La présidente d’une association de riverains du 7e sur la liste des grands électeurs RN
Réunion publique de lancement de la concertation du tramway du 4-septembre. (Photo : B.G.)
Sandrine Touyon est de tous les sujets dès que ça touche à son quartier, le septième arrondissement, des pentes de Saint-Victor aux hauteurs d’Endoume, en passant bien entendu par la plage des Catalans ou le tramway du 4-Septembre. Son association, Club amitié social et culturel, est très présente dans les réunions publiques comme sur les réseaux sociaux. Elle est la première à monter au créneau pour contester les articles de presse, notamment quand ils pointent la présence d’élus RN à une manifestation organisée par sa structure contre le projet de tramway. “Vouloir préserver nos quartiers et notre cadre de vie ne constitue en rien une preuve de sectarisme, ni une inclination à vivre au sein d’un cercle restreint et hermétique”, écrit-elle en réponse à un article de La Provence qu’elle accuse de “projection idéologique”.
Mais le nom de Sandrine Touyon est apparu dans un contexte bien différent qui colore d’idéologie de ses prises de position. Le 5 juin dernier, les conseillers municipaux de Marseille devaient choisir les délégués supplémentaires, autrement appelés grands électeurs, pour les élections sénatoriales de septembre prochain. Chaque groupe politique présentait donc une liste de noms, dont certains ont été désignés pour voter le 27 septembre.
Or, comme nous le racontions dans notre newsletter Pointue ! du jeudi 11 juin, dans la liste du groupe “Marseille en ordre” de Franck Allisio, soutenue par le RN et l’UDR, on retrouve le nom de Sandrine Touyon et une adresse postale qui est la même que celle du siège de son association. Interrogée par Marsactu, Sandrine Touyon ne dément pas cet engagement. “Je ne comprends pas votre démarche. Cela ne vous regarde pas”, rétorque-t-elle avant de mettre fin à la conversation.
On saura si Sandrine Touyon figure parmi les délégués supplémentaires de “Marseille en ordre” une fois publiée la liste départementale par la Préfecture. Mais l’usage veut que chaque parti place dans cette liste des personnes dont ils sont sûrs, des membres de la famille, des militants ou des collaborateurs.
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Pas sectaire et pas idéologique, Sandrine, mais un peu quand même. Contrairement à ce qu’elle avance, bien sûr que ses sympathies politiques “nous regardent” dès lors qu’elle prétend exprimer une position publique supposée refléter celle des membres de son association, voire des habitants de son quartier.
J’espère que ceux-ci ne tombent pas de leur chaise en les découvrant aujourd’hui.
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