Brigitte Devésa et Renaud Muselier présentent leur liste pour les élections sénatoriales
La liste emmenée par Brigitte Devésa et Renaud Muselier, avec les deux co-présidents de son comité de soutien. (Photo C.By.)
Une petite démonstration de force. Ce jeudi 30 juillet, le binôme composé de Brigitte Devésa, sénatrice sortante (UDI) et de Renaud Muselier, président (Renaissance) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a présenté, à Aix-en-Provence, l’intégralité de sa liste pour les élections sénatoriales qui auront lieu le 27 septembre prochain. Et pour ce faire, les têtes de la liste baptisée “L’expérience qui rassemble au service de nos villes et nos villages”, ont savamment mis en scène l’union sacrée de la droite et du centre autour de leur candidature.
Aux côtés deux premiers candidats, Véronique Miquelly, maire (Les Républicains) d’Auriol et Michel Pécout, maire (divers droite) de Graveson, forment le quatuor de tête qui vise une place au palais du Luxembourg. S’y ajoutent, à des places a priori difficilement éligibles : Catherine Moyemont-Gaildry maire d’Alleins, Martial Alvarez, maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône, la conseillère régionale Anne Claudius Petit, Philippe Ardhuin, maire de Simiane-Collongue. Puis Sophie Joissains, maire d’Aix, et le conseiller régional Philippe Galtier complètent le casting. “Une liste puissante, efficace et représentative”, selon les mots de Renaud Muselier. Il voit dans son équipe “une union” garante de “stabilité politique” qui “représente la majorité de Gérard Larcher”.
Vassal et Isnard en soutien
Lequel soutient le duo Devésa-Muselier. Avec des appuis de poids à la tribune : la présidente du département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal (DVD), par ailleurs ex-présidente de la métropole, co-préside le comité de soutien de cette candidature avec Nicolas Isnard (LR) qui lui a succédé dans le fauteuil métropolitain. Ludovic Perney, nouveau président de la fédération départementale LR est présent. Comme Jean-Pierre Serrus, maire Renaissance de La Roque d’Anthéron, ou encore Georges Cristiani, président de l’Union des maires du département et fondateur du label des maires de Provence.
Objectif ? Montrer que cette candidature est la seule “à additionner des forces loin des aventures collectives”, synthétise Georges Cristiani. Et par la même, minimiser la portée des candidats déjà annoncés sur la ligne de départ à droite : le sortant (LR) Stéphane Le Rudulier, la sortante (LR également) Valérie Boyer et le maire (LR aussi) de Gardanne, Hervé Granier. “Des dissidences, il y en a ailleurs, chacun mesure ses forces”, évacue Renaud Muselier. “Toute division qui ferait passer l’intérêt personnel avant est une mauvaise chose”, tance de son côté Ludovic Perney pour prévenir des effets dévastateurs d’une éventuelle guerre fratricide à droite.
Zut, et moi qui croyais que Cristiani était “apolitique” (c’est-à-dire ni de gauche, ni de gauche, for sure) !
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Ils sont fâchés avec V.Boyer ?
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