Chez Max Sauze à Éguilles, des sculptures par nature
Cet été, Marsactu raconte en série les jardins et leurs usages. Cette semaine, un détour par le Jardin d'Éguilles où l'artiste-plasticien et designer Max Sauze a fait du terrain de sa maison un espace de création à part entière.
Le jardin d’Éguilles, jardin de sculptures de Max Sauze. (Photo C.By.)
Nichée au pied de hauts bambous, la plante offre d'épaisses feuilles vert-de-gris, triangulaires et crantées. Avec ses pousses douces au toucher et menaçantes à la fois, elle a un air de cactus d'un autre monde. Mais, dans le vent qui agite le jardin en cet après-midi de juillet, elle ne bouge ni n'oscille. C'est une sculpture. Depuis 1989, l'artiste-plasticien et designer Max Sauze fait pousser des œuvres dans son Jardin d'Éguilles. Des pièces de métal, de bois, de plastique, de papier, de coquilles qui tissent un dialogue fécond avec la nature ambiante.
Max Sauze est né en 1933, à Alger. Il s'installe à Éguilles, dans le pays d'Aix, trente ans plus tard. Diplômé des Beaux-Arts d'Alger et de l'école Camondo de Paris, il travaille l'aluminium et façonne, dès le milieu des années 1960, durant l'âge d'or de l'art cinétique, des sculptures lumineuses à la beauté éclatante. Son nom reste, soixante ans plus tard, associé à ces suspensions, appliques et lampes à poser reconnaissables à leurs lames et feuilles de métal qui se tressent, se superposent, se déploient en délicates spirales ou en bouquets géométriques.
Pousser la porte du Jardin d'Éguilles de Max Sauze, labellisé jardin remarquable par l'État en 2005, c'est d'abord entrer dans . . .
Merci.
L’article le plus délicieux de ce début d’été. Lu pendant le premier orage depuis l’an pèbre, c’étzit encore meilleur.
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