une double surprise et une certitude. La première surprise a été que le Rassemblement national et ses alliés d'extrême droite votent en faveur d'une délibération budgétaire portée par le président et maire de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard (Les Républicains). La seconde a été que, malgré cela, le rapport ne soit pas adopté du fait de l'opposition du maire de Marseille, Benoît Payan (divers gauche), et des élus de son groupe. Et la certitude est que la métropole se retrouve dans une situation politique et budgétaire toujours confuse sans la clarification attendue avec cette délibération.
"On a senti venir au milieu du discours de Nicolas Isnard que quelque chose allait se passer", souffle un élu métropolitain de gauche. Au début de la séance, le président de la métropole présente une modification du budget. Pour rappel, il y a quatre mois, les conseillers métropolitains ont refusé de voter le budget 2026 qui présentait un déficit de 144 millions d'euros. Seulement quelques semaines après les élections municipales et métropolitaines, et donc l'installation d'un nouvel exécutif, ils ont renvoyé son élaboration au préfet, qui en a arrêté un avec l'aide de la chambre régionale des comptes (CRC). Mais, insatisfaits de sa proposition, les maires avaient décidé de la modifier lors de cette séance du jeudi 10 septembre . . .
« Je prends toutes les voix » : c’est bien ce qu’on vous reproche, M. Isnard. Les voix de l’extrême-droite ont, au minimum, une saveur particulière, faite de haine de l’autre, de pauvrophobie, d’hostilité à la culture, d’égoïsme exacerbé… Les premières décisions des maires RN élus il y a quelques mois sont parlantes.
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Le mythe d’une gouvernance « au centre », avec la gauche marseillaise, pour en finir avec les calculs politiciens, tombe.
La droite défend toujours les siens. Ici les maires de toute étiquette qui beneficiaient d’attributions indues, amis de Martine Vassal.
La droite avec Macron s’allie avec la droite, et l’extrême droite, quand il faut contrer la gauche pour défendre ses intérêts.
Les citoyens ? Les projets d’aménagement dans l’intérêt de tous ? La justice fiscale et l’équité territoriale ? Ils s’en fichent. C’est la droite.
Reste à savoir quelles leçons B.Payan et son équipe vont tirer de cette expérience…
vaut-il mieux continuer la farce, au risque d’en être le dindon, ou se retirer de l’exécutif métropolitain, au risque de voir le RN récupérer des responsabilités, ce qui est possiblement le marché passé entre Isnard et le RN.
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« maintenant il faut avancer, au bord du précipice faisant un grand pas en avant »…
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A l’Assemblée Nationale, ça fait quelques temps qu’on prend toutes les voix. Et ce n’est pas un choix mais une obligation, on parle d’élus de la république.
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Le Pari de Payan d’accepter une présidence de droite radicale se révèle perdant. C’était prévisible et une trahison de ses électeurs de toute façon. La gauche en s’alliant avec le centre (mais sans les LR) pourrait avoir la majorité à la Métropole. Mais pour cela il aurait fallu du courage politique et de la vision.
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Vous parlez de quel centre ? Quel centre veut voter avec la gauche, contre la droite ? Quel centre ne s’allie pas avec la droite ? Ni avec l’extrême droite à l’occasion, contre la gauche ? Moi je ne vois pas.
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Ce vote a une vertu, outre le ré-équilibrage en faveur de la Mairie de Marseille : il secoue les fondations même de l’institution Métropolitaine. Les « AC » indument payées, les « DSC » ratiboisées … OK, mais quelle missions de service public derrière tout ça ? Et surtout : quelles compétences vraiment Métropolitaine ? Les poubelles gérées à l’échelle Métro ou à l’échelle Communale ? La voirie (petite ou grande), idem ? Les transports, locaux ou Métropolitains ?
On ne pourra pas faire l’économie d’un débat sur les missions de la Métropole, que l’on a soigneusement éviter sous l’ère Gaudin (il y avait des raisons, fallait que ça sorte !). Les budgets viendront après , et les dotations aux communes avec.
Les foires d’empoigne ne peuvent déboucher que sur des accords foireux … Soyons adulte, quand il s’agit de parler argent.
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On ne comprend pas très bien comment et sur quels critères le montant des attributions de compensation a été décidé à l’origine de la Métropole.
Comment se fait il qu’une potentielle baisse des AC touche de façon aussi inégale les communes de la Métropole ?
La population des communes n’est pas un critère ?
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144 millions de trou dans les caisses ?
Pas de panique, la Métropole va sûrement voter un nouveau rond-point,injustifié, à un million d’euros pour entourer le déficit.
Au moins, la dette tournera en rond de manière réglementaire…
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Simmarano a voté pour un budget qui enlevait 36 millions à Marseille…où il est élu. A 5 % mais quand même.
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