[Tuto] Les élections sénatoriales, comment ça marche ?

Décryptage
le 5 Juin 2026
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Le conseil municipal de Marseille se réunit ce vendredi 5 juin à l'occasion d'une séance exceptionnelle. Au programme : la désignation de 1070 grands électeurs qui seront chargés de voter pour les sénateurs le 27 septembre prochain. Ce scrutin indirect revêt un enjeu politique dont Marsactu vous explique le fonctionnement.

Hémicycle du Sénat. (Photo : Sénat/Flickr)
Hémicycle du Sénat. (Photo : Sénat/Flickr)

Hémicycle du Sénat. (Photo : Sénat/Flickr)

Il reste encore une élection cette année, mais a priori, vous n’y participerez pas. Après les échéances municipales et métropolitaines qui ont animé la vie politique locale ces derniers mois, les regards sont déjà tournés vers les prochaines : les sénatoriales du 27 septembre prochain. De la gauche à l’extrême droite, les candidats ont lancé leur campagne. Et le conseil municipal de Marseille se réunit ce vendredi 5 juin pour une séance exceptionnelle à ce sujet. À l’ordre du jour, pas de dossiers chauds, mais l’élection de 1070 “délégués”. Curiosité du Sénat, ce ne sont pas les citoyens qui votent pour élire directement les huit sénateurs des Bouches-du-Rhône, mais un “collège électoral” composé de 3697 “grands ...
Marie Lagache
marie.lagache@marsactu.fr

Commentaires

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  1. MarsKaa MarsKaa

    Merci pour cet éclaircissement ! Ce type d’articles est fort utile pour comprendre nos institutions et les enjeux politiques.
    Et on comprend ici qu’une part non négligeable de notre république est totalement hors-sol. La politique politicienne dans toute sa laideur.

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  2. AlabArque AlabArque

    Le Gabian fait toujours oeuvre de salubrité publique …

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  3. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Les membres de cette assemblée sont littéralement cooptés entre copains. Jospin avait raison de la décrire comme une “anomalie parmi les démocraties”. Elle est restée à droite en permanence depuis le début de la Ve République, à l’exception d’une courte parenthèse : une absence d’alternance démocratique qui suffit pour la décrédibiliser.

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  4. Assedix Assedix

    +1: merci pour cette explication très intéressante !

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  5. julijo julijo

    Oui effectivement merci.
    La clarté de vos explications permet de comprendre que cette procédure électorale est très loin d’un processus démocratique.

    En même temps et quel que soit le résultat, Macron fera ce qu’il veut, comme pour les dernières élections législatives où il a perdu sa majorité.
    La “démocratie” en ce moment n’est pas vraiment à la mode.

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  6. pm2l pm2l

    Dans une démocratie parlementaire qui pratique le bicamérisme, la chambre haute, le Sénat chez nous, est sensé représenter le territoire, afin d’équilibrer le pouvoir législatif avec la chambre basse (notre Assemblée Nationale), laquelle représente plutôt le peuple, et donc très majoritairement les populations urbaines.
    Aux élections sénatoriales, les territoires ruraux devraient donc avoir un avantage représentatif.
    On voit que ce système de “délégués” vient contredire ce principe, et on est dès lors en droit de se demander à quoi sert le Sénat. Par ailleurs, il apparaît clairement que ces “délégués” sont des listes de copains choisis par les élus pour se faire élire soi-même sans trop de risque. Ça sent un peu pourri …
    Pour Paris, Lyon et Marseille, on aurait pu imaginer que les délégués soient obligatoirement choisis parmi les élus des secteurs et arrondissements. Cela aurait au moins permis de désigner des élus du peuple plutôt que les copains, les clients et la cousine du chauffeur …

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  7. Bertrand LAVILLE Bertrand LAVILLE

    Toutes les réponses au manque de démocratie pointée par les commentaires ci avant étaient l’objet du référendum de 1969.
    Avec les années, on se rend compte que De Gaulle avait raison, mais les français ont répondu non à 52%.
    Il faut dire aussi que le Général avait un peu exagéré en demandant aux électeurs une seule réponse, oui ou non, à deux questions différentes (sénat et régionalisation)

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