Crise budgétaire à la métropole : selon Nicolas Isnard, “l’État tente de semer la zizanie”
Le président de la métropole Aix-Marseille-Provence, Nicolas Isnard, veut revoir la maquette budgétaire imposée par le préfet qui taille dans le reversement aux communes, estimant que l'État veut diviser les maires. Il refuse pour l'instant d'esquisser un scénario clair et appelle à "l'intelligence collective" des édiles.
Le président de la métropole Aix-Marseille-Provence, Nicolas Isnard, le 17 juin 2026. (Photo : ML)
Commentaires
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Il n’y a pas de crise budgétaire à la métropole. Il y a une crise d’égoïsme communal doublée d’une crise d’incompétence politique.
Cette phrase ne l’illustre que trop : “Il n’y a pas d’AC indues : on les a eues par rapport aux richesses d’il y a vingt ans.” Mais nous ne sommes plus en 2006 ! La métropole n’a pas été conçue pour préserver le statu quo ante : les magistrats financiers l’ont compris, eux.
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Excellent article, comme les précédents sur le même sujet.
“Il n’y a pas d’AC indues : on les a eues par rapport aux richesses d’il y a vingt ans”.
Comme l’écrit “Electeur du 8e ©” cela voudrait dire qu’ils n’ont pas réactualisé la façon de calculer le montant des AC depuis 20 ans ? 20 ans !!!!
“piocher cette somme dans une autre ligne budgétaire, la dotation de solidarité communautaire (DSC). Cet autre reversement de la métropole à ses communes membres a été mis en place en 2023 pour justement corriger les inégalités dans la répartition des AC.”
C’est confirmé : les AC n’étaient plus adaptées, les élus le savaient, mais au lieu de changer la répartition des AC, ce qui aurait été la solution mise en œuvre dans un monde normal, ils ont créé un dispositif supplémentaire qui vient encore ajouter une couche au système, déjà pas simple.
Ces gens sont-ils malades ?
Plus vraisemblablement ils savent très bien ce qu’ils font : plus le système est compliqué plus il est difficile pour les gens normaux de le comprendre et c’est tout le but : il ne faudrait surtout pas que le citoyen de base puisse se rendre compte facilement de la façon dont ses impôts sont gérés…
“Le maire de Salon-de-Provence insiste aussi à nouveau sur sa demande à l’État de déplafonner le versement mobilités” : donc comme d’hab, on augmente les impôts faute de savoir définir des priorités dans les dépenses.
“et de réformer l’institution en profondeur.” : n’est-ce pas ce qui était prévu avec le plan Marseille en Grand : qu’ont fait les élus depuis ?
Et se félicite longuement de ne pas augmenter les impôts.” : l’augmentation du versement Mobilités si ce n’est pas une hausse d’impôts, c’est quoi ? Et je doute que cette absence de hausse d’impôt perdure dans les années qui viennent.
“Ça, c’est la réalité”, loue le président de la métropole pour ne pas avoir à répondre sur les arbitrages épineux entre AC et DSC. “Un débat trop technique pour le grand public”, évacue-t-il” : c’est bien ce que j’écrivais plus haut, il ne faudrait surtout pas que les citoyens, qui sont trop stupides, puissent comprendre ce que font les élus.
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Il refuse de faire un budget, refile le mistigri à l’Etat en lui demandant qu’il le fasse à sa place et hurle au scandale et à la manipulation. Dans le genre champion de la démagogie, le petit Nicolas aurait mérité d’être de gauche.
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Je me réjouis qu’enfin, après 10 ans de laisser faire sur le sujet, l’état impose une discussion sur cette hérésie budgétaire. Quel réseau de transport aurions-nous bâti si c’est AC n’étaient pas indues depuis une décennie ? Rassurez-vous, Monsieur Isnard, le grand public comprend très bien ce qu’il se joue.
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Enfin de compte, le “front” des mairies aisées fiscalement, en consensus pour piller la ville de Marseille, reproche au Préfet de vouloir rétablir l’équité fiscale.
Quel culot cet Isnard!
C’est un petit jeu libéral, qui se conclut sur une impasse.
Il serait temps pour la mairie de Marseille de hausser la voix contre les Petits égoïstes qui baissent les impôts en pillant le contribuable de la ville centre.
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Faut-il continuer à faire de la Métropole une “caisse de redistribution” au profit des communes, ou lui redonner davantage de moyens pour exercer pleinement ses compétences (transports, déchets, eau, grands investissements) ?
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Très bonne question !
merci de l’avoir posée !!
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Oui, et en ce sens, concernant le versement transport dont Isnard veut son augmentation, je suis d’accord sur le principe mais je préférerais que ce montant soit clairement fléché pour les transports, donc au profit d’un syndicat mixte dédié et pas de l’institution métropolitaine, comme en Ile-de-France ou à Lyon
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La métropole est dotée d’un budget annexe qui isole du budget général les recettes et les dépenses de fonctionnement et d’investissement liées aux transports : en principe, même sans syndicat mixte, les recettes issues du Versement mobilité ne peuvent pas être noyées dans une masse indistincte.
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Où l’on voit qu’en guise de Président la Métropole est dotée d’un médiocre élu local embourbé dans les petits arrangements entre (faux) amis de la même étoffe. On se croirait dans une réunion de copropriété où les avaricieux ne veulent pas payer pour refaire la toiture de l’immeuble au motif qu’ils ne vivent pas au dernier étage.
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C’est exactement le même niveau d’irresponsabilité, en effet.
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Merci pour vos excellents articles
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S’agissant de la hausse du Versement mobilité appelée de leurs voeux par certains élus (et combattue par les syndicats patronaux, évidemment), mon premier mouvement a été de me dire qu’en raison du gigantisme de la métropole et de ses conséquences sur l’architecture des réseaux, elle était probablement justifiée.
Et puis je suis allé voir du côté de Lyon ce qui se passe, étant entendu que le syndicat mixte Sytral Mobilités organise les réseaux de la totalité du département du Rhône. Les charges d’exploitation des réseaux rhodaniens avoisinent 780 millions d’euros. Ceux des réseaux de la métropole d’Aix-Marseille environ 730 millions d’euros. Ce n’est pas très différent, alors que nos réseaux sont bien moins denses que ceux de la région lyonnaise.
En moyenne, le taux du Versement mobilité perçu par le Sytral est inférieur à 2 %, puisque ce taux maximal n’est appliqué qu’au périmètre de la métropole de Lyon et de la communauté de communes de l’Est lyonnais ; dans les autres intercommunalités du département du Rhône, le taux de ce Versement est situé entre 0,70 % et 1,30 %. Au total, il rapporte environ 500 millions d’euros, tandis que la vente des titres de transport rapporte environ 330 millions d’euros.
Au périmètre de notre métropole, où s’applique partout le taux maximal du Versement mobilité, soit 2 %, celui-ci rapporte environ 430 millions d’euros, et la vente des titres de transport environ 150 millions d’euros (avant mise en place des gratuités catégorielles à la rentrée de septembre 2025).
On a donc moins un problème de taux du Versement mobilité qu’un problème de recettes tarifaires. C’est dû évidemment à des questions d’acceptabilité des tarifs : payer cher pour une offre sous-dimensionnée, ce n’est pas évident, tandis que la richesse moyenne des usagers respectifs n’est probablement pas la même. C’est peut-être dû aussi à des taux de fraude différents. Mais c’est en grande partie dû au fait que les tarifs, ici (du moins au périmètre de la RTM), n’ont pas augmenté depuis 2018 – tandis que l’inflation cumulée sur la période a atteint près de 20 %. A l’inverse, le Sytral a fait régulièrement évoluer ses tarifs ces dernières années.
Augmenter le Versement mobilité, pourquoi pas, mais pour quelle raison objective ? Il ne faudrait pas qu’une fois de plus, on attende de l’Etat une mesure qui permettrait à nos zélus de ne pas prendre leurs responsabilités.
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Je crains qu’on soit face à un cercle vicieux en Provence : réseau de transport sous-dimensionné –> fréquentation faible –> peu de recettes. (et par ailleurs : beaucoup de bagnoles sur les routes !)
Alors que dans la métropole de Lyon, ce cercle est vertueux : réseau étendu et efficace –> beaucoup d’utilisateurs –> beaucoup de recettes. (et incidemment : peu de voitures individuelles en circulation !).
Pour stopper le cercle vicieux Provençal, il faudrait investir, pas réduire la voilure. Marseille en Grand est là pour ça …
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Merci Electeur du 8ème pour votre analyse comparée… oui les prix n’ont pas augmenté c’est une évidence et un problème et oui il y a trop de fraudes (et aucune volonté ferme et sincère de changer quoi que ce soit !)…et bien sûr l’offre et le service proposé laissent parfois (pas toujours) à désirer… De ce fait l’augmentation du Versement Mobilité est discutable… mais défendable pour des investissements lourds type prolongement Tram Métro ? Mme Samia à vous de jouer !!
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Si une partie des recettes fiscales des communes a été transférée à la Metropole c’est précisément parce qu’une partie non négligeable des compétences des-dites communes a été transférée à la Métropole. Cette dernière est un établissement public de coopération intercommunal et a pour but d’agir au niveau métropolitain CQFD … Alors oui, les maires n’ont plus le loisir de réaliser des investissements ou de gérer certaines compétences sur le strict territoire communal ce qui était source d’une franche inégalité et a autorisé des dépenses purement « politiques ». Vouloir conserver leurs recettes fiscales alors qu’ils n’en supportaient plus les charges en matière d’action publique etait bien l’objectif des fameuses attributions de compensations….
La CRC l’avait constaté et tout logiquement mentionné dans son dernier rapport, puis dans ses commentaires sur le,projet de budget 2026 de la Métropole. Mais chut …. Certains auraient préféré que cela reste enfoui dans le pacte politique malsain qui a présidé à sa création
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