Prendre le bus en fauteuil roulant : “On ne choisit pas nos trajets, on les subit”
Le Collectif des habitants organisés du 3ᵉ arrondissement (CHO3) de Marseille porte une campagne baptisée "Droit au bus" pour interpeller les pouvoirs publics sur la très grande difficulté d'accès au réseau de la RTM pour les personnes à mobilité réduite. Se déplacer en bus à Marseille lorsque l'on est en fauteuil roulant ? Un enfer.
Des membres du collectif CHO3 qui militent pour l'accès des bus marseillais à tous, à Marseille le 11 juin 2026. (Photo C.By.)
Commentaires
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combien je les comprend en étant dans la même situation heureusement j’ai le tram à côté de chez moi
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Cet article illustre bien un paradoxe marseillais (je ne l’ai jamais vu porté à ce niveau d’intensité dans les autres villes que je fréquente).
1) On est incapable de faire respecter la loi. En effet une partie des automobilistes et utilisateurs de deux roues stationnent de façon anarchique sur tout espace accessible physiquement car ils savent qu’ils ne risquent rien.
2) Pour limiter cette anarchie on dépense des sommes folles pour poser et réparer des milliers de potelets censés les en empêcher
3) Ces mêmes potelets sont une gêne pour le déplacement des piétons / fauteuils roulants / poussettes (voire cyclistes quand certains de ces potelets sont implantés en plein milieu de pistes cyclables pour empêcher les voitures d’y pénétrer), et compliquent l’utilisation des plateformes mobiles des bus comme très bien illustré par la photo de l’article.
Il serait bien plus simple de revenir aux basiques et de verbaliser / enlever les véhicules mal garés.
Mais pour cela il faudrait une volonté politique et ne pas craindre de fâcher certains électeurs potentiels…
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J’ajoute un point : la métropole et la ville se servent des trottoirs comme s’il s’agissait d’espaces inutilisés où l’on peut implanter n’importe comment du mobilier urbain : panneaux “Decaux”, armoires de télécommunications, poteaux divers et variés.
Dans mon quartier, il y a de telles aberrations que seul un esprit malveillant a pu les inventer : armoire posée à la perpendiculaire du trottoir, poteau d’éclairage ou de feu tricolore implanté au beau milieu de celui-ci.
Et ça continue encore aujourd’hui, avec la pose d’un panneau publicitaire qui va amputer de près de sa moitié un trottoir jusqu’ici sans obstacle pour les piétons.
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Ce VALIDISME ambiant est en effet pénible, et révèle une bêtise crasse non seulement des pouvoirs publics, mais de tout un chacun.
Tout le monde, en effet, est à la merci d’une limitation de ses capacités motrices, du fait de l’âge qui guette, certes, du fait de maladies invalidantes comme celles de vos deux témoins, mais aussi bien par suite d’épisodes accidentels dont nul.le n’est à l’abri. Je n’ai passé, voici des décennies, que quelques mois en fauteuil, après un trauma crânien dont j’ai eu la chance de me remettre plutôt bien, mais QUI est sûr.e de ne jamais tomber sur un os ?
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Tout à fait d’accord avec Syol. “L’épidémie” des potelets est une véritable plaie qui interdit de circuler à pied sur certains trottoirs; même sans poussette ou canne, car il faut se faufiler entre les montée d’escaliers et les potelets , interdit aussi d’ouvrir assez une portière pour qu’une personne âgée ou handicapée à la marche puisse monter dans un véhicule privé; et je passe sur le stationnement anarchique; le mobilier posé n’importe où et les ordures et encombrants qui jonchent les trottoirs. Verbalisation et enlèvement des véhicules, des mobiliers gênants et nettoiement sont les seules réponses adéquates
En parlant des bus, on oublie de parler du métro. Comment accéder au métro, par exemple aux 5 Avenues ou à Notre-Dame du-Mont mais il y a bien d’autres stations dans ce cas, lorsqu’on est en fauteuil? C’était le cas de ma mère qui n’a jamais pu prendre le métro et bien difficilement les bus.
La loi sur l’accessibilité n’existe que sur le papier. Bien que ce ne soit pas du tout le sujet de cet article, se déplacer seulement parce qu’on vieillit lorsque l’ascenseur reste en panne plusieurs semaines ou mois ou qu’il n’arrive pas à tous les étages est aussi un parcours du combattant. Si vous habitez un étage très haut -dans une tour par exemple comme c’est le cas d’une amie qui pourtant est aveugle- ni aide ménagère, ni infirmière, ni assistante sociale, ni livreur à domicile n’accepte de monter les étages. CQFD!
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