Le ministère de la Santé débloque 1,5 million d’euros pour le GCM

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le 23 Oct 2015
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Alors qu'il demandera ce mardi à la justice un rééchelonnement de sa dette, le Grand conseil de la mutualité va bénéficier d'un soutien financier de l'État.

Marisol Touraine

Marisol Touraine © PFlickr/Philippe Grangeaud/Parti socialiste

Les dirigeants du Grand conseil de la mutualité (GCM) se présenteront plus léger devant le tribunal. Le réseau de santé mutualiste, qui reçoit 200 000 patients chaque année dans le département, va recevoir 1,5 million d’euros d’aide du ministère de la Santé. La structure doit négocier mardi une étape difficile de son redressement financier au tribunal de grande instance de Marseille.

Il y a dix jours, elle en appelait au soutien financier des pouvoirs publics, insistant sur son modèle solidaire et son adaptation aux orientations du ministère. Marisol Touraine a accédé à ses demandes, nous a fait savoir l’entourage de Samia Ghali. Une information que nous pouvons confirmer. La sénatrice et maire des 15e et 16e arrondissements compte sur son secteur le centre Paul-Paret, qui joue un rôle important d’accès aux soins.

Le poids de la dette

En mai 2013, le tribunal de grande instance de Marseille avait validé le plan de poursuite de l’activité présenté par la direction du GCM. Deux ans et demi plus tard, l’entreprise mutualiste a remboursé 30% de sa dette initiale de 28 millions d’euros, notamment grâce à la vente de la clinique de Bonneveine. Mais l’équilibre financier n’est pas encore là et le remboursement de la dette continue de peser lourd dans ses comptes.

Dans cette optique, le GCM – dont la direction n’était pas joignable ce jeudi – demandera mardi au tribunal d’accepter un nouveau plan, qui prévoit « le gel des remboursements des créances restantes pendant 4 ans ». En parallèle, une partie de la dette serait effacée – entre 56 et 85 % selon les créanciers. Côté public, il a obtenu l’engagement d’une remise de 50% de la taxe sur les salaires et des cotisations patronales en retard.

Selon La Marseillaise, « le ministère a diligenté une mission Igas pour s’assurer de l’état d’avancement » de ses préconisations de 2012. Sur site la semaine dernière [il y a une quinzaine de jours, ndlr], l’inspecteur rendra des conclusions avant la fin octobre et le rapport, en novembre. » L’enjeu est aussi d’éviter de nouvelles conséquences sociales (licenciements, changement de conditions de travail…) pour les 700 salariés du réseau.

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