Basé à Marseille, l’Institut de recherche pour le développement craint de se faire absorber
La nouvelle est officielle : l'Institut de recherche et de développement (IRD), dont le siège est à Marseille, doit opérer dans les mois à venir un "rapprochement" avec le CNRS. Un projet qui inquiète à la fois pour les emplois concernés, l'attractivité de la ville et le rayonnement de la science en général.
Le siège de l'IRD, boulevard de Dunkerque à Marseille. Photo : B.G.
Le gouvernement, qui gère l’avenir avec des tableaux Excel, n’a que faire des arguments de fond et des états d’âme : il a mené à bien la fusion entre l’ASN et l’IRSN en dépit d’objections parfaitement fondées. L’objectif, c’est uniquement de faire des économies de bouts de chandelle à court terme : les enjeux de la recherche publique, le long terme, le développement des pays partenaires de l’IRD, ça sert à quoi tout ça ?
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Merci pour cet article! Pour compléter sur le versant du CNRS, j’ajoute deux éléments qui peuvent éclairer la situation globale de la recherche publique en France:
1. le président du CNRS nouvellement nommé s’est aussi vu demandé une restructuration interne visant à rationnaliser sa structuration en différents instituts (10 existent aujourd’hui; la cible est d’arriver à 7 ou 8); on s’attend donc à un re-saucissonnage à l’intérieur du CNRS, simultanément à ce “rapprochement” avec l’IRD (qui, vu que le CNRS est beaucoup plus gros que l’IRD, se concrétisera très probablement par une absorption de l’IRD par le CNRS); l’espoir que l’IRD conserve sa structure propre après absorption est donc peut probable, et la “vente à la découpe” de l’IRD viendra probablement abonder le redécoupage interne du CNRS, dont les motivations sont aussi guidées par des intentions court-termistes pour faire des économies…
2. …et justement, il faut aussi expliquer que la situation budgétaire du CNRS est inédite et critique, son fond de roulement ayant été massivement rogné depuis deux ans, à tel point qu’il est quasi vide, et des coupes supplémentaires ayant été opérées brutalement (voir par ex. : https://www.lemonde.fr/sciences/article/2026/04/18/au-cnrs-une-coupe-budgetaire-inedite-fragilise-un-peu-plus-la-recherche-on-va-dans-le-mur_6681164_1650684.html); la constitution du budget 2027 du CNRS va donc constituer un enjeu énorme…
On sent donc bien que les arguments scientifiques avancés par le gouvermenent sont des leurres, les objectifs de cette future absorption de l’IRD par le CNRS sont donc bien budgétaires et court-termistes…
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Un exemple de plus du problème français: chacune des 3000 agences a des raisons parfaitement valable d’exister…. Et au total, nous avons avons 5% de deficit, et nous sommes incapable de nous reformer. C’est pas moi, c’est l’autre qui doit faire des économies !
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D’où tenez-vous ce nombre impressionnant? Le Sénat en trouvait moins de la moitié l’an dernier.
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De plus ce n’est pas si impressionnant : parmi ces 1800 ou 1200 ( cela dépend de ce que l’on compte) il y a quelques agences départementales et comme il y en a 100, forcément ça multiplie ! Il y a toutes les universités, il y a toutes les écoles supérieures spécialisées … et même le MUCEM. Inutile s’agiter des chiffres si ils n’ont pas de sens.
Mais d’accord avec vous, commençons par diminuer le nombre de communes et supprimons les départements, avant d’affaiblir la recherche.
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Les choix politiques des gouvernements Macron, très similaires à ceux des MAGA, illustrés encore une fois dans cet article et les commentaires , peuvent expliquer la non attractivité de la France par les chercheurs. Il n’y a pas d’argent, et quand les résultats des études vont à l’encontre des dogmes économiques ils sont au mieux ignorés.
https://marsactu.fr/a-aix-marseille-universite-le-maigre-bilan-du-programme-daccueil-de-chercheurs-americains/
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