Polluants éternels : après les révélations de Marsactu, une réunion publique organisée à Fos

Communication
Bref
le 11 Juin 2026
0
Le village, la garrigue. À Fos, tout voisine avec l'industrie. (Photo : Pascal Messaoudi)
Le village, la garrigue. À Fos, tout voisine avec l'industrie. (Photo : Pascal Messaoudi)

Le village, la garrigue. À Fos, tout voisine avec l'industrie. (Photo : Pascal Messaoudi)

Le 25 avril, Marsactu publiait une enquête révélant la contamination aux PFAS, dit polluants éternels, de la nappe phréatique de la Crau. Cette importante ressource en eau alimente treize communes dans la métropole. Pour l’heure, seule celle de Fos-sur-Mer est ciblée par les autorités pour des dépassements de seuils autorisés. Plus précisément, le captage dit Ventillon, qui alimente le Grand Port maritime de Marseille-Fos, est concerné par ces dépassements réglementaires. Toujours selon nos informations, l’instance portuaire a déposé plainte, la justice, ouvert une enquête et le préfet pris un arrêté pour interdire la consommation d’eau aux 50 000 personnes travaillant dans l’enceinte portuaire.

Mais un autre captage, celui de Fanfarigoule, qui alimente les habitations de la commune de Fos-sur-Mer, est également concerné par cette contamination. Si la moyenne des relevés effectués sur place par l’Agence régionale de santé (ARS) ne se traduit pas par des dépassements des seuils réglementaires, des pics ont été constatés. La mairie de Fos-sur-Mer a donc décidé d’organiser, mercredi 24 juin, une réunion publique sur le sujet, informent nos confrères de La Provence. Celle-ci doit avoir lieu à 18 h 30 au théâtre de Fos.

Les PFAS sont des substances chimiques largement utilisées dans les années 1960 par les industriels pour leurs propriétés ultra-résistantes, avant que l’on ne se rende compte de leurs effets délétères sur la santé. Constitués de molécules de très petites tailles, ces polluants sont très persistants dans l’environnement et les organismes. Certains ont été classés comme cancérigènes. C’est le cas du PFOS, retrouvé dans les prélèvements effectués à Fos-sur-Mer. Quant à la source de contamination, de forts soupçons planent au-dessus de la base militaire d’Istres, grosse utilisatrice de mousses anti-incendie, longtemps très chargées en PFOS, avant que son usage ne soit interdit.

 

Violette Artaud

Commentaires

ordre

0 commentaire


Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres

ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné⋅e.