La Ville de Marseille demande l’expulsion des gens du voyage installés au stade du Mouton
La problématique revient chaque année, au rythme des rassemblements saisonniers de la communauté des gens du voyage. Dimanche 26 juillet, un groupe de plusieurs dizaines de familles s’est installé au stade du Mouton (11e arrondissement de Marseille), suscitant un constat immédiat de la police nationale et municipale. Comme indiqué à La Provence, la Ville de Marseille a saisi le juge des référés du tribunal administratif pour obtenir l’expulsion de ces occupants. “L’occupation du stade Saint-Menet prive de nombreux Marseillaises et Marseillais de la pratique sportive et entraînera des coûts importants pour la collectivité”, commente-t-elle par écrit auprès de Marsactu. Le terrain de Saint-Menet est notamment utilisé par les licenciés du Rugby Club Méditerranée.
La collectivité ne nie pas l’absence de solution légale proposée aux participants de ces rassemblements. Depuis la loi Besson de 2000, chaque agglomération est censée prévoir une aire dite “de grand passage”, dédiée à l’accueil occasionnel de groupes importants. Mais, la mairie de Marseille, jusqu’en 2014, et la métropole Aix-Marseille Provence, qui a ensuite repris la compétence, n’ont jamais initié le moindre projet en ce sens. La cour administrative d’appel a condamné la métropole en 2019 pour l’absence de réalisation, avant de fixer en décembre 2024 une pénalité pour chaque jour de non-respect, et d’exiger un versement de 295 000 euros en novembre 2025.
“La création d’une aire de grand passage est indispensable pour garantir un accueil digne des gens du voyage, dans le respect de leurs droits, tout en permettant aux communes de disposer des moyens juridiques nécessaires pour lutter efficacement contre les occupations illicites”, insiste la Ville à destination de la métropole, assurant que la “nouvelle gouvernance” issue des élections municipales a permis de relancer cet enjeu.
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